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À La Une - Syrie

Ils échappent à l'enfer de Homs... et finissent entre les mains des hommes du régime

Brahimi reconnait que les pourparlers de Genève ne progressent pas beaucoup.

Des partisans du président syrien Bachar el-Assad manifestent leur soutien au régime dans le quartier al-Inshaat de Homs, le 11 février 2014. REUTERS/SANA/Handout via Reuters

Les hommes évacués de la vieille ville de Homs sont interrogés par les forces de sécurité syriennes, sous surveillance du HCR (Haut-commissariat des réfugiés), a-t-on appris mardi à Genève lors d'un briefing de l'ONU.

"336 hommes, âgés de plus de 15 ans et de moins de 55 ans, ont été interpellés après leur évacuation pour être interrogés", a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR. Sur ce nombre, 42 ont été relâchés, et les autres sont toujours entre les mains des autorités, qui les interrogent dans une école, située non loin de Homs.
"Le HCR est présent dans l'enceinte de l'école, mais n'assiste pas aux interrogatoires", a ajouté la porte-parole.
A l'issue des interrogatoires, le HCR a des entretiens avec les hommes, qui demandent souvent le regroupement avec leur famille, car ils ont quitté la vieille ville avec leur femme et enfants.

 

Régime et rebelles ont conclu une trêve en vertu d'un accord obtenu par l'intermédiaire de l'ONU. Cette trêve a été prolongée jusqu'à mercredi soir pour permettre davantage d'évacuations et l'acheminement de l'aide à ceux qui ont choisi de rester dans ces quartiers ruinés par la guerre qui ravage la Syrie.

 

Le gouverneur de Homs, Talal al Barazi, a toutefois déclaré que les opérations d'évacuation et d'acheminement de l'aide humanitaire avaient été suspendues mardi après-midi pour des raisons logistiques mais qu'elles reprendraient mercredi en milieu de matinée. "Nous avons reporté les opérations prévues aujourd'hui à demain lorsque nous aurons établi un nouveau couloir menant à ce secteur, qui sera plus près des civils, en particulier des personnes âgées (...) C'est difficile pour certains d'entre eux de marcher", a dit Talal al Barazi, interrogé au téléphone par Reuters.


Depuis vendredi, quelque 1.132 personnes ont été évacuées de la vieille ville de Homs, après un siège de 600 jours, selon l'OCHA, l'Office des Nations unies pour les opérations d'urgence. Homs, considérée comme "la capitale de la révolution", a payé cher son opposition au régime de Bachar el-Assad. Aucune indication n'a été donnée quant au nombre de personnes qui se trouvent toujours dans l'enceinte de la vieille ville, cible d'un siège imposé par les troupes du régime depuis juin 2012.
L'Unicef a indiqué pour sa part que 400 enfants, faisant partie du groupe des 1.132 évacués ont été vaccinés contre la polio. 20 femmes enceintes ont également été évacuées.

 

Le froid et la faim
La plupart des personnes évacuées ont témoigné avoir souffert du "froid, de la faim, de l'eau impropre et des bombardements incessants", a indiqué la porte-parole de l'Unicef.

Les vidéos diffusées sur les évacuations par des militants ont montré plusieurs dizaines de personnes dont beaucoup d'enfants, traverser à pied lundi une rue dévastée, portant des valises, alors que plusieurs véhicules de l'ONU se dirigent vers eux à toute allure. Les images traduisent la détresse de ces civils bloqués dans des conditions effroyables pendant de longs mois, se nourrissant à peine d'olives et d'herbes au quotidien.

 

 

 


Les civils évacués sont pris en charge par des volontaires du Croissant rouge dans un centre d'accueil aménagé pour l'occasion. Dans des photos diffusées par l'organisation, on voit une femme et son bébé assis devant une table où sont posées des rations alimentaires et des hommes âgés, les yeux hagards, réconfortés par de volontaires qui leur auscultent la tension artérielle.

 

Genève
Durant le premier round de négociations à Genève, le régime avait accepté le principe d'évacuation de civils, mais exprimé des réserves sur l'entrée d'aides à l'intérieur de ces quartiers tenus selon lui par des "terroristes", en allusion aux rebelles.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a toutefois affirmé à l'AFP avoir fait parvenir, de vendredi à dimanche,  aux quartiers assiégés, 310 paquets de nourriture pour les familles et 1,5 tonnes de farine de blé, "de quoi nourrir 1.550 personnes pendant un mois". Quelque 3.000 personnes étaient assiégées dans la vieille ville avant le début de l'opération humanitaire.

Celle-ci, la première du genre, a été l'un des principaux dossiers du premier round de négociations tenues à Genève fin janvier et qui s'était soldé par un échec.
Une deuxième session de pourparlers, menés par le médiateur chevronné Lakhdar Brahimi, est en cours à Genève depuis lundi.


Après un début difficile, les négociations ont repris mardi avec les délégations se retrouvant à la même table avec M. Brahimi. En soirée, M. Brahimi toutefois déclaré que les pourparlers ne progressent pas beaucoup. "Le début de cette semaine est aussi laborieux qu'il l'était la première semaine", a-t-il reconnu au cours d'une conférence de presse après une rencontre avec les deux parties.

Aucun programme de discussions n'a pu être établi en raison du refus de l'opposition de discuter du "terrorisme", a déclaré, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdad. "Cela devrait être la priorité de tout Syrien (...) Ensuite, nous sommes prêts à discuter de tout", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la Coalition nationale syrienne (CNS), Louay Safi, a, lui aussi, fait part de la défiance de l'opposition. "Il est évident que le régime essaie de gagner du temps et croit toujours à une solution militaire", a-t-il déclaré. "Le régime essaie sans cesse de se débarrasser de l'organe de transition gouvernemental", a ajouté Anas Abdah, un autre membre de la Coalition. "Aujourd'hui, il a littéralement refusé d'en discuter." Dans un communiqué, la CNS qualifie de très tendue la séance de négociations de mardi.

 

Parallèlement, des tractations se poursuivent à New York pour tenter de persuader Moscou de se rallier à un projet de résolution sur la situation humanitaire en Syrie, mais le le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov l'a jugé "absolument inacceptable".

 

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Les hommes évacués de la vieille ville de Homs sont interrogés par les forces de sécurité syriennes, sous surveillance du HCR (Haut-commissariat des réfugiés), a-t-on appris mardi à Genève lors d'un briefing de l'ONU.
"336 hommes, âgés de plus de 15 ans et de moins de 55 ans, ont été interpellés après leur évacuation pour être interrogés", a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR. Sur ce nombre, 42 ont été relâchés, et les autres sont toujours entre les mains des autorités, qui les interrogent dans une école, située non loin de Homs."Le HCR est présent dans l'enceinte de l'école, mais n'assiste pas aux interrogatoires", a ajouté la porte-parole.A l'issue des interrogatoires, le HCR a des entretiens avec les hommes, qui demandent souvent le regroupement avec leur famille, car ils ont quitté la vieille...
commentaires (3)

SALETÉS de bää bää bääSSyriens ! On n'en finira jamais ! Tféhhh.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 41, le 12 février 2014

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Commentaires (3)

  • SALETÉS de bää bää bääSSyriens ! On n'en finira jamais ! Tféhhh.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 41, le 12 février 2014

  • Tout faire sauf nous les envoyer , les pauvres de nous , et puis ils ont beaucoup de chance ca aurait pu etre pire s'ils avaient fini entre les mains des salafosalafistes allies de Bashar , a ce qu'il parait . hahahaha !!!

    FRIK-A-FRAK

    19 h 23, le 11 février 2014

  • Le même spectacle de désolation pour une guerre civile syrienne qui semble durer longtemps .

    Sabbagha Antoine

    18 h 20, le 11 février 2014

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