Environ 200 ex-rebelles séléka regroupés à Sibut, au nord de Bangui, ont échappé au contrôle des forces internationales et sont allés aller grossir hier les rangs des combattants perdus terrorisant les civils en province.
Après une opération de la force de l'Union africaine, la Misca, soutenue par des militaires français, les combattants avaient accepté samedi d'être cantonnés dans cette ville qu'ils tenaient depuis plusieurs jours. Mais les Séléka dont la présence à Sibut avait été décrite comme une menace par le nouveau pouvoir centrafricain ont fui dans la nuit de samedi à dimanche, en direction de Kaga Bandoro. « Ils ont malheureusement pris la poudre d'escampette dans la nuit. Ce sont les conditions de cantonnement qui, visiblement, ne leur convenaient pas », a-t-il précisé.
Le colonel Abdelkader Djelani, un officier des Séléka qui ont quitté Sibut, a expliqué que les ex rebelles ne se sentaient pas en sécurité. « On veut des solutions, et un cantonnement vraiment sécurisé. Dans Bangui, les Séléka cantonnés au camp RDOT (situé à la sortie nord de la ville) sont attaqués par les antibalaka », milices chrétiennes d'autodéfense luttant contre les ex-rebelles à majorité musulmane.
La Misca poursuivait pendant ce temps son opération de sécurisation de Sibut. « Nous tenons la moitié sud de la ville, nous sommes actuellement en manœuvre et progressons vers le nord, sans rencontrer de résistance », a souligné l'officier de la Misca, dont les éléments patrouillent aux cotés de la force française Sangaris, présente en appui.
Les ex-rebelles avaient accepté pacifiquement samedi d'être cantonnés par la force africaine. Pour les Séléka, harcelés dans plusieurs localités de province par les antibalaka, le regroupement dans certaines places fortes est aussi un moyen de se défendre.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Crise
En Centrafrique, la province hors de contrôle
OLJ / le 03 février 2014 à 00h00

