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À La Une - conflit

Syrie : l'armée s'empare d'une ville de la province d'Alep

Les violents combats se poursuivent entre jihadistes et islamistes.

Un combattant du Front al-Nosra, le 11 janvier 2014, à Alep. AFP PHOTO / BARAA AL-HALABI

L'armée syrienne a pris samedi le contrôle de la ville de Nakarine, près d'Alep (nord), profitant de la bataille que se livrent depuis une semaine rebelles et une partie des jihadistes, ont rapporté des militants.
"Les forces du régime ont pris le contrôle du secteur de Nakarine et avancent vers la zone industrielle d'Alep", au nord-est de la métropole, a rapporté le Centre des médias d'Alep, un réseau de militants sur le terrain.


"Cette avancée est clairement la conséquence du fait que les rebelles sont occupés à combattre" les jihadistes de Da'ech ou l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à el-Qaëda), a affirmé Nazeer al-Khatib, un militant basé à Alep, via internet à l'AFP.
Le 3 janvier, des rebelles majoritairement islamistes ont lancé une offensive contre les jihadistes de Da'ech entraînant de violents combats ayant fait selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) plus de 500 morts en une semaine.


La brutalité de Da'ech et sa volonté d'hégémonie sont à l'origine de cet affrontement, le plus important au sein des opposants armés au président Bachar el-Assad depuis le début du conflit syrien en mars 2011.

 

(Lire aussi: L'EIIL (Daech) menace de « détruire » la localité de Qaa)

 

Alors que Da'ech est sur la défensive dans les provinces d'Alep et d'Idleb, il avance en revanche dans celle de Raqa qui est sa place forte, non loin de l'Irak.
A Raqa même, Da'ech s'est ainsi emparé de la gare et d'un barrage tenu par les islamistes. Des dizaines de corps de membres du groupe se trouvaient à l'hôpital de la ville, selon l'OSDH.
A l'entrée de Jazra, à l'ouest de Raqa, Da'ech a en outre déposé les corps de dizaines de rebelles et de membres d'une brigade proche du Front al-Nosra (branche officielle d'el-Qaëda en Syrie). Les muezzins de la ville ont appelé les habitants à venir les identifier.
Plus au nord, Da'ech a pris le contrôle de la ville frontalière clé de Tal Abyad.


A Saraqeb, à 270 km au nord de Damas, les rebelles islamistes ont lancé une offensive samedi pour reprendre ce dernier bastion de Da'ech dans la province d'Idleb.
"Ils ont pris le contrôle de la plus grande partie de la ville et assiègent des centaines de combattants de l'EIIL", a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

 

Attaque contre la maison d'un commandant de Da'ech
Saraqeb, aux mains des rebelles depuis novembre 2012, est stratégique car située entre Hama et Alep, deux des principales villes de Syrie.
Samedi matin, cinq rebelles y ont été tués dans une attaque à la bombe. Le militant Manhal Barish a précisé que l'explosif avait été placé sous un pick-up d'Ahrar al-Cham, une puissante brigade islamique qui a été à l'origine du déclenchement de l'offensive contre l'EIIL.


Dans le même temps à Alep, un groupe rebelle "a lancé une attaque contre la maison d'un commandant de Da'ech (...) et enlevé sa mère et sa sœur, et violé sa mère", a indiqué l'OSDH, en estimant que les auteurs de ce type de crimes devaient être traduits devant un tribunal internationale.

 

(Reportage: "Il n'y a rien en Syrie... Notre pays est le pays de la mort")


Ailleurs dans le pays, un raid aérien a fait six morts dans le village de Souran, dans la province de Hama (centre).
L'OSDH a fait état de la mort de sept femmes, quatre enfants et un homme vendredi à Adra, près de Damas, dans une explosion dont rebelles et gouvernement se sont mutuellement accusés.
Les violences ont fait plus de 130.000 morts en Syrie et poussé des millions de personnes à fuir depuis mars 2011.

 

Un gouvernement de transition avec les pleins pouvoirs
Sur le plan diplomatique, des représentants de divers groupes de l'opposition syrienne rassemblés jeudi et vendredi à Cordoue, dans le sud de l'Espagne, ont demandé la création d'un gouvernement de transition avec les pleins pouvoirs ainsi qu'une "conférence de salut national" avec tous les opposants dans le pays.


La déclaration conjointe approuvée par plus d'une centaine de membres des "partis politiques et groupes de la société civile, ainsi que des dirigeants religieux et groupes sociaux" insiste sur "une solution politique comme voie prioritaire pour que la paix règne en Syrie", a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.

La veille, le ministère espagnol avait précisé que la réunion de Cordoue voulait "offrir une nouvelle occasion de permettre le dialogue et de réduire la fragmentation de l'opposition syrienne dans le cadre du processus de Genève-2 et celui plus large de transition politique du pays". Le communiqué ne précisait pas quels groupes ou coalitions étaient représentés à Cordoue.

La conférence de paix, dite de Genève-2, doit s'ouvrir à Montreux, en Suisse, le 22 janvier sous la présidence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, avec les représentants d'une vingtaine de pays, et se poursuivre à partir du 24 janvier entre les délégations syriennes sous l'égide du médiateur international Lakhdar Brahimi.

 

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L'armée syrienne a pris samedi le contrôle de la ville de Nakarine, près d'Alep (nord), profitant de la bataille que se livrent depuis une semaine rebelles et une partie des jihadistes, ont rapporté des militants."Les forces du régime ont pris le contrôle du secteur de Nakarine et avancent vers la zone industrielle d'Alep", au nord-est de la métropole, a rapporté le Centre des médias...

commentaires (1)

On nous annonce 130.000 morts mais en réalité , du fait des combats entre les salafosalafistes wahabites il devrait être de 130.500 , ! donc on ouvre un compte à part pour les morts salafosalafistes si je comprends bien ? les eiil ne sont en rien des alliés de l'armée régulière syrienne , même si celle si tire profit de leur connerie , comme il est de bon ton à la guerre comme à la guerre !

FRIK-A-FRAK

12 h 35, le 12 janvier 2014

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Commentaires (1)

  • On nous annonce 130.000 morts mais en réalité , du fait des combats entre les salafosalafistes wahabites il devrait être de 130.500 , ! donc on ouvre un compte à part pour les morts salafosalafistes si je comprends bien ? les eiil ne sont en rien des alliés de l'armée régulière syrienne , même si celle si tire profit de leur connerie , comme il est de bon ton à la guerre comme à la guerre !

    FRIK-A-FRAK

    12 h 35, le 12 janvier 2014

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