Les amis et condisciples de Mohammad Chaar ont organisé lundi 30 décembre une marche blanche pour dénoncer la violence au Liban. Mohamed Azakir/Reuters
Les élèves et les professeurs de l'école publique Rafic Hariri ont organisé lundi une cérémonie en hommage à leur ancien condisciple et élève Mohamamd Chaar, 16 ans, tué dans l'attentat ayant visé, vendredi, l'ancien ministre Mohammad Chatah.
Plusieurs élèves et professeurs ont pris la parole pour souligner les qualités du jeune disparu. Une marche blanche a eu lieu, ensuite, de l'école au lieu de l'attentat, dans le centre de Beyrouth.
"Mohammad nous manquera à tous énormément, il restera dans nos cœurs à jamais", a déclaré Hadi. "Ils ont privé le Liban de la crème de ses jeunes. Je demande aux meurtriers : Permettriez-vous qu'il arrive la même chose à vos frères, à votre père ou à vos amis ? Vous avez tué un espoir pour le Liban", a lancé Rami.
L'amphithéâtre de l'école était rempli de jeunes élèves essuyant leurs larmes.
"La seule chose que je peux dire, c'est que Mohammad est sûrement très satisfait de notre solidarité face à sa tragique disparition. Nous avons tant de souvenirs à partager avec tout le monde. Laissons le souvenir de Mohammad à jamais vivant en nous. Il y a un Mohammad en chacun d'entre nous", a relevé Sally. Plus sombre, Imad soulignait que Mohammed est parti", et qu'il "ne reviendra plus".
"Dieu va se venger pour toi. Ne crains pas pour tes parents, nous serons tous à leurs côtés. Au revoir notre héros", a lancé Omar. "Arrêtons de pleurer, Mohammad était la joie de vivre. Gardons l'espoir, restons unis", a demandé un autre de ses amis Ahmed.
"Les mots ne peuvent exprimer ce que nous ressentons. Il s'agit d'un drame, d'une douleur vive. Je le dis en mon nom, au nom de tous tes professeurs, au nom de tous tes condisciples : tu nous manques. Je dis aux responsables de ce pays : assez", a de son côté déclaré un professeur Abdelatif Hallak.
L'émotion a atteint son paroxysme lorsque le père de la victime a pris la parole. "Je vois Mohammad en chacun de vous. Je vous demande à tous de le garder dans votre mémoire. Merci pour tous les mots que vous avez prononcés", a-t-il dit, la voix étouffée par les sanglots.
La mort du jeune Mohammad a suscité une vive émotion à travers le Liban. Emotion d'autant plus forte qu'ont largement circulé sur les médias sociaux, deux photos du jeune homme. La première, un "selfie", le représente tout sourire en compagnie de trois amis au centre-ville de Beyrouth. Sur la seconde, prise quelques minutes plus tard, le jeune homme gît sur le bitume, le visage en sang. La voiture piégée destinée à Mohammed Chatah vient d'exploser.
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Plusieurs élèves et professeurs ont pris la parole pour souligner les qualités du jeune disparu. Une marche blanche a eu lieu, ensuite, de l'école au lieu de l'attentat, dans le centre de Beyrouth.
"Mohammad nous manquera à tous énormément, il restera dans nos cœurs à jamais", a déclaré Hadi. "Ils ont privé le Liban de la crème de ses jeunes. Je demande aux meurtriers : Permettriez-vous qu'il arrive la même chose à vos frères, à votre père ou à vos amis ? Vous avez tué un espoir pour le Liban", a lancé Rami.
L'amphithéâtre de l'école était rempli de jeunes...


Gardons l'espoir, restons unis, un vrai message qui concerne touts les libanais .
19 h 51, le 30 décembre 2013