Dans un message audio diffusé sur YouTube et signé "brigades Abdallah Azzam", ce groupe extrémiste lié à el-Qaëda revendique l'assassinat de Hassan Hawlo al-Lakkis, un haut responsible militaire du Hezbollah et proche collaborateur de son chef Hassan Nasrallah.
Le Hezbollah avait accusé Israël du meurtre de Hassan al-Lakkis le 3 décembre dernier, et son chef a juré de venger sa mort.
Dans le message diffusé jeudi soir et dont l'authenticité n'est pas vérifiée, cheikh Sirajeddine Zouraikat, le chef des brigades Abdallah Azzam, affirme que Hassan al-Lakkis a été tué lors du double attentat contre l'ambassade iranienne à Beyrouth, le 19 novembre dernier, et non pas devant sa maison à Hadath, début décembre, comme l'a annoncé le Hezbollah. L'attentat contre l'ambassade iranienne, également revendiqué par les brigades Abdallah Azzam, a fait 24 morts et plus de 150 blessés.
Cheikh Zouraikat affirme également qu'il ne cessera pas ses attaques contre le parti chiite tant que ses combattants continuent d'opérer en Syrie. Des centaines de combattants du Hezbollah sont engagés au côté des forces de Bachar el-Assad en Syrie et ont joué ces derniers mois un rôle clé dans plusieurs batailles, dont la prise de Qousseir, dans la province de Homs, près de la frontière libanaise.
Deux groupes inconnus se présentant comme sunnites avaient déjà revendiqué l'assassinat de Hassan al-Lakkis au lendemain de l'attaque : la "Brigade des sunnites libres de Baalbeck" et la "Brigade des partisans de la nation islamique".
Sur son compte Twitter, la Brigade des sunnites libres de Baalbeck avait mis en garde Nasrallah "contre la prise des sunnites pour cible dans le but de prendre le contrôle du Liban". "Nous avons à plusieurs reprises mis en garde contre les exactions et les arrestations dont sont victimes les sunnites à Baalbeck de la part des chabihhas du Hezbollah", avait également écrit le groupe dans un arabe approximatif.
Dans un communiqué envoyé à plusieurs médias libanais, la "Brigade des partisans de la nation islamique" affirmait, de son côté, que l'assassinat de Lakkis s'inscrit dans le cadre d'une opération baptisée "Invasion de la banlieue sud (de Beyrouth)", (fief du Hezbollah, ndlr). "Les héros ont réussi à infiltrer la banlieue sud pour éliminer Hassan al-Lakkis, l'un des principaux responsables du massacre de Qousseir", affirmait la brigade.
Au cours des derniers mois, le Hezbollah a été la cible de plusieurs attentats en relation avec son engagement en Syrie.
Le 9 juillet, un attentat a été perpétré à Bir el-Abed, un fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, faisant un tué et des dizaines de blessés. Le 15 août, 27 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée à Roueiss, également dans la banlieue sud de Beyrouth. Hassan Nasrallah a accusé les "extrémistes" musulmans en Syrie d'être à l'origine de ces attaques.
Lire aussi
Les vœux du Hezbollah : un monde arabe sans takfiristes et soulagé des sionistes
Le Hezbollah avait accusé Israël du meurtre de Hassan al-Lakkis le 3 décembre dernier, et son chef a juré de venger sa mort.Dans le message diffusé jeudi soir et dont l'authenticité n'est pas vérifiée, cheikh Sirajeddine Zouraikat, le chef des brigades Abdallah Azzam, affirme que Hassan al-Lakkis a été tué lors du double attentat contre l'ambassade iranienne à Beyrouth, le 19 novembre dernier, et non pas devant sa maison à Hadath, début décembre, comme l'a annoncé le Hezbollah. L'attentat contre l'ambassade iranienne, également revendiqué par les...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Lakkis était un combattant...il est mort comme il a vécu...rien d'autre à dire,en fait!
13 h 10, le 27 décembre 2013