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À La Une - Afrique Du Sud

"Mandela était le Moïse du monde"

Les Sud-Africains s'inclinent devant la dépouille de leur héros exposée au public au siège du gouvernement.

Une foule clairsemée a fait un mercredi dernier signe à Neslon Mandela, le combattant de la lutte contre le régime raciste d'apartheid. REUTERS/Ronen Zvulun

Les Sud-Africains honoraient mercredi d'un dernier adieu, très personnel, leur héros Nelson Mandela, à l'occasion du transport solennel de son cercueil dans les rues de Pretoria, puis de l'exposition au public de sa dépouille mortelle, dans l'après-midi au siège du gouvernement.


Un convoi funéraire a conduit tôt le matin le cercueil, recouvert d'un drapeau sud-africain, de l'hôpital militaire vers l'Union Buildings, l'imposant siège du gouvernement dans la capitale administrative sud-africaine.


Une foule clairsemée a fait un dernier signe au combattant de la lutte contre le régime raciste d'apartheid. "C'est un moment de fierté pour un Sud-Africain", déclarait Aubrey Makgobela, 24 ans, venu assister au passage du cortège avant de se rendre au travail. "Nelson Mandela était le Moïse du monde. Hier, Obama et Castro se sont serré la main pour la première fois, c'est arrivé en Afrique du Sud. Mandela l'a fait", a-t-il ajouté, en référence à la poignée de mains historique échangée entre les présidents américain et cubain mardi à Soweto, pendant la cérémonie d'hommage à Mandela.

"J'ai été électrisée en le voyant", commentait Thuli Nong, une femme de 35 ans, "je me demande maintenant qui va nous remettre sur la carte du monde".

 

"La fin d'une ère"
Le cercueil a été acheminé dans un corbillard noir vitré, escorté par des escadrons de motards, une ambulance et une vingtaine de voitures. Au départ de l'hôpital militaire, le personnel s'était rassemblé pour entonner des chants à la gloire de Mandela. En ville, quelques centaines de personnes attendaient sur les trottoirs l'arrivée du cortège.
"On a l'impression que c'est la fin d'une ère", soupirait Faaiqia Hartley, une fonctionnaire de 37 ans, presque en larmes. 

 

(Lire aussi : La « magie Madiba » : pas de danse, chemises et sourire) - See more at: http://www.lorientlejour.com/article/846239/danse-sous-la-pluie-et-recueillement-les-sud-africains-et-le-monde-rendent-hommage-a-mandela.html#sthash.IzoRRK0r.dpuf

(Lire aussi: La « magie Madiba » : pas de danse, chemises et sourire)


A l'entrée de l'Union Buildings, un massif bâtiment centenaire en grès, des centaines de personnes faisaient déjà la queue pour pouvoir approcher le cercueil et voir une dernière fois le corps sous un couvercle de verre.

Le monument aux morts des deux guerres mondiales disparaissait sous une avalanche de fleurs, messages et ours en peluche apportés ces jours derniers par la foule au père fondateur de la nouvelle Afrique du Sud.
"Ons lief jou" (Nous t'aimons), peut-on lire sur un panneau rédigé en afrikaans, la langue des descendants des premiers colons hollandais. Un enfant a écrit sur une carte: "Cher Tata (papa) Madiba, merci de m'avoir appris à pardonner".


Jusqu'à vendredi, le cercueil sera ainsi transporté chaque matin à travers la ville, puis le public pourra venir s'incliner devant la dépouille mortelle du prix Nobel de la Paix 1993, récompensé pour avoir négocié la fin du régime d'apartheid avec le pouvoir blanc, sans provoquer de guerre civile raciale.
Durant trois jours, les Sud-Africains auront donc l'occasion de prendre congé de leur grand homme, dans un émouvant tête-à-tête, avant son inhumation dimanche, dans sa lointaine province natale du Cap oriental (sud).


Hommage au Cap avec Johnny Clegg
Au Cap, la mairie a prévu mercredi son propre hommage dans le stade de la ville, avec des concerts de Johnny Clegg, des Ladysmith Black Mambazo, et des interventions de l'ancien capitaine de l'équipe sud-africaine de rugby Francois Pienaar -vainqueur de la Coupe du monde de 1995 sous les encouragements de Mandela- et de la chef de l'opposition sud-africaine, Helen Zille.


Cette célébration joyeuse de la vie et de l'oeuvre de Nelson Mandela pourrait contraster avec la cérémonie d'hommage la veille dans le stade de Soweto. La pluie, les huées essuyées par le président Jacob Zuma, et une piètre réalisation en son et images ont empêché une réelle communion dans l'émotion. A l'évidence, l'organisation n'a pas répondu à l'envie de célébration de la foule, venue danser et chanter pour Mandela.

 

(Lire aussi: Ce qui rendait Mandela si spécial...)


Lors de cette cérémonie, le président américain Barack Obama a volé la vedette. Répétant son admiration pour Nelson Mandela "qui a montré le pouvoir de l'action", M. Obama n'a pas hésité à dénoncer une certaine hypocrisie dans les louanges qui s'élèvent du monde entier depuis l'annonce de sa mort, jeudi dernier.
"Il y a trop de dirigeants qui se disent solidaires du combat de Mandela pour la liberté, mais ne tolèrent pas l'opposition de leur propre peuple", a-t-il tonné, sous les acclamations de la foule.


La presse sud-africaine de mercredi retenait pour sa part l'"humiliation" (The Star) subie devant le monde entier par le président Zuma. Le quotidien de Soweto Sowetan commentait toutefois: "Huer un président en exercice, hôte de plusieurs chefs d'Etat en une telle occasion était une insulte à Mandela".

 

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Les Sud-Africains honoraient mercredi d'un dernier adieu, très personnel, leur héros Nelson Mandela, à l'occasion du transport solennel de son cercueil dans les rues de Pretoria, puis de l'exposition au public de sa dépouille mortelle, dans l'après-midi au siège du gouvernement.
Un convoi funéraire a conduit tôt le matin le cercueil, recouvert d'un drapeau sud-africain, de l'hôpital militaire vers l'Union Buildings, l'imposant siège du gouvernement dans la capitale administrative sud-africaine.
Une foule clairsemée a fait un dernier signe au combattant de la lutte contre le régime raciste d'apartheid. "C'est un moment de fierté pour un Sud-Africain", déclarait Aubrey Makgobela, 24 ans, venu assister au passage du cortège avant de se rendre au travail. "Nelson Mandela était le Moïse du monde. Hier, Obama et Castro se...
commentaires (5)

Et pourquoi pas alors Mahomet, Bouddha ou le Christ ! Laissons-le maintenant en fait enfin tranquille, au Commandeur et Grand Nelson Amiral pour l’Éternité Insubmersible.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 00, le 11 décembre 2013

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Commentaires (5)

  • Et pourquoi pas alors Mahomet, Bouddha ou le Christ ! Laissons-le maintenant en fait enfin tranquille, au Commandeur et Grand Nelson Amiral pour l’Éternité Insubmersible.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 00, le 11 décembre 2013

  • Moise ou pas , c'est un HOMME providentiel . On essaye de lui trouver des defauts , il en a certes qui n'en a pas , meme les prophetes etaient imparfaits , mais on cherche a lui trouver des poux das la tete parce qu'il a dit une chose prophetique :

    FRIK-A-FRAK

    16 h 46, le 11 décembre 2013

  • çà a commencé dans l'émotion d'un peuple...réelle et poignante...et çà se poursuit par une mascarade...Moïse!!!et pour en rajouter, l'interprète sourd -muet était un rigolo. Reste la peuple. Mandela n'en demandait sûrement pas plus...

    GEDEON Christian

    14 h 33, le 11 décembre 2013

  • TOUTE EXAGÉRATION EST UNE INSULTE À LA MÉMOIRE DE CE GRAND HOMME !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 07, le 11 décembre 2013

  • Mandela est chrétien baptiste ...Moïse Hébreu ....la translation de pensée est possible...

    M.V.

    11 h 46, le 11 décembre 2013

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