Les ministres Silvan Shalom (gauche), jordanien, Hazem Nasser (centre) et palestinien Shaddad Attili, après la signature d'un accord sur les ressources hydrauliques, le 9 décembre 2013 à Washington. AFP/Nicholas KAMM
Des représentants d'Israël, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne ont signé lundi à Washington un accord visant à améliorer la répartition des ressources en eau et étudier les moyens de freiner l'assèchement de la mer Morte.
Aux termes de l'accord obtenu après onze ans de négociations, un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de m3 d'eau par an. Une partie sera ensuite acheminée vers la mer Morte, une mer fermée ayant une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici 2050.
Selon la Banque mondiale, cette opération devrait permettre, "sous le contrôle des scientifiques", de mieux comprendre les conséquences d'un mélange des eaux de la Mer Rouge avec celles de la mer Morte.
"Cela offre une lueur d'espoir sur la possibilité de surmonter d'autres obstacles à l'avenir", a estimé le ministre israélien de l'Eau et du Développement, Silvan Shalom, en paraphant l'accord au siège de la Banque mondiale, partenaire du projet.
"Nous avons montré que l'on pouvait travailler ensemble en dépit de nos problèmes politiques", a ajouté son homologue palestinien Shaddad Attili, présent à la même tribune, à l'heure où Palestiniens et Israéliens tentent de raviver le processus de paix sous l'égide des Etats-Unis. "En dépit de nos problèmes politiques, nous partageons les mêmes problèmes liés au manque d'eau", a-t-il insisté.
(Lire aussi : Les Palestiniens refusent les solutions transitoires avec Israël)
D'après l'accord, une autre partie de l'eau pompée dans la mer Rouge sera dessalée et distribuée en Israël et en Jordanie afin de répondre à la pénurie d'eau qui frappe la région. L'Etat hébreu a également accepté de laisser s'écouler davantage d'eau du lac de Tibériade, situé sur son territoire, en direction de son voisin jordanien, a précisé la Banque mondiale dans un communiqué.
"Sans eau, il n'y aura pas de développement économique, pas d'emplois", a commenté le ministre jordanien de l'Eau et de l'Agriculture, Hazim El-Nasser, qui a lui aussi signé l'accord à Washington.
D'après un troisième volet de l'accord, Israël a par ailleurs accepté de vendre à l'Autorité palestinienne entre "20 à 30 millions de m3" supplémentaires d'eau dessalée par an fournie par l'entreprise publique israélienne de production d'eau potable, Mekorot.
Dans son communiqué, la Banque mondiale assure que la Cisjordanie, dirigée par le Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, bénéficiera de ces nouveaux arrangements mais lors de la conférence de presse, le ministre palestinien a assuré que la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, en profiterait également.
Appel d'offres dès 2014
Selon les trois parties, un appel d'offres international devrait être lancé pour l'ensemble du projet, en commençant par l'usine de dessalement d'Aqaba et l'installation du premier conduit. L'appel d'offres devrait être lancé dès 2014, selon le ministre israélien.
Plusieurs organisations de défense de l'environnement ont déjà mis en garde contre les possibles effets néfastes de l'arrivée d'eau de la mer Rouge sur le fragile écosystème de la mer Morte.
L'organisation écologiste "les Amis de la Terre" a, elle, accusé Silvan Shalom d'induire en erreur le public en ne précisant pas que ce projet était totalement distinct d'un autre projet plus ambitieux étudié par la Banque mondiale.
Ce projet de liaison entre les deux mers (Rouge et Morte) était "grandiose et impliquait 2 milliards de m3 d'eau déversée de la mer Rouge dans la mer Morte, ainsi que la construction d'installations de dessalement près de la mer Morte et la production d'hydroélectricité en utilisant la différence de dénivellation entre les deux mers", a assuré l'organisation.
L'accord de lundi n'est qu'un "échange d'eau", a affirmé à l'AFP Gidon Bromberg, directeur de la section israélienne des "Amis de la Terre" au Moyen-Orient.
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Aux termes de l'accord obtenu après onze ans de négociations, un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de m3 d'eau par an. Une partie sera ensuite acheminée vers la mer Morte, une mer fermée ayant une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici 2050.
Selon la Banque mondiale, cette opération devrait permettre, "sous le contrôle des scientifiques", de mieux comprendre les conséquences d'un mélange des eaux de la Mer Rouge avec celles de la mer Morte."Cela offre une...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Depuis des années, on n'a jamais lu dans la presse "accord Israël et...". A quand on lira "accord" avec les palestiniens ? Ce serait un réalisation formidable pour notre Liban. Vous vous rendez compte que la milice puissamment armée devra rendre ses armes? Oui, mais, il y aura un Michel Aoun qui inventera autre chose .... Comme F.Hollande, MOI PRÉSIDENT hé hé! Il doit posséder une sacrée collection de chemises ... : combat contre la Syrie, exil, puis ami avec la Syrie, et porte drapeau du Hezbollah ... , déjà 4 belles chemises qu’il a vêtu à chaque occasion. C'est beaucoup pour un seul homme.
22 h 25, le 10 décembre 2013