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Économie

Trois start-up libanaises représentent le Liban au Sommet du Web de Dublin

Liban - Entrepreneuriat

Âgés de 20 à 33 ans seulement, les fondateurs de Lebtivity, Sociatag et eTobb, trois start-up libanaises du Web, ont de quoi honorer la réputation du pays en matière d'entrepreneuriat. Toutes les trois ont représenté le Liban au Sommet du Web de Dublin, un événement d'envergure internationale.

10/12/2013

Ils sont jeunes, passionnés et ont le sens des affaires. Les fondateurs de Lebtivity, Sociatag et eTobb ne manquent pas de ressources. Les trois start-up du Net ont représenté le Liban au Sommet du Web à Dublin, un événement qui rassemble chaque année des dizaines de milliers de jeunes entrepreneurs venus du monde entier, mais aussi des investisseurs et partenaires potentiels.


L'Orient-Le Jour a rencontré Randa Farah, cofondatrice du site Lebtivity.com. La vocation de Lebtivity.com est de rassembler sur une même et unique plate-forme l'ensemble des actions culturelles, musicales, sportives et culinaires qui s'organisent au Liban. Le principe est simple : chacun peut poster gratuitement son événement sur le site de Lebtivity.com ou même l'importer directement de Facebook.
La start-up crée en 2012 est née d'un besoin mais aussi et surtout d'une passion. « À Dublin, de nombreux visiteurs étrangers étaient surpris de voir qu'autant d'activités puissent s'organiser au Liban en dépit du contexte politico-sécuritaire, explique Randa Farah. Pour moi qui adore mon pays, ce fut une réelle fierté que de pouvoir véhiculer une image positive du Liban et montrer au monde entier qu'ici, ce n'est pas uniquement l'insécurité et le chaos. Les gens vivent et des événements en tous genres se créent parfois même d'avantage que d'en d'autres pays plus stables. »
Pour le financement initial, chacun des membres fondateurs a apporté sa pierre à l'édifice. « Nous avons tous contribué, livre la jeune femme, sans l'aide des banques ni de sources externes. » Le site vit aujourd'hui des revenus issus surtout de la publicité. Car il a de quoi séduire les annonceurs. À son lancement, le site enregistrait déjà quelques 400 visiteurs uniques par jour, aujourd'hui ce chiffre a plus que triplé, tandis que les jeunes entrepreneurs ont de nouvelles ambitions pour leur plate-forme.
« Nous sommes dans une période de transition, explique Randa. Nous essayons de trouver de nouvelles sources de revenus et de vendre notre concept à l'étranger. Mais pour cela, nous sommes à la recherche de partenaires et d'investisseurs. »


Pour les jeunes entrepreneurs, il s'agit maintenant de faire passer « Lebtivity » d'une passion à un véritable business rentable. Un vrai challenge pour les créateurs qui ont tous les cinq un emploi à temps complet en parallèle.
Heureusement, ces derniers ont de la suite dans les idées. « Nous souhaiterions également développer plusieurs projets pour Lebtivity comme une application mobile ainsi que d'autres services, mais là encore nous avons besoin d'investissement pour pouvoir financer le cout de réalisation. »

 

Sociatag, « un pont entre le marketing digital et l'événementiel »
Sociatag propose de son côté une intégration des médias sociaux dans l'organisation des événements marketings traditionnels. « Nous offrons un pont entre le monde digital et le marketing traditionnel », explique Wassim Hakim, un des fondateurs de la start-up.
Les formules proposées par Sociatag peuvent inclure l'utilisation de Facebook, de Twitter ou encore Linkedin sous forme de package. « Nous pouvons nous adapter à l'infini aux besoins particuliers de chaque client », ajoute le jeune entrepreneur.
À ses débuts, l'entreprise a réussi à généré 40 000 dollars de profits au premier trimestre. « Par la suite, nous avons choisi de nous développer en retravaillant les formules, le portail, la conception et une application mobile pour Smartphones. Nous venons à peine de lancer notre nouveau produit et sommes vraiment impatients de pouvoir commencer à le vendre », poursuit-il fièrement. Pour le jeune entrepreneur, « s'il n'est pas difficile de lancer un business au Liban, certains obstacles persistent comme la déficience des infrastructures, notamment celle des télécoms, même si de nombreuses avancées ont été permises grâce aux efforts du ministre Nicolas Sehnaoui, ou encore la faiblesse des budgets alloués au marketing. »

 

« Il est possible que le Liban ait sa propre Silicon Valley »
La troisième start-up à avoir représenté le Liban à Dublin est eTobb, un site médical reliant patients et médecins.
Dans un pays où tout le monde n'est pas égal en ce qui concerne l'accès à la santé, le site eTobb facilite ainsi l'accès aux informations médicales. Les utilisateurs peuvent poser leurs questions aux médecins gratuitement et de manière anonyme.
eTobb a été officiellement lancé en octobre dernier, avec le soutien de Seeqnce, un accélérateur de start-up. Aujourd'hui, la plate-forme vit grâce aux ventes d'espaces publicitaires mais entend bien diversifier ses sources de financement. « Nous pensons proposer de nouvelles applications mobiles », explique Sara Helou, un des fondateurs de eTobb. Selon la jeune femme, « le Liban a beaucoup de potentiel et toutes les ressources nécessaires pour promouvoir la culture entrepreneuriale. Il est possible qu'un jour le Liban ait même sa propre Sillicon Valley », conclut-elle, confiante.
Lebtivity, Sociatag et eTobb sont la preuve qu'il existe encore des jeunes dynamiques et talentueux qui ont fait le choix osé, mais courageux, de faire profiter au pays de leurs compétences.

 

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