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Économie - Liban - Innovation

Les start-up en ligne ont le vent en poupe

Que ce soit grâce à des « accélérateurs » de start-up des sociétés de prêt ou d’incubation d’entreprises, les entreprenautes potentiels se multiplient.

Les débits Internet s’améliorent, avec une connexion moyenne de 1,3 mégabit par seconde, en augmentation par rapport à 0,4 en 2007, selon le site spécialisé Akamai.

Le Liban, qui a longtemps souffert d’un débit Internet parmi les plus lents au monde, connaît un boom de start-up en ligne avec l’apparition d’une nouvelle génération d’entreprenautes.
Que ce soit grâce à des « accélérateurs » de start-up des sociétés de prêt ou d’incubation d’entreprises, les entreprenautes potentiels bénéficient d’un climat de plus en plus favorable, auquel s’ajoute une amélioration du débit Internet.
Dans un pays réputé pour son esprit d’entrepreneuriat mais orienté vers des secteurs traditionnels comme la banque et le tourisme, « les gens commencent vraiment à s’enthousiasmer pour la création de start-up », explique à l’AFP Fadi Bizri, cofondateur de Seeqnce. Cet « accélérateur » de jeunes pousses à Beyrouth a lancé son premier programme en 2012. Objectif : travailler sur un an avec un groupe d’entreprenautes en herbe pour les aider à concrétiser leur idée et les mettre en contact avec les investisseurs.
« Ils arrivent, travaillent d’une manière quasi militaire, obtiennent leurs certificats et se lancent dans l’investissement », dit M. Bizri. Alors que Seeqnce pensait attirer 300 demandes individuelles pour n’en retenir qu’une trentaine, le programme a attiré 430 candidats et huit équipes ont été formées. Seeqnce a offert aux huit start-up environ 38 000 dollars en liquide, ses locaux pour une période de six mois et un service d’orientation à plein-temps. En échange, elle obtiendra 30 % des parts, partagées avec les investisseurs. Grâce à ce programme, Marwan Hamouch, 24 ans, a pu lancer BaytBaytak (ma maison est ta maison, en arabe), un site immobilier en ligne qui met en liaison, gratuitement, propriétaires, acheteurs ou locataires potentiels.
Sa décision d’abandonner son travail dans la production de films et la publicité pour se lancer dans ce programme n’a pas plu à ses proches. « Mes amis me sont tombés dessus en me disant “Marwan, tu avais un bon poste, pourquoi l’as-tu laissé tomber ?” Mais j’avais décidé d’emprunter une voie plus risquée et cela peut être plus gratifiant », explique-t-il. Autres exemples : Etobb.com, un service en ligne permettant de consulter divers médecins ; Kactus, une application mobile gratuite permettant aux usagers d’organiser leurs activités quotidiennes ; ou encore Rikbit.com, qui aide ceux qui cherchent à organiser des sorties en groupe.
D’autres start-up ont été aidées grâce à Berytech, un incubateur d’entreprises qui offre un espace de travail et fait partie de l’ambitieux projet Beirut Digital District, premier pôle technologique du Liban. Les débits Internet s’améliorent, avec une connexion moyenne de 1,3 mégabit par seconde, en augmentation par rapport à 0,4 en 2007, selon le site spécialisé Akamai. Bien qu’ils soient une nouveauté au Liban, les lanceurs de start-up parviennent à trouver du financement.
Khater Abi Habib est à la tête de Kafalat, une entreprise qui offre des garanties de facilité de prêts. « Avant, les start-up étaient un secteur sous-financé, car elles sont plus risquées et les banques conventionnelles ne comprennent pas bien l’entreprise », souligne-t-il.
Kafalat vise à encourager les banques à accorder des prêts aux jeunes pousses, en garantissant leurs dépenses jusqu’à 90 %. Un projet conjoint de l’Institut national pour la garantie des dépôts et une quarantaine de banques touchent une prime sur ces garanties. « Il s’agit d’un investissement collectif permettant aux banques de répartir le risque », explique M. Abi Habib. Parmi les bénéficiaires, Cinemoz, un site de vidéo sur demande qui a démarré dans les locaux de Seeqnce et emploie aujourd’hui 14 personnes. « Nous avons reçu un prêt novateur de 200 000 dollars à travers Kafalat », affirme le PDG, Karim Safieddine. « Cela nous a permis de faire des miracles », dit-il, expliquant que Cinemoz a généré 600 000 dollars en revenus publicitaires durant sa première année.
Le Liban, qui a longtemps souffert d’un débit Internet parmi les plus lents au monde, connaît un boom de start-up en ligne avec l’apparition d’une nouvelle génération d’entreprenautes.Que ce soit grâce à des « accélérateurs » de start-up des sociétés de prêt ou d’incubation d’entreprises, les entreprenautes potentiels bénéficient d’un climat de plus en plus...
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