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Économie - Rapport

Le tourisme libanais piégé entre remous régionaux et évènements locaux

Le tourisme et l'hôtellerie étant deux secteurs intimement dépendants, la baisse du nombre de visiteurs a été couplée avec une chute du taux d'occupation des hôtels de la capitale.

Le tourisme est le principal contributeur du PIB.

Le secteur touristique libanais doit aujourd'hui faire face non seulement aux répercussions de la crise syrienne sur le pays mais aussi aux évènements politico-sécuritaires qui secouent la scène locale. Malgré l'aide du gouvernement depuis longtemps déjà pour redorer l'image du pays à travers des campagnes telles que les « 50 % pendant 50 jours » qui se sont ajoutées aux rabais effectués par les hôtels et tour-opérateurs, le défi reste de taille pour une économie tournée vers les services.
En effet, le tourisme est le principal contributeur du PIB, indique le Lebanon Brief de la BLOM Bank, un déclin de l'activité touristique entraîne irrémédiablement des conséquences sur la croissance économique et vice versa. Selon le Conseil mondial du tourisme et du voyage (CMTV), l'industrie du voyage et du tourisme (IVT) a contribué à hauteur de 4,12 milliards de dollars (soit 9,3 % du PIB) à la croissance économique en 2012, tandis que sa contribution totale s'est établie à 11,14 milliards de dollars soit 25,1 % du PIB la même année. Selon cette même source, le tourisme est ainsi un moteur majeur de la croissance économique pour le pays, toute amélioration de l'activité du premier aura ainsi un impact positif sur le second.

 

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Le nombre de touristes en chute libre depuis 2011
Le nombre de touristes a de son côté maintenu sa tendance à la baisse amorcée en 2011, après une période de « boom » en 2010, année record pour le Liban avec 2 millions de visiteurs enregistrés. Le nombre de touristes a ainsi diminué de 10 % en comparaison avec 2012 et de 23,4 % en comparaison avec 2011 pour s'établir à 977 380 en septembre 2013. À l'inverse, le nombre d'arrivées à l'aéroport de Beyrouth a connu une augmentation de 7,3 % en glissement annuel pour s'établir à 2,39 millions en septembre dernier. « Cependant, précise le rapport, ce chiffre ne révèle pas une amélioration des chiffres du tourisme puisqu'il inclut les Libanais expatriés. C'est un ratio touristes/arrivées qui pourrait apporter un aperçu de l'évolution du secteur. » Ce ratio montre une diminution du nombre d'entrants au Liban à des fins touristiques, passant de 78 % en 2011 à 48,8 % en 2012 et 40,9 % au cours des 9 premiers mois de 2013.

 

(Lire aussi : Les fêtes de fin d'année, « dernier espoir » des commerçants)

 

En ce qui concerne la répartition des touristes par nationalités il est important de préciser que les visiteurs arabes ont cessé d'accaparer la part la plus importante du total, après le boycott du pays par les gouvernements du Golfe. Ce sont ainsi les visiteurs européens qui ont représenté la part la plus importante de touristes (34,7 %) en septembre 2013, tandis que les touristes arabes ont représenté 30,7 % du total.
Le tourisme et l'hôtellerie étant deux secteurs intimement dépendants, la baisse du nombre de visiteurs a été couplée avec une chute du taux d'occupation des hôtels de la capitale, passant ainsi de 58 % à 51 % en glissement annuel.
« En dépit de sa fragilité, le secteur touristique peut toujours connaître la reprise en cas de stabilité politico-sécuritaire », a conclu le rapport.

 

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Le secteur touristique libanais doit aujourd'hui faire face non seulement aux répercussions de la crise syrienne sur le pays mais aussi aux évènements politico-sécuritaires qui secouent la scène locale. Malgré l'aide du gouvernement depuis longtemps déjà pour redorer l'image du pays à travers des campagnes telles que les « 50 % pendant 50 jours » qui se sont ajoutées aux rabais...
commentaires (2)

COMME TOUT SECTEUR "TOURISTIQUE" INTRINSÈQUEMENT FRAGILE ET DANS TOUS LES PATELINS DU MONDE.... !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

16 h 13, le 27 novembre 2013

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Commentaires (2)

  • COMME TOUT SECTEUR "TOURISTIQUE" INTRINSÈQUEMENT FRAGILE ET DANS TOUS LES PATELINS DU MONDE.... !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 13, le 27 novembre 2013

  • CE SONT LES ÉVÈNEMENTS LOCAUX, PAR LA RESPONSABILITÉ PRESQUE EXCLUSIVE DE CERTAINS, INSÉCURITÉ OBLIGE ! QU'IL SOIT DANS LE PAYS OU AILLEURS, QUI ASPHYXIENT COMPLÈTEMENT ET LE SECTEUR FINANCIER, ET LE TOURISME ET LE COMMERCE ET SURTOUT LE FRÊLE INDUSTRIE DU PAYS... TOUS LES MAUX SOURDENT DE LA MÊME SOURCE !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    14 h 19, le 27 novembre 2013

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