Près de 1.000 personnes ont été tuées en octobre en Irak dans les violences. Reuters
En tout 855 civils, 65 policiers et 44 soldats ont été tués, outre 1.600 blessés, selon des chiffres compilés par les ministères de la Santé, de l'Intérieur et de la Défense.
Le bilan total des morts est le plus élevé depuis avril 2008, où 1.073 personnes avaient été tuées. Le pays sortait alors d'un conflit confessionnel ayant fait plusieurs milliers de morts.
Le niveau des violence atteint en octobre fait craindre un nouveau cycle similaire.
Jeudi encore, au moins 26 personnes ont péri dans une série d'attentats, dont l'explosion de cinq voitures piégées au nord de Bagdad.
Cette flambée de violences est au centre des entretiens aux Etats-Unis du Premier ministre Nouri al-Maliki qui sera reçu vendredi par le président Barack Obama.
M. Maliki est en quête d'aide de Washington pour lutter contre les violences, deux ans après le départ des derniers soldats américains d'Irak.
Un responsable du département d'Etat a expliqué cette semaine que son pays avait l'intention d'aider l'Irak à lutter "de manière efficace" contre el-Qaëda, y compris en fournissant des équipements militaires, comme requis par M. Maliki.
La dernière fois que M. Obama avait reçu M. Maliki à la Maison Blanche, le 12 décembre 2011, le président américain, élu sur la promesse de mettre fin à l'engagement militaire dans le pays, avait affirmé que "nous sommes parvenus à un Irak qui se gouverne tout seul (...) et qui a un potentiel énorme". A la même époque, il avait parlé de "réussite extraordinaire" de son pays en Irak et assuré qu'après presque neuf ans d'occupation, "nous laissons derrière nous un Etat souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple".
Plus de 5.400 personnes ont péri depuis le début de l'année, en dépit d'opérations militaires d'envergure et de mesures de sécurité renforcées.
Pour l'ancien ambassadeur américain en Irak, James Jeffrey, ces violences "pourraient mettre le pays en pièces si Maliki et les Etats-Unis n'agissent pas rapidement".
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Cette flambée de violences...


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C'ÉTAIT UNE FACE DE LA MONNAIE LA MÉCHANTE... AUJOURD'HUI CE SONT LES DEUX FACES DE LA MËME MONNAIE... QUI LE SONT !
15 h 01, le 01 novembre 2013