Le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la tribune de l’ONU a été qualifié d’« extrêmement belliqueux » par Téhéran, hier. Andrew Burton/Getty Images/AFP
Les désaccords subsistent entre Israël et les États-Unis sur le dossier iranien, dans un contexte de détente entre Washington et Téhéran, malgré l’unité affichée lundi par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Barack Obama, selon les analystes israéliens. Et des désaccords visiblement de taille puisque M. Netanyahu n’a pas été par quatre chemins : « Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul. »
Lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU, le PM israélien a de nouveau adopté hier un ton dur vis-vis de la « diplomatie du sourire » choisie par le nouveau président iranien Hassan Rohani qu’il a qualifié de « loup déguisé en mouton ». M. Netanyahu a ainsi exhorté la communauté internationale à ne pas alléger les sanctions contre l’Iran. L’an dernier à la même tribune, il avait tracé une ligne rouge sur un croquis de bombe nucléaire pour montrer la nécessité d’agir vite avant que l’Iran ne devienne une puissance nucléaire. Et si, un an plus tard, l’Iran n’a pas encore franchi ladite ligne, il « se positionne pour accélérer et passer la ligne quand il le voudra » et acquérir la bombe, a-t-il martelé.
Khodadad Seifi, conseiller à la mission iranienne auprès de l’ONU, a immédiatement réagi en séance, qualifiant ce discours d’ « extrêmement provocateur » et de « belliqueux ».
(Lire aussi : Nucléaire iranien: Obama promet à Netanyahu d'être vigilant)
Donnant, donnant
De son côté, le président Obama avait réitéré son engagement, qu’il avait passé sous silence la semaine dernière lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, de ne renoncer « à aucune possibilité, dont l’option militaire », si Téhéran tentait de se doter de l’arme atomique. Il a aussi assuré que les États-Unis entamaient les négociations avec l’Iran « avec la plus grande vigilance » pour tenter de rassurer M. Netanyahu qui avait alors tempéré sa rhétorique catastrophiste en semblant s’accommoder de la volonté américaine de donner une chance à la diplomatie.
« L’appréciation de la situation des Israéliens et des Américains est identique : ils estiment que de belles paroles et l’offensive de sourires du nouveau président iranien peuvent s’avérer positives mais (...) qu’elles devront être corroborées par des faits », a assuré le député Tzahi Hanegbi, un proche de M. Netanyahu, à la radio militaire.
Cette unité affichée reflète davantage une convergence d’intérêts conjoncturelle qu’une disparition de leurs désaccords, estiment les commentateurs israéliens. « Obama a donné à Netanyahu ce qu’il voulait : son engagement à une action militaire si nécessaire, et Netanyahu a donné à Obama du temps pour tenter de négocier avec l’Iran », résume la correspondante de la première chaîne publique de télévision israélienne.
« Homme le plus isolé à l’ONU »
Et si, sur les grands principes – l’objectif d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et le maintien de l’option militaire –, Israël et les États-Unis restent sur la même longueur d’onde, c’est dans le détail, notamment sur la question des sanctions, que les divergences subsistent, selon le quotidien Yediot Aharonot relevant que plusieurs postulats américains restent « inacceptables pour Israël ».
Le journal cite ainsi le fait que les États-Unis ne posent pas comme condition à la levée des sanctions une cessation complète de l’enrichissement d’uranium ni la fermeture de centrales nucléaires iraniennes, ne fixent pas de calendrier pour mettre fin au programme nucléaire iranien, et n’excluent pas que l’Iran puisse produire de l’énergie nucléaire civile, alors qu’Israël exige un démantèlement complet du programme.
(Lire aussi: Les percées diplomatiques dévoilent aussi la faiblesse des Occidentaux)
« Un des principaux points de désaccord » apparus lors de la rencontre, indique le correspondant diplomatique du quotidien Maariv, « concerne l’exigence de Netanyahu que l’Iran interrompe son programme nucléaire pendant les négociations », sous peine d’aggravation des sanctions, des « positions dont il est très improbable qu’elles soient acceptables pour Obama ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a pour sa part accusé M. Netanyahu de mentir sur les ambitions nucléaires de Téhéran, le qualifiant d’ « homme le plus isolé au sein de l’ONU », tout en regrettant « les zigzags » du président américain au sujet de l’option militaire qui viendraient « fragiliser la crédibilité américaine ». « La supposition du président Obama selon laquelle l’Iran a accepté de négocier à cause des menaces et sanctions illégales est irrespectueuse pour la nation iranienne », a conclu M. Zarif.
D’après un responsable américain, que les propos de M. Zarif ne surprennent pas, les contraintes de la politique intérieure iranienne expliquent ces accusations. Ce responsable, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a affirmé que la politique de son pays vis-à-vis du programme nucléaire iranien n’avait pas changé et que les États-Unis préféraient une solution diplomatique dans ce dossier.
Pour mémoire
Un mollah chez le Grand Satan, le point de Christian Merville
Une bombe atomique iranienne dans les six mois, prévient Israël
Commentaire
Les USA, l’Iran et la Syrie

Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
If you can't defeat them , join them , dit cet adage anglo saxon , quelle est la différence entre les attaques yanky sur la lybie de kaddafi et les attaques des ususrpateurs sur l'irak de Saddam ( osirak ), l'afghanistan etc... qui étaient beaucoup plus loin dans la menace que ne l'est l'Iran nvelle puiss régionale en ce moment ?? réponse , l' Iran est capable de réagir au point de faire d'israel ce qu'israel pense faire de notre région si ce n'est qu'elle l'a déjà fait , mais disons que si nathan/videur commet l'irréparable , ses discours seront émis de pologne ou de lituanie ! that's the difference ! il est certain que la région va totalement bruler , mais les usurpateurs supporteraient moins la souffrance que nous ne l'avons subit depuis des décennies, en fait depuis 48.Ils ont en ce moment un poing face à leur gueule qui couvre toute la face affreuse de leur politique belliciste . That's the difference, my brothers.
12 h 23, le 03 octobre 2013