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Liban

Sako presse les chrétiens d’Orient de rester attachés à leur terre

Plusieurs officiels ont participé à la messe célébrée par le patriarche des chaldéens, en l’église de l’Archange Raphaël à Baabda.   Photo Hassan Assal

En visite au Liban, le patriarche des chaldéens, Mgr Louis Raphaël Sako, a appelé les hommes de religion chrétiens et musulmans à réagir « courageusement et fermement à l’intégrisme religieux », pendant qu’à Bkerké, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, fustigeait le « comportement destructeur » pour le Liban des hommes politiques.
C’est en la cathédrale de l’Archange Raphaël, à Baabda, que Mgr Sako a célébré l’office divin dominical, en présence d’un grand nombre d’officiels. Les présidents de la République et du Parlement, Michel Sleiman et Nabih Berry, ainsi que les Premiers ministres démissionnaire et désigné, Nagib Mikati et Tammam Salam, étaient respectivement représentés par le ministre démissionnaire de l’Industrie, Vrej Sabounjian, Atef Majdalani et Amine Farchoukh. Étaient également présents les députés Nayla Moawad et Michel Pharaon, ainsi que leur collègue Serge TerSarkissian, qui représentait les chefs du courant et du bloc parlementaire du Futur, Saad Hariri et Fouad Siniora, les anciens ministres Élias Hanna et Ziyad Baroud, le nonce apostolique Gabriele Caccia, ainsi que des représentants des commandants en chef de l’armée, du directeur général des FSI et de la Sûreté générale.


Dans son homélie, Mgr Sako a mis l’accent sur l’unité œcuménique chrétienne, motivée par la communauté de destin des différentes communautés chrétiennes de la région, ainsi que sur l’unité islamo-chrétienne face à l’intégrisme. « Ma visite à Beyrouth est l’occasion de stimuler l’espérance, d’échanger les expertises et de renforcer l’unité ecclésiastique. Elle vise aussi à affermir les liens avec nos frères musulmans en application de l’Exhortation apostolique du pape Benoît XVI », a-t-il déclaré, avant de mettre l’accent sur « l’unité des Églises chrétiennes et la dynamisation de l’action œcuménique, primordiale face aux défis énormes qui menacent notre présence ». « Je fais assumer à tout le monde la responsabilité de la réalisation de cette unité, notamment aux patriarches d’Orient. Les hommes de religion, chrétiens et musulmans, ainsi que d’autres communautés, devraient aussi s’unir et réagir courageusement et franchement à l’intégrisme religieux et à l’exploitation de la religion à des fins politiques, à travers un plan éducatif qui s’articule autour de l’ouverture sur l’autre et de son acceptation, de l’entente et de la consolidation de la coexistence », a ajouté Mgr Sako.
Après avoir rappelé que les chrétiens d’Orient « font partie intégrante de cette région », il a mis l’accent sur le fait que ces derniers souhaitent vivre dans leurs pays respectifs, sans distinction entre majorité et minorité. « Nous ne voulons pas émigrer, mais vivre en paix et en toute dignité, en tant que citoyens bénéficiant de leurs droits et accomplissant leurs obligations », a poursuivi le prélat qui a exprimé l’espoir d’un arrêt des hostilités en Syrie, « pour que ce pays et la région ne glissent pas vers davantage de chaos et de violence ». Dans ce cadre, il a lancé un appel à la libération des deux évêques Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, ainsi que de toutes les personnes enlevées en Syrie.

Raï : Respect et allégeance au Liban
De Bkerké, c’est un autre appel que le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a lancé. Dans son homélie, le chef de l’Église maronite a invité les responsables à « respecter l’État et le peuple libanais, et à faire montre d’allégeance au Liban seulement ». « Nous les exhortons à le sortir de sa crise politique, économique et de sécurité et de préserver sa neutralité face aux conflits communautaires et aux axes régionaux, conformément au pacte national et à la déclaration de Baabda, pour qu’il puisse assumer son rôle au sein des communautés arabe et internationale, dans tout ce qui a rapport à la paix, à la justice, et à la coexistence islamo-chrétienne sur base de la diversité dans l’unité et de la consolidation du développement culturel et économique », a affirmé le patriarche maronite.
Mgr Raï, qui a exprimé sa consternation pour le décès de Libanais sur le bateau de fortune qui conduisait des clandestins d’Indonésie vers l’Australie, a souligné que ces gens fuyaient leur pays à cause de la situation qui y prévaut, « du fait de la négligence des gens du pouvoir, des guerres d’influence et de la classe politique et confessionnelle. Ils entravent la formation d’un nouveau gouvernement, rassembleur et capable de faire face aux défis et aux échéances qui se préparent, ils paralysent les institutions constitutionnelles, attisent la discorde et les conflits, accentuent la crise socio-économique et poussent les Libanais, notamment les jeunes parmi eux, à émigrer ».
« Nous condamnons fermement ce comportement politique destructeur qui défigure le Liban. À cause de la négligence et des conflits entre les deux parties adverses, les armes illégales, à l’origine du chaos au niveau de la sécurité, prolifèrent », a-t-il poursuivi en faisant référence aux accrochages qui s’étaient produits samedi à Baalbeck. « Cela devient insupportable et constitue un crime contre le pays et son peuple », a martelé Mgr Raï, qui s’est félicité, par ailleurs, de l’amorce d’une solution politique en Syrie.

 

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LES PAROLES PATRIARCHE SAKO DIT-ON NE PAIENT PAS DE LA DOUANE... ALORS AUX ACTES !

SAKR LOUBNAN

11 h 55, le 30 septembre 2013

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Commentaires (2)

  • LES PAROLES PATRIARCHE SAKO DIT-ON NE PAIENT PAS DE LA DOUANE... ALORS AUX ACTES !

    SAKR LOUBNAN

    11 h 55, le 30 septembre 2013

  • le problème c'est que le chrétiens d'orient, PERSONNE ne les aides. quand ils sont attaqués, et les lieux religieux attaqués c'est le silence. la solution des pays : c'est des visas, ou maintenant faire des camps de réfugiers pour les chrétiens syriens

    Talaat Dominique

    11 h 31, le 30 septembre 2013

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