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À La Une - Liban

Des cellules terroristes dormantes à travers le Liban...

Les habitants de Daraya étaient toujours en état de choc, hier. Ils ne pouvaient pas imaginer que les hommes arrêtés par les services de renseignements de l’armée et ceux qui ont péri dans l’explosion qui a eu lieu dans la localité préparaient des attentats à grande échelle.

Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel : trois cibles visées par les terroristes de Daraya.

Les enquêteurs ont commencé à interroger Ahmad Dakhakhna et son fils Abdallah, arrêtés dimanche soir, à Daraya, après l’explosion survenue à leur domicile. Les deux autres fils de Dakhakhna, Abdelatif et Mohammad, ont été tués dans cette déflagration quand la charge explosive qu’ils manipulaient a explosé.
Les services de renseignements de l’armée, chargés de l’enquête, ont également appréhendé Mohammad Massoud, ressortissant syrien, blessé dans l’explosion. Il séjourne toujours à l’hôpital et sera interrogé aussitôt que son état le permettrait.


Ahmad Dakhakhna est égyptien. Il est marié à une Libanaise du Akkar et vit depuis dix ans à Daraya, dans l’Iqlim el-Kharroub. Hier, les habitants de cette localité étaient toujours en état de choc. Ils n’ont jamais imaginé que cet homme pieux et ses enfants pouvaient être les membres d’une cellule terroriste.
Ahmad Dakhakhna, contrairement aux informations véhiculées par les médias, n’est pas l’imam d’une mosquée à Daraya et ne fait pas partie des imams de Dar el-Fatwa. C’est ce qui a été précisé par les sources proches de l’enquête ainsi que par un communiqué publié par la municipalité de Daraya. Dakhakhna dispensait des cours de Coran chez lui. Ses fils, qui ont péri dans l’explosion, étaient connus des habitants du village. L’un était peintre en bâtiment alors que l’autre travaillait dans un magasin d’ordinateurs. Pour les habitants de Daraya, « ces hommes ne pourraient pas être liés à l’ancien imam de la mosquée Bilal ben Rabah à Abra, Ahmad el-Assir ».

 

 

(Pour mémoire: Moatassem Dib, premier kamikaze libanais en Syrie)

 


Des sources proches de l’enquête ont précisé qu’ils « font partie d’une cellule terroriste dormante », mettant l’accent sur le fait qu’il « existerait au Liban plusieurs cellules de ce genre », et ajoutant qu’il n’y « a aucun indice actuellement liant ce groupe à Ahmad el-Assir ».
Ces mêmes sources ont souligné qu’une « deuxième charge explosive a été retrouvée au domicile de Dakhakhna. Il s’agit d’un tuyau de cinq centimètres de diamètre, fermé des deux côtés, et bourré d’explosifs ».
Les enquêteurs ont également saisi des cartes géographiques tirées de Google Earth, concernant plusieurs localités du pays, notamment Saadiyet et Hadeth ainsi que des drapeaux de Jabhat al-Nosra. Deux grenades à main ont aussi été retrouvées à bord de mobylettes appartenant au groupe.
Les enquêteurs revoient actuellement les communications téléphoniques effectuées par les Dakhakhna.


Les sources proches de l’enquête soulignent que « certaines informations véhiculées par les médias sont exagérées » et qu’il « faut attendre la fin de l’enquête pour tirer des conclusions. Cela pourrait se produire dans les jours à venir ».
Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a indiqué pour sa part que « l’enquête a montré jusqu’à présent que la cellule visait notamment trois cibles à Wadi el-Zeiné (le littoral du Chouf), qu’Ahmad Dakhakhna a assisté à des réunions présidées par Ahmad el-Assir et qu’il recrutait des combattants ».

 

(Cartographie : Le Liban rattrapé par la crise syrienne)


De son côté, le ministre de la Justice, Chakib Cortbaoui, a indiqué que « personne ne peut justifier l’existence de telles cellules terroristes au Liban ; leur apparition est malheureusement due aux dissensions communautaires ».
De son côté, le député du courant du Futur, Mohammad Hajjar, a affirmé que « les habitants de Daraya et de l’Iqlim el-Kharroub refusent toutes formes de violence ». Mettant en garde contre « les armes illégales », il a souligné l’importance « d’entamer le dialogue entre toutes les parties et cela pour épargner au Liban les séquelles de la crise dans la région ».


Quant à l’ancien ministre Wi’am Wahhab, il a rappelé que « Daraya est le village d’origine de l’actuel directeur général des FSI par intérim, le général Ibrahim Basbous ». « Il existe peut-être au Liban cinquante ou même cent villages comme Daraya et cela est très dangereux », a-t-il poursuivi.

 

 

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Ahmad Dakhakhna est égyptien. Il est marié à une Libanaise du Akkar et vit depuis dix ans à Daraya, dans l’Iqlim el-Kharroub. Hier, les habitants de cette localité étaient toujours en état de choc. Ils n’ont jamais imaginé que cet homme pieux et...
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