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Social

L’Italie tend la main aux enfants des camps de réfugiés syriens

Massimo Toschi, conseiller du gouverneur de la région de Toscane pour la coopération internationale, s’est rendu vendredi dans la plaine de la Békaa pour venir en aide aux populations déplacées.

Les petits réfugiés syriens de Faour se pressent à l’entrée du camp pour rencontrer le responsable italien.

À quelques kilomètres de Anjar (Békaa), une soixantaine de familles s’entassent sous des tentes, collées les unes aux autres. À l’arrivée du représentant du gouvernement de la Toscane, Massimo Toschi, on se presse à l’entrée du camp.


Les enfants s’agglutinent autour de la voiture officielle, curieux de voir qui vient leur rendre visite. À Faour, la plupart des enfants syriens réfugiés ont la gale, la varicelle ou la rubéole, et ne doivent pas s’approcher de trop près de la délégation. Ici, les maladies se propagent, il n’y a pas d’eau courante, pas même de lait pour les nourrissons.


Pour Massimo Toschi, sur les 400 personnes qui vivent dans le camp, les enfants sont une priorité. « La situation est dramatique, dit-il. Nous devons donner la parole aux enfants et leur offrir un futur, ce sont eux les premières victimes. »
Sous ses airs de visite de courtoisie, la venue du conseiller italien, comme il le dit lui-même, visait surtout à mieux connaître la région de la Békaa, en vue d’accentuer les efforts dans des domaines-clés pour les réfugiés syriens, comme celui de la santé.


La question sanitaire n’est pas la seule à avoir été évoquée par le conseiller : la scolarisation des enfants réfugiés est un nouveau problème auquel les localités libanaises doivent faire face. À Faour, les enfants ne sont pas scolarisés, mais une école devrait être installée dans une des tentes du camp. Il reste cependant difficile de scolariser tous les enfants en même temps, du fait que se pose plus que jamais le problème de la surpopulation. « Il y a un an, nous avions une dizaine de tentes. Aujourd’hui, on en compte 80 », explique un habitant du camp.

 

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Visite humanitaire, mais avant tout politique
La Toscane est une des régions italiennes les plus actives dans le domaine de la coopération internationale, et entend bien redoubler d’efforts en matière d’aide aux réfugiés. Et en dépit de l’aspect très officiel de la tournée italienne dans la Békaa, elle a le mérite de poser les fondements d’une coopération nouvelle. C’est un projet de taille que voudrait entreprendre Massimo Toschi, qui engagerait non seulement la Toscane, mais également l’Italie tout entière, dans la cause des réfugiés syriens. « Le gouvernement italien a déjà pris position en faveur des réfugiés. Le but maintenant est d’apporter une aide concrète », déclare-t-il.

 

(Pour mémoire : L’UE au chevet des réfugiés syriens de Chebaa)


Le concret, c’est précisément ce qui inquiète les communes de la région. À Anjar, où vivent 1 700 familles de réfugiés, on se prépare encore à une arrivée massive de Syriens. Le maire Sami Ajami demande d’agir, et vite : « On a beaucoup de visites de courtoisie, mais on veut du concret. On vient d’ouvrir une école, où 60 élèves ont déjà été accueillis, mais nous avons besoin de soutien financier pour payer les professeurs par exemple. » Le projet de coopération de la Toscane au bénéfice des réfugiés syriens au Liban devrait donc comprendre un soutien financier, ainsi qu’une aide humanitaire et sanitaire. « Il faut avant tout que les enfants puissent aller à l’école : ils sont l’avenir, et c’est par eux que nous pourrons faire changer les choses », affirme M. Toschi.


Au cours de sa visite dans la plaine, le conseiller italien a également tenu à se rendre à Bayssour, afin de saluer les efforts déjà réalisés auprès des populations déplacées, notamment en matière d’éducation : l’école du village accueille 363 enfants, dont plus des trois quarts sont syriens. En l’absence d’une aide du gouvernement, c’est à la communauté internationale de soutenir ces enfants. Et Massimo Toschi ne peut qu’approuver : « J’espère revenir bientôt, et cette fois avec de l’aide pour les enfants. »

 

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À quelques kilomètres de Anjar (Békaa), une soixantaine de familles s’entassent sous des tentes, collées les unes aux autres. À l’arrivée du représentant du gouvernement de la Toscane, Massimo Toschi, on se presse à l’entrée du camp.



Les enfants s’agglutinent autour de la voiture officielle, curieux de voir qui vient leur rendre visite. À Faour, la plupart des...

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