Des taxis dans le district de la Marina à Dubaï, le 21 juillet 2026. Photo FADEL SENNA / AFP
L'émirat de Dubaï offrira jusqu'à 700 euros de ristournes et d'avantages aux résidents qui inviteront leurs proches sur place, a annoncé son service de presse mercredi, alors que le secteur touristique est plombé par des mois de guerre dans la région.
« Le ministère de l'Economie et du Tourisme de Dubaï lance 'A Dubai Invite' (une invitation à Dubaï) pour inciter ses résidents à devenir les ambassadeurs de la ville, en accueillant leurs proches » jusqu'à fin octobre, peut-on lire dans un communiqué du service de presse publié sur X. Le site internet du gouvernement de Dubaï précise que les résidents qui attireront de nouveaux voyageurs, du 20 juillet au 31 octobre, « bénéficieront d'avantages d'une valeur de plus de 3.000 dirhams (environ 716 euros) », sous la forme de réductions pour des séjours dans des hôtels ou des bons dans des restaurants, des parcs d'attractions, etc. Les résidents de l'émirat peuvent inscrire les personnes de leur choix sur le site pour bénéficier de ces fonds.
L'été est généralement la basse saison aux Émirats, pays désertique où les températures peuvent atteindre 50°. Avec 19,5 millions de visiteurs chaque année, Dubaï est l'une des destinations les plus courue de la région et a longtemps été considérée comme le terrain de jeu de célébrités du monde entier. Mais la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, débutée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, a écorné l'image de stabilité des pétromonarchies du Golfe. Celles-ci, alliées des Etats-Unis, sont régulièrement prises pour cible par l'Iran, en représailles aux bombardements américains sur son sol.
Au début de la guerre, en pleine haute saison hivernale, les Émirats ont été les plus durement touchés par les missiles et les drones iraniens qui ont frappé des hôtels, notamment sur l'île artificielle The Palm ainsi que le complexe hôtelier emblématique du Burj Al Arab, provoquant la fuite des touristes.
Bien que les Émirats n'aient pas été touchés par la récente reprise des hostilités, à partir du 7 juillet, et malgré le retour d'une poignée de touristes après le cessez-le-feu d'avril, la clientèle des hôtels demeure majoritairement locale, ont dit des sources au sein du secteur touristique à l'AFP. En mai, le gouvernement local a mis 400 millions de dollars (350 millions d'euros) sur la table pour aider les entreprises du secteur à pallier les conséquences de la guerre, après une première enveloppe de plus de 270 millions (236 millions d'euros) fin mars.


