Des partisans du Hezbollah assistant à une cérémonie organisée par le parti chiite en marge des funérailles du guide suprême iranien ALi Khamenei, le 8 juillet 2026, dans la banlieue sud de Beyroouth. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que Washington encourageait la Syrie à se concentrer sur ses propres défis internes, l'exhortant notamment à sécuriser sa frontière avec le Liban, tout en estimant que le Hezbollah cherchait à « déstabiliser » le nouveau gouvernement syrien.
Interrogé sur la possibilité que les États-Unis tentent d'impliquer la Syrie dans la lutte contre le Hezbollah, M. Rubio a déclaré : « Nous avons encouragé la Syrie à se concentrer sur ses propres défis internes ». Et d'ajouter : « Mais nous comprenons la menace que représente le Hezbollah pour ce nouveau gouvernement syrien (...) L’une des meilleures choses que la Syrie puisse faire pour assurer son avenir est de sécuriser sa frontière avec le Liban, afin d’empêcher les échanges d’armes à travers cette frontière dans le but de déstabiliser le pays ».
Les autorités syriennes annoncent régulièrement avoir intercepté des contrebandiers tentant d'acheminer des armes à destination du Liban au bénéfice du Hezbollah via la Syrie. Dans un communiqué publié la semaine dernière par les médias d'État syrien, à la suite de l'interception d'une importante cargaison d'armes, le Hezbollah y était qualifié de « milice terroriste », chose inédite depuis le changement de régime à Damas en décembre 2024.
Le président américain Donald Trump a régulièrement déclaré ces derniers mois qu'il était favorable à ce que l'armée syrienne intervienne au Liban pour y affronter le Hezbollah. Cette rhétorique s'inscrit dans la ligne portée par l'administration américaine qui a tenté à plusieurs reprises d'exploiter le contentieux entre les nouvelles autorités syriennes et le Hezbollah (ancien allié du régime Assad), afin de convaincre le président syrien Ahmad el-Chareh de se lancer dans une telle entreprise, ce que ce dernier a toujours catégoriquement refusé jusqu'à présent.

