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À La Une - Elections

Iran : l'économie, problème insoluble pour les candidats à la présidentielle

Lors du 1er débat télévisé, "aucun n'a présenté de solution claire, ce qui veut dire qu'ils n'ont pas de programme établi", estime un expert.

Alors que l'inflation dépasse 30% en Iran, plusieurs candidats à la présidentielle ont affirmé qu'il fallait créer un million d'emplois pour stabiliser le taux de chômage, qui touche plus de trois millions de personnes. AFP PHOTO/ATTA KENARE

Les candidats à la présidentielle iranienne ont dressé lors d'un débat télévisé une image noire de l'économie, frappée durement par les sanctions internationales, sans toutefois proposer de solutions claires à l'inflation ou au chômage, regrettent samedi médias et experts.


"Depuis le début de la Révolution (de 1979), notre pays fait face à l'inflation. Tant que l'inflation n'est pas contrôlée, il n'y pas de création d'emplois", a lancé vendredi soir lors le conservateur Mohammad Gharazi, l'un des huit candidats à la présidentielle du 14 juin.


Ce scrutin marque la fin de la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, élu en 2005 et dont la réélection contestée en 2009 avait provoqué des manifestations sévèrement réprimées.
Son protégé, Esfandiar Rahim Mashaïe, ainsi que l'ex-président modéré Akbar Hachemi Rafsandjani, n'ont pas été autorisés à se présenter, provoquant les critiques de plusieurs pays occidentaux. Les États-Unis et la France ont dénoncé un manque de transparence et un verrouillage des candidatures en faveur de fidèles du régime.

 

(Pour mémoire: Ahmadinejad conteste l’exclusion de son candidat à la présidentielle)


Alors que l'inflation dépasse 30%, plusieurs candidats ont affirmé qu'il fallait créer un million d'emplois pour stabiliser le taux de chômage, qui touche plus de trois millions de personnes. Selon le conservateur modéré Hassan Rohani, 800.000 jeunes diplômés "n'ont aucun espoir" sur le marché du travail.


Pour d'autres, la chute de 70% de la valeur du rial face au dollar a "appauvri l'ensemble de la population". L'embargo financier imposé par les pays occidentaux empêche de fait Téhéran de rapatrier une grande partie de ses pétrodollars.
Les sanctions, qui visent à obliger Téhéran à infléchir son programme nucléaire controversé, ont provoqué un "choc monétaire" et une augmentation importante des prix des denrées importées, avait indiqué en avril le ministre des Finances Shamseddin Hosseini.


L'Iran, qui avait tiré plus de 100 milliards de dollars de la vente de son or noir en 2011/2012, a vu ses revenus pétroliers réduits de moitié depuis le début 2012 du fait de l'embargo. Les sanctions ont fait plonger les exportations de brut aux alentours de 1 à 1,3 million de barils par jour (bpj) fin 2012, selon l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep).
Le candidat conservateur Mohsen Rezai a affirmé que l'Iran avait un surplus de production d'"un million de bpj qui n'est pas vendu" à cause des sanctions, alors que M. Ahmadinejad est accusé d'avoir dilapidé les revenus pétroliers.

 

(Repère : La présidentielle en huit questions)


Mais après avoir égrené une série de chiffres, les candidats ont proposé peu de solutions.
"On s'attendait à ce que les candidats présentent leurs solutions pour contrôler l'inflation, le chômage ou encore soutenir la production. Mais aucun n'a présenté de solution claire, ce qui veut dire qu'ils n'ont pas de programme établi", a affirmé l'expert économique Hossein Raghfar dans le quotidien réformateur Aftab.


Dans son éditorial, le grand quotidien économique Donyaé Eghtessad affirme qu'il faut "injecter des devises en quantité suffisante dans l'économie". Mais le journal se demande "avec quel mécanisme les candidats veulent le faire alors qu'à cause des sanctions pétrolières et bancaires, les revenus en devise du pays ont baissé considérablement".


Même déception du côté des téléspectateurs.
"Les candidats ont tous dit qu'ils allaient régler les problèmes de l'inflation, du chômage, mais aucun n'a expliqué comment il allait le faire et quel était son programme", a déclaré l'un d'eux sur la télévision d’État.
Interrogé par l'AFP, l'expert politique Mohammad Saleh Sedghian a cependant estimé qu'à la décharge des candidats, "le format du débat posait problème car il n'y a pas eu d'échanges sur les programmes économiques des candidats permettant d'aider les électeurs à avoir une idée claire des propositions des chacun".

 

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Les candidats à la présidentielle iranienne ont dressé lors d'un débat télévisé une image noire de l'économie, frappée durement par les sanctions internationales, sans toutefois proposer de solutions claires à l'inflation ou au chômage, regrettent samedi médias et experts.
"Depuis le début de la Révolution (de 1979), notre pays fait face à l'inflation. Tant que l'inflation n'est pas contrôlée, il n'y pas de création d'emplois", a lancé vendredi soir lors le conservateur Mohammad Gharazi, l'un des huit candidats à la présidentielle du 14 juin.
Ce scrutin marque la fin de la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, élu en 2005 et dont la réélection contestée en 2009 avait provoqué des manifestations sévèrement réprimées.Son protégé, Esfandiar Rahim Mashaïe, ainsi que l'ex-président modéré Akbar Hachemi...
commentaires (3)

Q U E L L E É C O N O M I E ? ! ET ÇA... des C A N D I D A T S...................... ? !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 29, le 03 juin 2013

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Commentaires (3)

  • Q U E L L E É C O N O M I E ? ! ET ÇA... des C A N D I D A T S...................... ? !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 29, le 03 juin 2013

  • COMME TOUS LES PAYS SOUS DÉVELOPPÉS ET FANATIQUES !

    SAKR LOUBNAN

    17 h 14, le 02 juin 2013

  • L'Iran nvelle puiss régionale a une population de 77.891.220 habitants, c'est actuellement la 26eme puissance économique mondiale par PIB nominal qui est de 11200 usd/an et 18eme par PIB à parité de pouvoir d'achat, elle n'a ( que) 3Millions de chomeurs, le meme que celui de la France avec moins de population et sans embargo ni sanctions économiques, et l'Iran possède la 1ere reserve mondiale de gaz. Source Wikipedia 2012. Alors on arrete un peu cette fausse et mauvaise propagande du ventre vide qu'on fait aux pays qui se débrouillent très bien sans les critères yanky sionisés.Ca commence à bien faire , la Corée du nord depuis 1951 ils crèvent tellement de faim qu'ils tiennent debout que pour fabriquer des missiles atomiques, et Cuba à force de rouler des cigarres, ils finissent par se fumer les doigts, arrétons un peu, on a plus envi de passer pour des cons, basta quoi!!

    Jaber Kamel

    11 h 32, le 02 juin 2013

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