« C’est parce qu’il est flou que le processus de paix entre Turcs et Kurdes peut tenir »

Chronologie du conflit

OLJ
27/05/2013
Les principales dates du conflit entre les Kurdes et la Turquie

– 1920 : le traité de Sèvres, signé entre les Alliés vainqueurs de la Première Guerre mondiale et la Turquie, envisage la création d’un État kurde dans l’Est de l’Anatolie et dans la province de Mossoul. Après la victoire de Mustafa Kemal Atatürk, les Alliés reviennent sur leur décision.
– 1923 : le traité de Lausanne consacre la domination de la Turquie, de l’Iran, de la Grande-Bretagne (pour l’Irak) et de la France (pour la Syrie) sur le Kurdistan.
– 1925, 1927-1930 et 1936-1938 : soulèvements kurdes en Turquie.
– 1978 : naissance du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui prône la lutte armée.
– 1984 : le PKK se lance dans la lutte armée contre les militaires turcs en Anatolie.
– Mars-avril 1991 : à la fin de la première guerre du Golfe, les Kurdes irakiens se soulèvent. La répression entraîne l’exode de deux millions de Kurdes vers la Turquie et l’Iran.
– 1992 : intervention militaire turque contre les bases du PKK en Irak. Des combats éclatent entre le PKK et les Kurdes irakiens, qui apportent leur soutien à l’armée turque.
– Mars 1995 : l’armée turque déploie 36 000 soldats en territoire irakien pour combattre le PKK. Début d’une politique de la terre brûlée dans le Sud-Est anatolien, qui contraint à l’exil 2 à 3 millions de personnes.
– Février 1999 : les Turcs annoncent avoir capturé Abdullah Öcalan, leader du PKK, enlevé au Kenya par un commando. Il est condamné à mort pour trahison le 29 juin, une peine commuée en réclusion à perpétuité en 2002.
– Février 2000 : le PKK annonce l’arrêt de la lutte armée.
– Mai 2004 : les rebelles kurdes annoncent la rupture de la trêve unilatérale décrétée en 2000.
– 12 septembre 2006 : un attentat à la bombe, attribué au PKK, fait dix morts dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir.
– 30 septembre 2006 : le PKK décrète un cessez-le-feu.
– Octobre 2007 : le Parlement vote le principe d’une intervention militaire contre les rebelles kurdes basés en Irak. En décembre, l’armée lance des raids aériens.
– Juin 2009 : la Turquie et l’Irak signent un accord pour renforcer leur coopération pour lutter contre les rebelles.
– Octobre 2009 : pour la première fois, un groupe de 34 membres et de proches du PKK est autorisé à rentrer en Turquie.
– Novembre 2009 : des programmes en kurde sont autorisés à être diffusés à la radio et à la télévision et les partis politiques sont autorisés à faire campagne en kurde pour les élections.
– 2010 : des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec le PKK, dont le maire de Diyarbakir, des avocats et des journalistes sont arrêtés.
– Juin 2010 : onze soldats turcs sont tués dans des attaques du PKK. Le Premier ministre promet de « noyer dans le sang » les responsables de leur mort.
– Juin 2011 : percée kurde aux élections législatives (36 députés contre 20 précédemment).
– Août-septembre 2011 : reprise des violents affrontements entre les rebelles du PKK et l’armée turque, après l’échec de discussions secrètes engagées en 2009 en Norvège.
– Octobre 2011 : 24 soldats turcs sont tués dans des attaques de rebelles. En répression, nouvelle vague d’arrestations dans les milieux kurdes.
– Décembre 2011 : l’aviation turque cause la mort de 34 civils à la frontière de l’Irak, des contrebandiers pris pour des rebelles du PKK.
– Septembre-novembre 2012 : plusieurs centaines de détenus kurdes observent une grève de la faim, levée sur l’intervention d’Abdullah Öcalan. Dans la foulée, Ankara dépose un projet de loi autorisant les Kurdes à se défendre dans leur langue devant les tribunaux.
– Décembre 2012 : les autorités admettent avoir repris, via les services secrets, des discussions avec Abdullah Öcalan.
– Janvier 2013 : trois militantes kurdes, dont une des fondatrices du PKK, sont assassinées à Paris.
– 21 mars 2013 : Abdullah Öcalan annonce un cessez-le-feu unilatéral et appelle les combattants du PKK à se retirer du territoire turc.
– 25 avril 2013 : le PKK annonce que ses forces combattantes quitteront la Turquie à partir du 8 mai, dans le cadre des négociations de paix.
– 8 mai 2013 : le retrait des rebelles kurdes vers le nord de l’Irak a commencé, annonce Selahattin Demirtas, coprésident du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), principal parti prokurde.

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