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À La Une - Syrie

Damas aurait donné son accord de principe pour "Genève 2"

L'opposition exige des garanties sur l'engagement du régime à négocier une transition.

Sur cette photo datée sur 20 mai, des civils aident une personne blessée par l'explosion d'une roquette près de Damas. Ammar Al-Erbeeni/Shaam News Network/Handout via Reuters

La Russie, principal soutien du régime syrien, a déclaré vendredi avoir obtenu l'accord de principe de Damas pour la nouvelle conférence de paix que la communauté internationale s'efforce d'organiser à Genève. "Nous notons avec satisfaction que nous avons reçu de Damas un accord de principe du gouvernement syrien pour participer à une conférence internationale", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch. Il s'agit de faire en sorte que "les Syriens eux-mêmes puissent parvenir au règlement de ce conflit destructeur pour le pays et pour la région", a-t-il ajouté. Cet accord a été obtenu lors de la visite mercredi et jeudi à Moscou du vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, a-t-il indiqué.

 

M. Moqdad était venu à Moscou pour discuter de l'initiative russo-américaine de cette nouvelle conférence, lancée à l'occasion d'une visite du secrétaire d'Etat américain John Kerry à Moscou au début du mois.

 

Le porte-parole de la diplomatie russe a par ailleurs critiqué l'opposition syrienne et exclu toute condition préalable à la conférence. "On voit de nouveau apparaître la condition préalable du départ du président Bachar el-Assad, la question de la formation d'un +gouvernement+ sous égide de l'ONU", a déclaré M. Loukachevitch. "Tout est fait pour vider de son sens l'idée de la conférence", a-t-il regretté.

 

M. Loukachevitch a notamment jugé illusoire d'évoquer la date du 10 juin, avancée dans la presse occidentale, pour cette conférence qui fera suite à celle tenue à Genève en juin 2012. "Il n'est pas sérieux de demander de fixer immédiatement une date pour la conférence sans savoir clairement qui, et avec quelles prérogatives, s'exprimera au nom de l'opposition", a déclaré M. Loukachevitch.

 

La Coalition nationale de l'opposition syrienne réunie depuis jeudi à Istanbul pour débattre de sa participation à la conférence de paix, a jugé vendredi l'accord de principe du régime comme "très vague". "Nous voulons entendre cette déclaration de la bouche du gouvernement d'Assad (...) Nous voulons savoir qu'ils ont vraiment l'intention de négocier la transition vers un gouvernement démocratique qui inclurait le retrait de Bachar el-Assad", a déclaré à l'AFP Louay Safi, porte-parole de la Coalition.

 

Interrogé sur une participation de la Coalition, en tant que principal groupe de l'opposition syrienne, à cette conférence internationale dite "Genève 2", initiée par les Etats-Unis et la Russie pour trouver une solution politique au conflit, M. Safi a estimé que les opposants avaient besoin de "plus de clarté" pour se décider.

"Tout cela est encore très vague et le gouvernement Assad a été très évasif quand il s'agit de fournir des déclarations ou des informations sur les solutions politiques", a affirmé le porte-parole, qui s'exprimait en marge d'une importante réunion de la Coalition à Istanbul. "Les Russes ont déjà dit que le gouvernement syrien avait une équipe pour négocier. (Mais) nous ne savons pas selon quels termes. Ont-ils les mandats pour négocier en toute bonne foi la transition ou pas?", a-t-il ajouté.

 

L'opposition syrienne exige que toute solution politique au conflit implique le départ du président Assad et des membres de son régime les plus impliqués dans les violences. M. Safi a appelé Moscou, un des principaux soutiens internationaux du régime de Damas, a fournir des "garanties" sur un départ du président Assad.

 

Onze pays soutenant l'opposition, dont les Etats-Unis, ont tenté de rassurer la Coalition sur ce point en affirmant à Amman mercredi que "Bachar el-Assad, son régime et ses proches qui ont du sang sur les mains ne pourront tenir aucun rôle dans le futur en Syrie". Ce groupe des "Amis de la Syrie" a également annoncé qu'il continuerait d'aider les rebelles jusqu'au départ de M. Assad.

 

Jeudi, le chef démissionnaire de l’opposition syrienne, Ahmad Moaz el-Khatib, a de son côté suggéré pour la première fois d’accorder un sauf-conduit pour quitter le pays à Bachar el-Assad et à 500 membres du régime, si le président syrien accepte de se retirer du pouvoir.
Dans son "initiative" présentée sur Facebook, il propose que "20 jours après son acceptation d’une transition pacifique, Bachar el-Assad remette ses attributions au vice-président Farouk el-Chareh ou au Premier ministre Waël al-Halaqi". En échange de l’acceptation de cette transition, affirme Moaz el-Khatib, "Bachar el-Assad aura la garantie de pouvoir quitter le pays avec 500 personnes choisies par lui, accompagnées de leurs familles et de leurs enfants, vers n’importe quel pays qui acceptera de les recevoir".


C’est la première fois qu’un dirigeant de l’opposition propose une immunité pour Bachar el-Assad et les membres de son régime. "Je fais cette proposition pour éviter la destruction de la Syrie et sa dislocation tant sur le plan humain que social. Mon initiative est d’origine syrienne, son objectif est syrien. Il s’agit d’un tout avec un calendrier précis", dit-il.

 

Tribune

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La Russie, principal soutien du régime syrien, a déclaré vendredi avoir obtenu l'accord de principe de Damas pour la nouvelle conférence de paix que la communauté internationale s'efforce d'organiser à Genève. "Nous notons avec satisfaction que nous avons reçu de Damas un accord de principe du gouvernement syrien pour participer à une conférence internationale", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch. Il s'agit de faire en sorte que "les Syriens eux-mêmes puissent parvenir au règlement de ce conflit destructeur pour le pays et pour la région", a-t-il ajouté. Cet accord a été obtenu lors de la visite mercredi et jeudi à Moscou du vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, a-t-il indiqué.
 
M. Moqdad était venu à Moscou pour discuter de...
commentaires (4)

"principes?" chez des bääSSyriens ! Faut pas Rêver....

Antoine-Serge KARAMAOUN

20 h 14, le 24 mai 2013

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Commentaires (4)

  • "principes?" chez des bääSSyriens ! Faut pas Rêver....

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    20 h 14, le 24 mai 2013

  • TOUS CES MASSACRES POUR RIEN. A LA FIN UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION SERA FORMÉ ET DES ÉLECTIONS LIBRES ET DÉMOCRATIQUES S'ENSUIVRAIENT. LES RÉFORMES POUR LESQUELLES LE PEUPLE S'EST INSURGÉ ! VAINQUEUR ? LE PEUPLE ! LES MERCENAIRES DE TOUS BORDS PERDANTS !

    SAKR LOUBNAN

    16 h 29, le 24 mai 2013

  • Genève 2 la blague du jour pour une Syrie qui se divise en ethnies . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    13 h 52, le 24 mai 2013

  • Les opposants ont au moins ça à se mettre sous la dent, accord de principe veut tout dire, auront ils le choix des protagonistes, se verront ils récuser certains membres, le régime légitime joue sur du velours face aux mercenaires battus à Qousseir malgré l'engagement des sponsors WSQQNCT, c'est cela le vrai constat qui sera fait à Genève.Then, don't rush a hot soup, take it easy..coooollll...

    Jaber Kamel

    13 h 42, le 24 mai 2013

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