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À La Une - Liban

Gemayel rencontre le pape Tawadros II et condamne les attaques contre les chrétiens dans la région

Le président Gemayel en compagnie du pape copte Tawadros II.

Le leader du parti Kataëb, l’ancien président de la République Amine Gemayel, actuellement en visite en Italie, a rencontré hier à Rome le chef de l’Église copte, le pape Tawadros II, avec qui il a notamment évoqué la situation des chrétiens dans la région, et plus particulièrement des coptes d’Égypte à la lumière des derniers développements. Le président Gemayel a condamné à cette occasion les attaques contre les chrétiens, appelant les révolutionnaires égyptiens à préserver les objectifs initiaux du mouvement, à savoir l’établissement de la démocratie, de la justice, des libertés, du pluralisme et de la protection des droits de l’homme.


Le président Gemayel a par ailleurs renouvelé sa condamnation de l’enlèvement des deux évêques à Alep, appelant la communauté internationale à déployer tous ses efforts pour pousser les ravisseurs à libérer les deux hommes.
Le leader du parti Kataëb s’est par ailleurs félicité de la rencontre qui a eu lieu au Vatican entre le pape François et le pape Tawadros II, la première depuis quarante ans. Il s’agit d’une entrée en matière importante pour une rencontre entre les différentes Églises, a souligné Amine Gemayel, qui a salué la position du pape copte de s’ouvrir aux efforts en faveur de l’unité des Églises dans le monde.


L’ancien chef de l’État s’était entretenu samedi avec la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, de la situation au Liban et dans la région, ainsi que de la dynamique actuellement mise en place par les Russes, les Américains et les Européens pour trouver une solution à la crise syrienne. La rencontre avait également porté sur le problème des réfugiés syriens au Liban et ses éventuelles répercussions sur le pays et la région.
La ministre italienne a exprimé pour sa part le soutien de son pays à la stabilité au Liban à laquelle « contribue l’action de la Finul ». Mme Bonino a assuré en outre le soutien de l’Italie à l’idée de l’organisation d’un congrès international consacré aux réfugiés syriens.


À ce propos, M. Gemayel a déclaré avoir insisté auprès de son interlocutrice sur l’importance d’un tel congrès qui serait chapeauté par l’ONU, « sachant que le congrès du Koweït n’a pas donné les résultats escomptés », a-t-il dit. Il a ajouté que le mouvement des réfugiés représente désormais « une menace » pour plusieurs pays de la région.
Le chef du parti Kataëb a indiqué avoir également évoqué avec la ministre la question de la neutralité du Liban, appelant le gouvernement italien à appuyer ce principe sur la scène européenne et internationale, ainsi que la déclaration de Baabda qui y fait référence. Selon lui, cette déclaration est « susceptible d’augmenter les chances de paix dans la région ».
Signalons que l’ancien président de la République a en outre prononcé une allocution dans le cadre du congrès général du Parti démocratique au pouvoir en Italie, en présence de 400 personnalités politiques. La conférence a porté sur le printemps arabe, la révolution syrienne et la situation libanaise. Dans son intervention, M. Gemayel a notamment mis en garde contre un avènement des dictatures théocratiques extrémistes après l’effondrement des régimes despotiques, estimant que les deux sont aussi dangereux l’un que l’autre. Aussi a-t-il appelé à la mise en place d’un pacte d’honneur entre les groupements historiques dans la région qui préserverait les libertés, le pluralisme et les droits de l’homme.

 

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Le leader du parti Kataëb, l’ancien président de la République Amine Gemayel, actuellement en visite en Italie, a rencontré hier à Rome le chef de l’Église copte, le pape Tawadros II, avec qui il a notamment évoqué la situation des chrétiens dans la région, et plus particulièrement des coptes d’Égypte à la lumière des derniers développements. Le président Gemayel a condamné à cette occasion les attaques contre les chrétiens, appelant les révolutionnaires égyptiens à préserver les objectifs initiaux du mouvement, à savoir l’établissement de la démocratie, de la justice, des libertés, du pluralisme et de la protection des droits de l’homme.
Le président Gemayel a par ailleurs renouvelé sa condamnation de l’enlèvement des deux évêques à Alep, appelant la communauté internationale à déployer...
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