Des enseignants libanais manifestant le lundi 10 décembre 2012 à Baabda. Photo Hassan Assal
Le comité de coordination syndical a confirmé dans un communiqué publié ce lundi, son appel à la grève mercredi prochain. Selon le texte, une manifestation massive sera organisée mercredi près du Grand Sérail, pour protester contre le report du transfert du projet de loi relatif à la grille des salaires au Parlement.
Le comité de coordination syndical avait observé ce matin un sit-in devant l'entrée du palais présidentiel à Baabda, appelant à une participation massive à la grève et à la manifestation, prévues mercredi.
Les syndicats sont mobilisés depuis plusieurs mois pour que la nouvelle grille des salaires soit transmise au Parlement, le gouvernement refusant de le faire avant d’en avoir trouvé les sources de financement.
Lundi matin, le Conseil des ministres a une nouvelle fois échoué à s’entendre sur le financement de l'échelle des salaires dans le secteur public.
Le Cabinet a décidé de poursuivre ses discussions mercredi, a déclaré à l’issue de la réunion le ministre du Travail Salim Jreissati. "Chaque réunion du Conseil abordera le dossier du financement de la nouvelle grille des salaires jusqu’à son adoption", a-t-il dit.
"Il est inacceptable que cette question ne soit pas encore résolue alors qu’elle monopolise l’énergie du gouvernement et celle des fonctionnaires et des employés”, a pour sa part déclaré le président du Parlement Nabih Berry au quotidien as-Safir paru lundi. "Il est urgent d’aboutir à une formule de consensus qui satisferait les demandes légitimes (des fonctionnaires) tout en prenant en compte les impératifs du budget", a-t-il ajouté.
Selon as-Safir, M. Berry et le Premier ministre Nagib Mikati se seraient entendus sur les moyens de financer la nouvelle grille des salaires "sans affecter les fonctionnaires à faibles revenus".
De leur côté, les organismes économiques ont réitéré lundi leur rejet de la nouvelle échelle des salaires, affirmant qu’elle aurait des répercussions négatives sur l’économie du Liban.
Le président des organismes économiques, l’ancien ministre d’État Adnane Kassar, a indiqué lors d’une conférence de presse que toute augmentation des salaires conjuguée à une baisse de la croissance aura des répercussions négatives au niveau macro-économique.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), Mohammed Choucair, a lui aussi mis en garde contre un effondrement de l’économie.
De même, les président de l’Association des industriels (AIL), Neemat Frem, et de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), Nicolas Chammas, ont appelé lors de la même conférence de presse le chef de l’État Michel Sleiman à intervenir pour éviter un effondrement de l’économie.
Pour mémoire :
"Mon salaire, je le touche une fois par an, deux ans plus tard !"
Nouvelle grille des salaires, mesure kamikaze pour l’économie ?
Le comité de coordination syndical avait observé ce matin un sit-in devant l'entrée du palais présidentiel à Baabda, appelant à une participation massive à la grève et à la manifestation, prévues mercredi.
Les syndicats sont mobilisés depuis plusieurs mois pour que la nouvelle grille des salaires soit transmise au Parlement, le gouvernement refusant de le faire avant d’en avoir trouvé les sources de financement.
Lundi matin, le Conseil des ministres a une nouvelle fois échoué à...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine