La grève de ce jeudi 8 novembre 2012 n'est que le dernier épisode en date d'un conflit social qui a débuté il y a des mois. Ici, des fonctionnaires grévistes devant le ministère de l’Information en juillet dernier.
Les écoles et les administrations publiques ont largement suivi jeudi l’ordre de grève lancé par les syndicats pour protester contre l’échec du gouvernement libanais à trouver les moyens de financer la hausse de l’échelle des salaires.
Les écoles et les administrations de Beyrouth, du Metn, de Aley, du Nord et du Sud du pays ont débrayé, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Selon la même source, certains fonctionnaires des administrations publiques se sont rendus sur leur lieu de travail sans toutefois s’acquitter de la moindre tâche.
Certaines écoles privées ont toutefois ouvert leurs portes.
Ce matin, le président du Comité de coordination syndicale, Hanna Gharib, a menacé de paralyser le secteur public si le gouvernement ne trouve pas les moyens de financer la hausse de l’échelle des salaires.
"Il s’agit d’un énorme scandale, une atteinte au prestige de l’Etat. Le gouvernement se ligue avec le patronat contre les fonctionnaires", a déclaré M. Gharib à lorientlejour.com jeudi matin.
"Pourquoi le gouvernement trouve-t-il les moyens de financer la corruption et la contrebande et non l’échelle des salaires du secteur public ?", a poursuivi le syndicaliste. "Nous allons paralyser pour longtemps le secteur public si nos revendications ne sont pas satisfaites, nous allons sûrement vers des mesures d’escalade", a-t-il ajouté. "Nous ne voulons pas que le gouvernement impose de nouvelles taxes aux pauvres, mais qu’il trouve des sources de financement auprès des riches et des entreprises qui enregistrent de grands profits".
Le Premier ministre Nagib Mikati a appelé pour sa part au dialogue avec les syndicats. "L’escalade ne mènera nulle part", a-t-il dit. "Cette question à besoin d’être étudiée en collaboration avec des institutions financières locales et internationales".
"Nous comprenons parfaitement les demandes des syndicats et celles des fonctionnaires, mais nous devons maintenir la stabilité monétaire. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’approuver des décisions qui porteront atteinte à l’économie", a ajouté M. Mikati.
Mercredi, le gouvernement n'a pas réussi à trouver les moyens de financer la hausse de l’échelle des salaires pourtant adoptée en septembre, provoquant l'ire des syndicats. Ces derniers n'en sont pas à leur première grève. le mouvement de protestation dure depuis plusieurs mois déjà.
Le ministre de l’Information Walid Daouk a souligné à l’issue de la réunion du gouvernement mercredi soir, que le financement de la nouvelle grille des salaires doit prendre en considération bon nombre d’indicateurs socio-économiques, car une hausse appliquée de manière désordonnée risque d’avoir des conséquences néfastes sur les finances publiques. Se rendant à l’avis de Riad Salamé, gouverneur de la Banque Centrale, le ministre des Finances Mohammad Safadi a souligné qu’il est moins grave pour l’État de faire face à un jour de grève qu’à un "effondrement de l’économie".
Lire aussi
Manifestation antiloi 174 : le deuil du tourisme
Les dépenses touristiques en baisse de 24 % au troisième trimestre
Pour mémoire
Osez..., le billet de Rana Andraos
Les écoles et les administrations de Beyrouth, du Metn, de Aley, du Nord et du Sud du pays ont débrayé, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Selon la même source, certains fonctionnaires des administrations publiques se sont rendus sur leur lieu de travail sans toutefois s’acquitter de la moindre tâche.
Certaines écoles privées ont toutefois ouvert leurs portes.
Ce matin, le président du Comité de coordination syndicale, Hanna Gharib, a menacé de paralyser le secteur public si le gouvernement ne trouve pas les moyens de financer la hausse de...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine