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À La Une - Jeux Olympiques

Beyrouth-Londres, 64 ans après

La délégation libanaise aux Jeux de Tokyo en 1964.

Londres constitue incontestablement une étape importante pour le sport libanais dans la mesure où l’aventure olympique de nos vaillants athlètes commença dans la capitale britannique à l’occasion des Jeux de 1948.
C’est là en effet que la première délégation libanaise comprenant des athlètes (1 boxeur, 5 lutteurs et 2 tireurs) se rendit avec les rêves olympiques les plus fous.
Mais avant d’en arriver là, la renaissance sportive au Liban remonte à 1920. À partir de cette date, des clubs de football, d’athlétisme, de natation, de ski, de lutte, de boxe, d’haltérophilie, etc, virent le jour successivement.
Ces sports furent pratiqués pendant un certain temps sans autorités responsables et ce n’est qu’en 1933 que les fédérations ont commencé à être formées. Quoique ne possédant pas de comité olympique, le Liban envoya une délégation d’officiels, dirigée par cheikh Pierre Gemayel, aux Jeux de la XIe Olympiade à Berlin, en 1936. C’est justement à l’occasion de ces Jeux que cheikh Pierre fut impressionné par la discipline allemande et s’en inspira pour son futur parti. Mais cela est une autre histoire.
Ce n’est que onze ans après, en 1947, sur les conseils et directives d’Angelo Bolanaki, membre du Comité olympique grec, que fut fondé le Comité olympique libanais (COL), dont le premier président fut cheikh Gabriel Gemayel.
À partir de cette date, le COL s’efforça d’assurer la représentation de son pays à chaque célébration d’Olympiade, de même qu’à chaque édition des Jeux d’hiver.
Si, à ce jour, aucun sportif libanais ne détient un titre olympique, deux lutteurs, Zakaria Chéhab, médaille d’argent, et Khalil Taha, médaille de bronze, s’illustrèrent en 1952 (lutte gréco-romaine), un haltérophile, Mohammad Traboulsi, remporta la médaille d’argent en 1972. La dernière médaille olympique décrochée par un Libanais remonte aux Jeux de Moscou (1980) où Hassan Béchara décrochait le bronze, décidément, c’est une spécialité, en lutte gréco-romaine.
2012. Soixante-quatre ans plus tard, les sportifs libanais reviennent à Londres avec une délégation forte de 10 athlètes, avec l’objectif de mettre un terme à une disette de 32 années. « Ce sera très difficile de décrocher une médaille », avait confié avec objectivité, à L’Orient-Le Jour, l’actuel président du COL, Antoine Chartier. À l’issue des dix premiers jours de compétition, les prévisions de Chartier semblent hélas se réaliser.
En tennis de table, notre jeune championne nationale Tvine Carole Moumjoghlian s’est inclinée sèchement dès le tour préliminaire de la compétition du simple dames face à la Camerounaise Sarah Hanfou par quatre sets blancs.
Au fleuret, Mona Shaito n’étant pas classée, elle faisait donc partie des 8 tireuses qui devaient passer le tour des 64es de finale. Elle a été opposée à Shaimaa el-Gammal et elle l’a battue. Mona s’est alors qualifiée pour le tour suivant, les 32es de finale où elle a eu la malchance de tomber sur Elisa Di Francisca, Italienne de 29 ans et classée 4e, qui l’a battue sur le rude score de 15/2. Finalement, la seule consolation est que c’est cette même Elisa qui allait obtenir la médaille d’or de l’épreuve.
Le nageur libanais Waël Kobrosly, détenteur d’une invitation officielle à participer aux JO, a terminé le 100m brasse en 1’00’’06. Il décroche un chrono honorable pour le Liban mais d’un niveau largement inférieur à ce qui est exigé aux Jeux pour se qualifier en demi-finale (top 16). Il termine sa série en dernière position.
La judoka Karen Chammas, 19 ans, a été battue le même jour par Elisabeth Willeboordse, une Néerlandaise de 33 ans qui sert au sein de la marine, catégorie (- 63 kg, judo)
Mardi, Zain Shaito, 21 ans, a été éliminé lors d’une compétition d’escrime. Le jeune Libanais a été battu au fleuret par le Chinois Jun Zhu, 28 ans.
La nageuse libanaise Katya Bachrouche n’a pas réussi mercredi à se qualifier pour les demi-finales des 800 mètres nage libre aux Jeux olympiques de Londres 2012, en dépit d’une excellente performance.
En effet, créditée d’un chrono de 8’35’’88, la championne libanaise a pulvérisé son record personnel de 9 secondes, et s’est classée deuxième de sa série. Au classement général, Bachrouche s’est hissée à la 19e position (toutes séries confondues). Classement malheureusement insuffisant pour se qualifier pour les demi-finales de l’épreuve où seules les 8 premières y ont accédé. Il n’en demeure pas moins que la nageuse libanaise a signé là une véritable gageure terminant à 14 secondes de la championne britannique Rebecca Adlington.
Enfin, samedi, Ray Bassil (trap, tir) n’a pas réussi à se qualifier pour la finale de l’épreuve de tir avec un score de 64 points ; elle est en effet arrivée à la 18e place.
Les derniers (minces) espoirs libanais reposent désormais sur Gretta Taslakian qui fait son entrée en lice aujourd’hui (200 m), Ahmad Hazer (mardi, 110m haies) et surtout Andréa Paoli (jeudi, taekwondo). Notre porte-drapeau aux Jeux de Londres cristallise peut-être l’espoir réel d’une médaille libanaise. Si Andréa Paoli réitère jeudi ses exploits des derniers championnats d’Asie où elle avait décroché le bronze en taekwondo (catégorie -57 kg), tout sera alors possible. On croise les doigts.
Londres constitue incontestablement une étape importante pour le sport libanais dans la mesure où l’aventure olympique de nos vaillants athlètes commença dans la capitale britannique à l’occasion des Jeux de 1948.C’est là en effet que la première délégation libanaise comprenant des athlètes (1 boxeur, 5 lutteurs et 2 tireurs) se rendit avec les rêves olympiques les plus fous.Mais avant d’en arriver là, la renaissance sportive au Liban remonte à 1920. À partir de cette date, des clubs de football, d’athlétisme, de natation, de ski, de lutte, de boxe, d’haltérophilie, etc, virent le jour successivement.Ces sports furent pratiqués pendant un certain temps sans autorités responsables et ce n’est qu’en 1933 que les fédérations ont commencé à être formées. Quoique ne possédant pas de comité olympique,...
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