Les images télévisées de rangées de sièges vides dans les stades et les salles de compétition ont rendu furieux les Britanniques, frustrés de n’avoir pu décrocher un sésame pour l’athlétisme, la natation, voire le tennis.
Jackie Brock Doyle, porte-parole du comité organisateur des jeux (Locog), a annoncé lundi lors d’une conférence de presse que « 3 000 billets ont été mis en vente dimanche et sont tous partis ».
Sur ces billets, 600 concernaient la gymnastique, l’une des disciplines les plus demandées.
« Nous allons faire de même au jour le jour », a-t-elle promis. Face à la colère des supporteurs ordinaires, qui ont dû batailler pour avoir des places, souvent au prix fort, les organisateurs ont indiqué qu’ils allaient prendre des mesures d’urgence pour remplir les sièges vacants, telles qu’offrir des billets aux enseignants et étudiants des arrondissements voisins du parc olympique ou aux militaires qui assurent la sécurité des JO.
Parallèlement, le Locog a retrouvé à qui appartenaient les billets pour voir si certains pouvaient être remis sur le marché. Selon les organisateurs, il ne s’agit pas de billets de parraineurs, mais de sièges attribués aux équipes olympiques ou aux comités nationaux.
Selon le président du comité d’organisation des Jeux Sebastian Coe, « ce sont toutes sortes de gens – fédérations sportives, athlètes, certains médias » – qui ne sont pas venus. « La plupart des parraineurs étaient bien là », a-t-il affirmé. Le Premier ministre David Cameron a jugé cette affaire « décevante », selon un porte-parole de Downing Street. Mais le Premier ministre « est satisfait de voir que le Locog s’occupe de ce problème, qu’il a déjà pris des mesures et examine ce qui peut encore être fait », a ajouté le porte-parole. Les images embarrassantes de rangées vides lors des épreuves sont passées en boucle à la télévision, notamment pour le tennis à Wimbledon. Lundi midi, le site Internet du Locog offrait des billets au compte-gouttes, dont certains à des prix astronomiques, comme pour la natation (plus de 300 euros la place). La billetterie en ligne des JO a suscité les critiques dès son ouverture, les places étant attribuées par tirage au sort et de nombreux demandeurs se retrouvant bredouilles, alors qu’il restait des places.
Il y a eu quelque 22 millions de demandes pour 8,8 millions de billets disponibles. 75 % des billets étaient proposés au public, 12 % aux comités nationaux olympiques, 5 % à la « famille olympique » et 8 % aux parraîneurs.

