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Beyrouth-Londres, 64 ans après

Progrès techniques et JO : plus haut, plus vite, plus fort

La devise olympique, « plus vite, plus haut, plus fort » n’aura jamais autant été d’actualité. À mi-parcours de ces Jeux olympiques de Londres, déjà une dizaine de records du monde ont été battus : des nageurs qui nagent plus vite, des athlètes qui sautent plus haut, des coureurs qui courent plus rapidement... Quelle est la part du progrès technique dans ces prouesses sportives ?
Retour sur ces évolutions scientifiques et techniques qui ont changé le visage du sport.
Première découverte scientifique : le doping permet irrémédiablement d’aller au-delà des capacités humaines. Déjà en 1924, un an après sa victoire du tour, Henri Pélissier explique à des journalistes qu’il prend de la cocaïne et des pilules pour tenir bon. Pour « mettre le feu à la chaudière », on passe donc du « bon repas » au « petit stimulant », en passant par la « vitamine C concentrée dans des produits spécialisés ». C’est le début du dopage.
En 1980, contrôles antidopage obligent, on passe à un produit euphorisant plus discret : la cortisone. Un menu qui n’est pas sans danger pour les coureurs...
Mais le couple Science et Sport ne se réduit heureusement pas au dopage. Dans certaines disciplines, les progrès techniques permettent de révolutionner les équipements des sportifs.
En 1962, la fibre de verre change le visage du saut à la perche. Du bâton de bambou à la perche en fibre de verre flexible, la différence est notable : le record passe subitement de quelque 3 mètres à 4 mètres 89.
20 ans plus tard, le matériel se perfectionne encore avec des perches en fibre de carbone. Tant et si bien qu’une question commence à poindre : quelle est la part du matériel utilisé dans la performance sportive ?
En natation aussi, le progrès technique change la donne. En 1999, on passe du traditionnel slip de bain à la combinaison tissée en lycra et en téflon, qui permet aux nageurs de glisser sur l’eau.
10 ans plus tard, les nageurs troquent le lycra contre le polyuréthane. Alain Bernard bat cette année-là le record du monde dans une combinaison concoctée spécialement pour lui par... la NASA.
La devise olympique, « plus vite, plus haut, plus fort » n’aura jamais autant été d’actualité. À mi-parcours de ces Jeux olympiques de Londres, déjà une dizaine de records du monde ont été battus : des nageurs qui nagent plus vite, des athlètes qui sautent plus haut, des coureurs qui courent plus rapidement... Quelle est la part du progrès technique dans ces prouesses sportives ?Retour sur ces évolutions scientifiques et techniques qui ont changé le visage du sport.Première découverte scientifique : le doping permet irrémédiablement d’aller au-delà des capacités humaines. Déjà en 1924, un an après sa victoire du tour, Henri Pélissier explique à des journalistes qu’il prend de la cocaïne et des pilules pour tenir bon. Pour « mettre le feu à la chaudière », on passe donc du « bon repas » au...