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Mario Jr Haddad, des idées, des projets, de la bonne humeur !

Rencontre « Je veux faire des choses qui me plaisent. » Son sourire d’enfant satisfait est communicatif. Mario Jr Haddad travaille en s’amusant. Et quand ça marche, il passe à un autre projet, qu’il a également et autant envie de faire. Ainsi de suite...
30/07/2012
Il est, dit-il, « né dans le cinéma ». Un Empire d’images en technicolor construit par son grand-père Georges Haddad en 1919. Des salles mythiques, mais aussi un loisir nouveau qui a fait rêver les Libanais heureux de découvrir Buster Keaton, l’image et puis le son. À la mort du Godfather en 1956, ses deux fils Michel et Mario prennent la relève et continuent d’étendre leur Empire partout à Beyrouth. Les hommes se prennent pour Gary Grant et les femmes pour Sissi l’impératrice.
« Le cinéma reste mon premier amour », avoue Mario Jr. Il y travaille « le jour », en tant que directeur marketing, tout en cultivant avec succès, depuis quelques années, son autre passion pour la gastronomie. « La seule chose que j’aimais, à part le cinéma, c’était cuisiner. » Le Cuistot d’or 2003 décide donc, à 25 ans, d’ouvrir son premier restaurant. Nous sommes en 1998. La mode au Liban n’est pas encore au sushi. De Londres où il fait ses études, il importe le concept, sans vraiment réaliser dans quelle aventure il se lançait. Le Sushi Bar ouvre ses portes à la rue Monnot, autrefois célèbre et célébrée. Avec 7 associés, ils apprennent le métier de restaurateur sur le tas. « L’ouverture a
été difficile. C’était catastrophique ! Les assiettes étaient mal présentées, les plats étaient servis en retard ! » 38 jours durant, les compères servent des repas gratuits à ces nouveaux clients, à la seule condition que ces derniers parlent du lieu à leurs amis. Au 39e jour, les choses se normalisent. Six mois plus tard, « le concept était rentabilisé ! ». L’année suivante, toujours plein d’idées, Mario Jr crée un lounge marocain baptisé « Raï ». 5 mois plus tard, « le concept est rentabilisé ! ». Suivront de nombreuses aventures différentes, Asia, Silverscreen, Sushi Express, Bert’s. Certaines réussissent, d’autres moins, victimes, vu leur emplacement place Riad el-Solh, d’une situation sécuritaire périlleuse. En 2010, Haddad se met au chinois avec « The Jasmine Room », un restaurant décalé aux parfums d’Orient, après avoir réinventé l’histoire de Khalil al-Falamanki qu’il a mise en scène dans un café-restaurant éponyme. Un hommage gourmand que lui rend son petit-fils Anis, en exposant dans ce lieu charmant et avec fierté son histoire, ses objets personnels et les plats locaux qu’il présente. « C’était surtout une envie de recréer ce concept de village à Beyrouth qui nous manque. » Depuis quelques mois, la Dekkanet al-Falamanki a vu le jour. « Une suite logique, et pour nous une manière de rendre aux producteurs ce qu’ils nous ont donné, de les mettre en avant en proposant leurs produits et leur savoir-faire. Nous avons passé 6 mois en repérage pour trouver le meilleur village pour chaque produit », précise-t-il. Fort d’une expérience accumulée au cours de ces 15 dernières années, il fonde avec Tomas Reger, executive chef au Sushi Bar et The Jasmine Room, une boîte de consultants qu’ils ont baptisée « Food for thought ».

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Ce dernier épisode à peine lancé, et usant, encore une fois, de son instinct, Mario Jr Haddad, toujours boosté par une belle énergie, continue de se faire plaisir en installant un « pop-up restaurant », à savoir un restaurant provisoire, à Mar Mikhaël, en face du cimetière des bus. « Ce projet insolite et nouveau au Liban n’a pas de nom, raconte-t-il, ou plusieurs noms. D’ailleurs, il n’en a pas besoin... » En effet, les gens retiendront de ce lieu improvisé, monté en quelques jours sur un terrain vague, une ambiance très berlinoise, un décor curieux, une cuisine du marché et... un terrain de pétanque pour les aficionados. Explications, données sur un bar en bois et des matériaux de récupération, face à un container jaune qui sert de cuisine et des murs tagués : « Ce terrain va servir à la construction d’un nouveau Sushi Bar – nous devons bientôt déménager de la rue Abdel Wahab –, et d’autres restaurants. En attendant le permis, qui va prendre 12 à 18 mois, j’ai eu envie de faire quelque chose d’amusant et d’inhabituel, et proposer une bonne cuisine fraîche. » Et d’ajouter : « Aux premières pluies, on démonte tout, on casse et on commence à construire. »
Un an plus tard, ou avant, allez savoir, Mario Jr Haddad aura déjà trouvé de nouvelles idées, qui lui plaisent, sûrement...

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