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À Tunis, on savoure désormais le goût de la liberté

Baignée par les vagues, la côte tunisienne respire le jasmin

Tourisme Le pays s’ouvre actuellement à de nouveaux marchés et intéresse de plus en plus les riches visiteurs russes.
OLJ
09/07/2012
Des maisons blanches qui respirent le soleil, des bougainvilliers multicolores, un air qui sent le jasmin et les fleurs d’oranger, des villes baignées par la mer. Bienvenue en Tunisie, un pays vaste de 164 150 kilomètres carrés et qui compte 10 673 800 habitants.
Si un jour vous décidez de passer vos vacances dans un pays du Maghreb, n’hésitez pas à choisir la Tunisie. Ici on se baigne dans la Méditerranée, on visite des ruines romaines, byzantines et arabes, on découvre le désert et on se balade tranquillement le soir dans la douce chaleur des villes.
Ce n’est pas tout. Les Tunisiens ressemblent aux Libanais en version moins agressive et, eux aussi, se revendiquent des racines phéniciennes.
Durant les années soixante, la Tunisie avait opté pour le tourisme de masse, tourné vers l’Europe, notamment la France et l’Allemagne. Le pays s’ouvre actuellement à de nouveaux marchés et intéresse de plus en plus les riches touristes russes.
Secteur le plus fragile de l’économie, le tourisme a connu d’importantes pertes après la révolution. « Ainsi, en 2011, le nombre de touristes avait chuté de 40 pour cent. L’année 2012 se présente sous un meilleur angle avec des chiffres à 20 pour cent à la baisse en comparaison avec ceux de l’année 2010, celle qui a précédé la révolution », explique le ministre tunisien du Tourisme, Elyes Fakhfekh.

Carthage la phénicienne
Par son architecture et son quotidien et certes son emplacement géographique, Tunis allie la Méditerranée et l’Afrique. Les bâtiments de la capitale tunisienne sont majoritairement d’inspiration française, celle du protectorat instauré en 1881.
Elle ne présente pas d’édifices élevés, c’est une ville vaste, s’étendant sur la côte. Ses immeubles blancs de deux et de trois étages aux grandes fenêtres rappellent les bâtiments des années vingt de Beyrouth.
Sa mosquée principale, Zeitouna, avait été construite par les Omeyyades au VIIIe siècle. Bâtie au cœur de la ville, elle est située à proximité du vieux souk arabe.
Tunis abrite aussi le musée du Bardo qui dispose de la plus importante collection de mosaïques du monde antique, de la Rome païenne à celle du christianisme.
Carthage, baignée par la mer, est bien comparable à Byblos. Selon la légende, rapportée par Virgile, un siècle après la destruction romaine de la ville, elle a été bâtie par Elyssa princesse de Tyr. La cité prospère durant l’ère phénicienne et romaine, mais devient une carrière de pierre après les conquêtes musulmanes qui ont fait prospérer Tunis. Classée en 1979 patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, elle présente plusieurs sites archéologiques et fait partie de la banlieue chic de Tunis.

Le Café des Délices
Sidi Bou Saïd, blanche et bleue, avec son port de plaisance et sa plage de sable, se dresse sur une colline se jetant dans la mer.
À l’heure du coucher du soleil, l’odeur du jasmin vous remplit les poumons. Le temps est parfait pour siroter une limonade au Café des Délices chanté par Patrick Bruel. Construit sur les hauteurs de Sidi Bou Saïd, il donne sur la mer. Ici l’on s’assoit sur des bancs en béton surmontés de coussins multicolores. Le café est aussi bien le lieu de prédilection des familles tunisiennes que des touristes.
Il y a plusieurs siècles, Sidi Bou Saïd était un port connu pour son phare. Un homme pieux, Bou Saïd, y vivait. Il priait et faisait le bien. À sa mort, un mausolée lui a été dédié et la ville a pris son nom.
Sidi Bou Saïd abrite les Tunisiens riches, des piscines privées sont aménagées dans les petits jardins des villas perchées sur les collines.
La ville présente aussi une vieille résidence édifiée par un philanthrope français, le baron Rodolphe d’Erlanger, qui avait imposé aux habitants de construire, tout comme lui, des maisons peintes en blanc et bleu. L’immense villa, baptisée l’Étoile filante, avait été cédée par les descendants du baron d’Erlanger à l’État tunisien au cours des années 80.
Ici, des instruments de musique du monde arabe et de l’Afrique du Nord sont exposés. Certaines voûtes des salles de réception ainsi que les étagères de la bibliothèque, où l’on trouve des livres anciens, ont été construites en bois de cèdre du Liban, reconnaissable à son odeur typique.
La villa constitue un exemple type de l’architecture et de la décoration de l’Afrique du Nord.
Hammamet est connue pour son tourisme de masse et ses hôtels de bord de mer qui offrent des prestations faisant rêver tous ceux qui manquent de soleil : plage, piscine, sport de glisse, fruits frais...
La ville est renommée aussi pour ses spas dont certains valent bien les meilleurs centres d’Europe. Parmi eux, il y a ceux qui assurent également à leurs clients la chirurgie plastique et d’autres soins plus légers contre le vieillissement, notamment des injections de botox et d’acide hyaluronique.
La vieille ville, construite au XIIe siècle, avec ses murailles anciennes et ses ruelles étroites, vaut aussi le détour.
Enfin sur le plan culinaire, la Tunisie est connue pour son couscous et ses bricks. Elle produit d’excellents vins et, comme il se doit pour un pays méditerranéen, de l’huile d’olive.

Pat.K.

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