Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

La liberté pleure

Journaliste dans l’âme et homme de combats, touche-à-tout génial, Ghassan Tuéni est parti hier à l’aube, à 86 ans. Les superlatifs ont, naturellement, plu : mythe, légende, héros, champion. Des libertés surtout. Ses obsèques ont lieu aujourd’hui.

Ghassan Tuéni. Photo Sami Ayad

Ghassan Tuéni est décédé hier à l’aube à l’âge de 86 ans d’une insuffisance rénale aiguë.

 

Né en 1926 et doté d’une personnalité exceptionnelle, Ghassan Tuéni a été député à 25 ans. Il a également occupé plusieurs fonctions ministérielles et diplomatiques : il a été notamment ambassadeur du Liban en Grèce puis à l’ONU où il a côtoyé les grands de ce monde. Il est considéré comme le principal artisan de la résolution 425 du Conseil de sécurité en 1978 qui a appelé Israël à retirer ses troupes après son invasion du sud du Liban, et qui ne se matérialisera qu’en 2000.

 

Propriétaire et ancien patron du journal à grand tirage an-Nahar, Ghassan Tuéni a également été PDG de L’Orient-Le Jour. Surnommé le « doyen des journalistes libanais », Ghassan Tuéni est l’auteur de plusieurs ouvrages en arabe et en français, dont Une guerre pour les autres (1985) sur la guerre civile au Liban.

 

Ses obsèques auront lieu aujourd’hui à 12h30 en la cathédrale Saint-Georges des grecs-orthodoxes, place de l’Étoile. Les condoléances, qui se poursuivront dimanche 10 et lundi 11 juin en l’église Saint-Nicolas à Achrafieh, ont commencé dès hier dans une très grande ferveur.

 

Parmi les personnalités venues présenter leurs condoléances, le président de la Chambre, Nabih Berry. « Ghassan Tuéni va à la rencontre de ceux qu’il a aimés et qui lui ont manqué dans sa vie. À nous, il va nous manquer constamment parce que nous l’aimions. Ce qu’il a laissé est unique : je parle d’an-Nahar, et c’est lui qui a initié, grâce à ce journal, un dialogue vieux de plus de soixante ans », a dit le n°2 de l’État.

 

Étaient également présents à l’église : le vice-président de la Chambre Farid Makari; les ministres Walid Daouk et Gebran Bassil ; les députés Marwan Hamadé, Michel Murr, Boutros Harb, Kazem Kheir, Fouad el-Saad, Robert Ghanem, Michel Pharaon, Mohammad Kabbani, Edgar Maalouf, Antoine Saad, Assem Araji, Jamal Jarrah, Robert Fadel, Nabil de Freige, Ammar Houry et Amine Wehbé ; les anciens ministres Michel Eddé, Tarek Mitri, Ibrahim Najjar, Mona Afeiche, Ziyad Baroud, Karam Karam, Joseph Hachem, Mikhaïl Daher, Issam Naaman et Wadih el-Khazen ; les anciens députés Misbah Ahdab, Camille Ziadé, Farès Souhaid, Talal Mereebi et Élias Atallah, ainsi que le Amid du BN Carlos Eddé, Mona Hraoui, les conseillers de Saad Hariri, Nader Hariri et Daoud Sayegh, de même que, naturellement, toute la famille d’an-Nahar.

 

« Il est vrai que mon grand-père n’écrivait plus depuis trois ans, mais il était présent parmi nous, nous nous réunissions autour de lui, nous ressentions sa proximité. La force qu’il nous a donnée, nous la récupérons chaque instant. Nous devons être forts dans des moments pareils, et an-Nahar perdurera », a dit, pour sa part, la députée Nayla Tuéni.

 

Lire aussi

Quelques écrits de Ghassan Tuéni

 

L'image qu'ils garderont de Ghassan Tuéni

Ghassan Tuéni est décédé hier à l’aube à l’âge de 86 ans d’une insuffisance rénale aiguë.
 
Né en 1926 et doté d’une personnalité exceptionnelle, Ghassan Tuéni a été député à 25 ans. Il a également occupé plusieurs fonctions ministérielles et diplomatiques : il a été notamment ambassadeur du Liban en Grèce puis à l’ONU où il a côtoyé les grands de ce monde. Il est considéré comme le principal artisan de la résolution 425 du Conseil de sécurité en 1978 qui a appelé Israël à retirer ses troupes après son invasion du sud du Liban, et qui ne se matérialisera qu’en 2000.
 
Propriétaire et ancien patron du journal à grand tirage an-Nahar, Ghassan Tuéni a également été PDG de L’Orient-Le Jour. Surnommé le « doyen des journalistes libanais », Ghassan Tuéni est l’auteur de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut