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Liban

Dans chaque article bien fait, il faut chercher son influence...

La mort comme une délivrance. C’est sans doute ce qu’a dû penser Ghassan Tuéni au cours des derniers mois de sa tragique existence, lui qui s’est toujours tenu tête haute et crête au vent, avant que les épreuves, la maladie et la vieillesse ne le contraignent à plier l’échine. Mais pour en arriver là, que de douleurs, de souffrances, de coups durs, de victoires et de défaites devant le sort, ce maître impitoyable qui tire en définitive toutes les ficelles. Ghassan Tuéni n’a pourtant cessé de le défier dans sa vie publique et dans sa vie privée, retrouvant toujours suffisamment de force pour rebondir et donnant ainsi aux Libanais des moments magiques, où ils pouvaient croire qu’ils pouvaient influer sur les projets internationaux et modifier ce qui peut sembler une fatalité. Plus qu’une école, il était aussi une institution qui montrait aux journalistes comment croire en eux et en leur pouvoir et ceux-ci le voyaient indestructible, lui qui avait donné à la profession ses titres de noblesse, n’hésitant ni à faire de la prison ni à provoquer les plus grands pour défendre ses idées. J’aurais aimé le connaître dans sa jeunesse flamboyante et pleine de promesses, je l’ai rencontré dans sa splendeur déclinante, lion blasé mais toujours plein de fougue, patriarche plein de la sagesse que seule une vie pleine de sommets et de descentes aux enfers peut donner. J’étais prête à me damner pour un éloge de sa part et aujourd’hui, les mots se bloquent parce qu’il n’y aura pas au bout sa réaction, positive ou critique. Le grand maître de la presse libanaise n’est plus et son départ est comme une boussole qui tombe en panne, un phare qui n’éclaire plus la côte, l’espoir que l’on perd d’une île au large. Aujourd’hui, il sera dans une tombe, mais désormais dans chaque article bien écrit, dans chaque scoop journalistique, il faudra chercher son influence, car elle traversera les pierres, les années et le désenchantement.
La mort comme une délivrance. C’est sans doute ce qu’a dû penser Ghassan Tuéni au cours des derniers mois de sa tragique existence, lui qui s’est toujours tenu tête haute et crête au vent, avant que les épreuves, la maladie et la vieillesse ne le contraignent à plier l’échine. Mais pour en arriver là, que de douleurs, de souffrances, de coups durs, de victoires et de défaites devant le sort, ce maître impitoyable qui tire en définitive toutes les ficelles. Ghassan Tuéni n’a pourtant cessé de le défier dans sa vie publique et dans sa vie privée, retrouvant toujours suffisamment de force pour rebondir et donnant ainsi aux Libanais des moments magiques, où ils pouvaient croire qu’ils pouvaient influer sur les projets internationaux et modifier ce qui peut sembler une fatalité. Plus qu’une école, il était...
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