Nicolas Sarkozy et François Hollande portant, ensemble, une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, le 8 mai 2012 à Paris. AFP/POOL/ JACKY NAEGELEN
Pour sa première sortie officielle comme président français élu, François Hollande a participé mardi au côté du sortant Nicolas Sarkozy aux cérémonies du 8-Mai, une parenthèse républicaine après l’âpre lutte de la présidentielle.
Les deux hommes, qui se sont durement affrontés pendant la campagne électorale, se sont serré la main avant de porter, ensemble, une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu puis de raviver la flamme sur la tombe.
Ils ont ensuite écouté, dans une atmosphère très solennelle -François Hollande à la droite du président en exercice, un pas en arrière- l'hymne national français puis le Chant des partisans, un chant de la Résistance entonné par les choeurs de l'armée française.
La présence des deux adversaires réunis pour l'occasion est inédite. Le 8 mai 1995, Jacques Chirac, au lendemain de sa victoire à la présidentielle, avait participé à la cérémonie aux côtés de François Mitterrand, mais ce dernier ne s'était pas représenté pour un nouveau mandat.
"C'était (l'image) du rassemblement qui devait se faire. Président encore en exercice, président élu qui va prendre ses responsabilités le 15 mai, nous devions être l'un et l'autre présents à cette cérémonie", a déclaré à la presse M. Hollande à l'issue de la cérémonie, pendant que Nicolas Sarkozy serrait des mains dans la foule.
Après cette parenthèse, rare moment d'union nationale pour rendre hommage aux morts de la Deuxième guerre mondiale, François Hollande devait prendre quelques heures de repos avant de replonger dans ses chantiers prioritaires : la formation d'un gouvernement et la préparation du premier grand rendez-vous européen avec la chancelière allemande.
La rencontre avec Angela Merkel, qui aura lieu immédiatement après son investiture, s'annonce délicate : François Hollande sera accueilli à Berlin à "bras ouverts" mais pas question de renégocier le traité de discipline budgétaire européen, déjà signé par 25 des 27 pays de l'UE, a-t-elle prévenu lundi.
François Hollande a de son côté envoyé aussi un message de fermeté à travers une interview réalisé à Slate.fr avant son élection mais relue après: "Nos amis allemands", dans les discussions sur la croissance, "ne peuvent pas poser deux verrous à la fois, un sur les eurobonds (obligations européennes) et un autre sur le refinancement direct des dettes par la BCE".
Pour Pierre Moscovici, responsable de la transition dans l'équipe de François Hollande, "une explication de fond" est nécessaire entre les deux dirigeants, mais au final, a-t-il assuré, "on trouvera un compromis" sur la croissance. "Cette préoccupation est en train de progresser" en Europe, a-t-il également dit.
Dans beaucoup de pays d'Europe, l'arrivée au pouvoir du socialiste français est vue comme l'occasion de sortir de politiques uniquement tournées vers l'austérité. Et elle n'a pas affolé les marchés.
Lundi, les bourses ont terminé nettement dans le vert, la France a pu lever sans difficulté près de 8 milliards d'euros à court terme et l'agence de notation financière Standard and Poor's a estimé que l'élection du socialiste français n'aurait "pas d'impact immédiat" sur la notation du pays.
Mais la fragilité de la zone euro et la crainte d'une nouvelle crise après les élections législatives de dimanche en Grèce, où la constitution du gouvernement relève du casse-tête, inquiète.
Mardi, le Japon a demandé à François Hollande de respecter ses engagements en matière de maîtrise du déficit (qui doit être ramené à zéro en 2017) et s'est inquiété de possibles nouvelles perturbations sur les marchés. "Nous voulons qu'il fasse ce qui a été décidé jusqu'à présent", a déclaré le ministre japonais des Finances, Jun Azumi, lors d'une conférence de presse.
Outre son rendez-vous à Berlin, François Hollande doit se préparer pour les sommets du G8 puis de l'Otan aux Etats-Unis du 18 au 21 mai, précédés d'une rencontre à la Maison Blanche avec Barack Obama. Le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, que François Hollande veut dès la fin de l'année, constitue un "dossier difficile", a prévenu le président américain.
A peine de retour, il sera attendu à une réunion extraordinaire des dirigeants européens le 23 mai à Bruxelles.
C'est sur ces échéances internationales, plus que sur la formation du gouvernement, que le président élu assure d'abord travailler cette semaine. Il a répété lundi soir que le nom de son Premier ministre serait connu "le 15 mai", jour de sa prise de fonctions. Pour le poste, Jean-Marc Ayrault est favori, Martine Aubry n'a pas perdu toutes ses chances et Pierre Moscovici fait figure de troisième homme.
Pour les autres postes du gouvernement, les pronostics sont également ouverts : Michel Sapin bien placé pour l'Economie, Pierre Moscovici en compétition avec Laurent Fabius pour les Affaires étrangères, Manuel Valls avec François Rebsamen pour l'Intérieur, Christiane Taubira avec Bertrand Delanoë pour la Justice...
Le futur Premier ministre aura pour tâche de conduire la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin.
Le PS va affronter une UMP bien décidée à transformer ce scrutin en un troisième tour de la présidentielle, mais il va devoir gérer aussi ses relations avec ceux qui ont soutenu François Hollande au second tour : Les Verts, qui vont réclamer ce mardi leur place au gouvernement, le Front de gauche, avec qui doivent être négociées des candidatures communes là où le Front National est menaçant, et enfin, le centriste François Bayrou.
L'UMP a en effet annoncé lundi qu'elle présenterait un candidat dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques contre le dirigeant centriste, qui risque ainsi de perdre son siège de député. A moins que le PS ne présente pas de candidat, solution qui "peut tout à fait se concevoir" selon Pierre Moscovici.
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Les deux hommes, qui se sont durement affrontés pendant la campagne électorale, se sont serré la main avant de porter, ensemble, une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu puis de raviver la flamme sur la tombe.
Ils ont ensuite écouté, dans une atmosphère très solennelle -François Hollande à la droite du président en exercice, un pas en arrière- l'hymne national français puis le Chant des partisans, un chant de la Résistance entonné par les choeurs de l'armée française.
La présence des deux adversaires réunis pour l'occasion est inédite. Le 8 mai 1995, Jacques...



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Qu’on imagine un peu une inénarrable comparaison ! Entre LA FRANCE et le Liban ! ! Ya hassértéhh ! Il suffit de se rappeler la Triste fois ou Maraoun devait remettre le Pouvoir en premier au PRESIDENT Moawad et puis ensuite au Président Hraoui après L’Assassinat du PRESIDENT Mouawad : LE SCANDALE ! Il y eu même cette Guerre contre Les FORCES des Ouéétes ! Un véritable "COUP" dans le dos !
10 h 30, le 08 mai 2012