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Liban

Haute tension : sit-in des habitants de Tilal Aïn Saadé contre le passage de la ligne

Un nouveau sit-in a été organisé samedi contre l’installation des lignes de haute tension 220 kilovolts sur le tronçon Bsalim-Aramoun (Metn). La nouveauté, c’est que la région qui s’est mobilisée cette fois-ci n’est pas Aïn Najm, comme c’est le cas depuis plusieurs mois : le sit-in a eu lieu au niveau de Tilal Aïn Saadé, près de ce qu’on appelle le « projet maronite N°3 », un complexe résidentiel près duquel passe déjà une ligne de 150 kilovolts et qui se trouve également dans la zone de la ligne controversée de 220 kilovolts. Les habitants de la région ont participé au sit-in, ainsi que des écologistes tels que Nada Zaarour, présidente du Parti des Verts, et Mahmoud Ahmadieh, président de Nature sans frontières (NSF). Les habitants ont exprimé une fois de plus leurs craintes sur la santé humaine d’une exposition prolongée au champ électromagnétique puissant émanant des lignes. Ils ont réclamé que les câbles soient enterrés au lieu d’être aériens, ce que le ministère de l’Énergie et l’Electricité du Liban (EDL) refusent de faire.
 Les habitants, qui ont formé un rassemblement en leur nom, ont publié un communiqué pour dénoncer une nouvelle fois deux récentes décisions du Conseil des ministres : celle qui a donné lieu à la tentative d’installer les lignes de force à Aïn Najm, malgré les protestations des résidents et des directions des écoles de la région, et celle, plus récente, qui consiste à acheter les appartements qui posent problème, selon les critères adoptés par les autorités.
 Le communiqué des habitants rappelle que « la distance (minimum entre les habitations et les lignes de haute tension) considérée comme sûre est de 175 mètres, si l’on admet que le courant qui passera dans ces câbles doit suffire à combler le besoin du Liban tel que défini dans le plan directeur de 2004, soit 2500 mégawatts ». « Dans ce cas, 2700 bâtiments sont exposés au danger », poursuit le texte. Il souligne que si, comme il est prévu, ce besoin augmente pour atteindre 4000 à 5000 mégawatts, bien plus de bâtiments seront exposés au danger. « Or le ministère de l’Énergie continue de considérer que cette distance minimum doit être de cinq mètres seulement, tel qu’énoncé dans le décret 6218 datant de 2001 ! » s’insurgent les habitants.
 Dans leur communiqué, les manifestants ont donc demandé au gouvernement de revenir sur sa décision d’acheter les appartements qu’il considère comme exposés, une mesure qu’ils ont qualifiée de « vulgaire tentative de soudoiement ». Estimant que « les parties prenantes à la polémique ne peuvent être en même temps les juges », ils ont demandé au gouvernement de « retirer ce dossier des mains du ministère de l’Énergie et de l’EDL, et de le transférer aux ministères de la Santé et de l’Environnement, parce qu’il s’agit d’une question de santé et d’environnement par excellence ». Ils ont également demandé aux autorités de réviser leurs critères de sécurité par rapport à l’exposition prolongée au champ électromagnétique (des études épidémiologiques font le lien avec certaines maladies comme la leucémie chez les enfants), et de les aligner sur des recommandations telles que celles qu’on trouve dans une étude récente du Conseil de l’Europe.
Un nouveau sit-in a été organisé samedi contre l’installation des lignes de haute tension 220 kilovolts sur le tronçon Bsalim-Aramoun (Metn). La nouveauté, c’est que la région qui s’est mobilisée cette fois-ci n’est pas Aïn Najm, comme c’est le cas depuis plusieurs mois : le sit-in a eu lieu au niveau de Tilal Aïn Saadé, près de ce qu’on appelle le « projet maronite...
commentaires (3)

Jabbour, je plains les habitants de Tilal Aïn Saadé et de Aïn Najm, ils doivent trembler devant vos menaces.

Robert Malek

03 h 59, le 07 février 2012

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Commentaires (3)

  • Jabbour, je plains les habitants de Tilal Aïn Saadé et de Aïn Najm, ils doivent trembler devant vos menaces.

    Robert Malek

    03 h 59, le 07 février 2012

  • Plutot que de continuer a argumenter sans fin, voila ce que je propose. 1ere etape: Que le Ministere de l'Energie et les opposants tels que le "parti vert" et/ou NSF publient tous deux les url (addresses internet) des documents a l'appui de leurs theses respectives. Laissez donc les lecteurs qui voudraient en savoir plus sur cette affaire juger en connaissance de cause. 2eme etape: Reunissez, au bout d'une semaine, les deux groupes dans un lieu public (Le Forum ou autre, et discutez a tete froide du sujet avec l'engagenent de ne sortir de cet espace qu'apres etre arrives a un accord final qui satisfairait tout le monde. "Chou Raayikom?" et vous, Monsieur le Ministre de l'Energie qu'en pensez-vous?

    George Sabat

    09 h 35, le 06 février 2012

  • - - Si demain le " Gendre " est remplacé par un 14 marsiste au ministère de l'énergie , vous ne verrez plus aucune personne manifester , et n'entendrez plus aucune réclamation de qui que ce soit sur ce tronçon " politique et politisé " qui commence à bien faire si cette mascarade continue !! Las solution est simple , ou bien ILS respectent les décisions du conseil des ministres , ou bien on leur " coupe " carrément le courant 24/24-7/7 , jusqu'à ce qu'ILS cessent de faire de la politique politicienne et vouloir décider à la place du ministre et aussi , vouloir lui retirer le dossier comme ILS rêvent et réclament . À bon entendeur .

    JABBOUR André

    01 h 30, le 06 février 2012

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