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Liban : le Conseil d'Etat avalise le rajustement des salaires

Le décret du gouvernement est contesté par l’ensemble du mouvement syndical.

Des centaines d'enseignants en grève manifestant, hier, à Beyrouth. Photo an-Nahar

Le décret de rajustement des salaires émis, mercredi dernier, par le Conseil des ministres, a été approuvé, aujourd'hui, par le Conseil d'Etat. Ce dernier a demandé la modification de la majoration sur base des tranches, sans interférer dans la proportion de l'augmentation.

 

Le Conseil des ministres avait porté le salaire minimum à 600.000 LL (au lieu de 500.000 LL), avec une majoration de 30 % pour les salaires entre 500.000 LL et un million de LL, et 20 % au-delà, plafonnée à 275.000 LL.

 

Ce rajustement est toutefois contesté par l’ensemble du mouvement syndical. Ainsi, à l’appel du comité de coordination syndical dans les écoles secondaires publiques, près de 4 000 manifestants ont défilé hier de la rue Béchara el-Khoury à la place Riad el-Solh, en passant par Bachoura. Les manifestants en colère ont protesté contre le récent décret qu’ils jugent largement insuffisant. La grève a paralysé la plupart des écoles du Liban, encore qu’elle ait été imparfaitement suivie, ce qui a valu à certains établissements des propos menaçants. 

 

En échange des 600 000 LL de salaire minimum décidé par le gouvernement, le président du comité de coordination syndical, Hanna Gharib, a réclamé un rajustement proportionnel à la hausse des prix depuis 1996, date du dernier rajustement des salaires. Ceux-ci ont augmenté de 100 %, a-t-il dit, réclamant une hausse correspondante du salaire minimum, ainsi que des majorations de 60,40 et 20 % sur les tranches supérieures des salaires. À défaut, M. Gharib a menacé le gouvernement d’une escalade du mouvement revendicatif et de grèves à répétition.

 

Pour sa part, Nehmé Mahfoud, président du syndicat des enseignants des écoles privées, a mis en garde les directeurs d’écoles contre les pressions qu’ils exercent pour empêcher le personnel enseignant de se joindre à la grève. M. Mahfoud a affirmé qu’il les connaît « un par un » et que la justice pourrait être appelée à trancher d’éventuels conflits qui éclateraient. « Le droit de manifester, a-t-il rappelé, figure dans la Constitution. »
Parallèlement à ce mouvement de grève, le président du comité central des professeurs contractuels du secondaire, Hamzé Mansour, a appelé les enseignants à se joindre à la grève générale décidée par le CGTL pour le 27 décembre. M. Mansour a même invité la CGTL à étendre la grève au 28 décembre.

Le décret de rajustement des salaires émis, mercredi dernier, par le Conseil des ministres, a été approuvé, aujourd'hui, par le Conseil d'Etat. Ce dernier a demandé la modification de la majoration sur base des tranches, sans interférer dans la proportion de l'augmentation.
 
Le Conseil des ministres avait porté le salaire minimum à 600.000 LL (au lieu de 500.000 LL), avec une majoration de 30 % pour les salaires entre 500.000 LL et un million de LL, et 20 % au-delà, plafonnée à 275.000 LL.
 
Ce rajustement est toutefois contesté par l’ensemble du mouvement syndical. Ainsi, à l’appel du comité de coordination syndical dans les écoles secondaires publiques, près de 4 000 manifestants ont défilé hier de la rue Béchara el-Khoury à la place Riad el-Solh, en passant par Bachoura. Les manifestants en colère ont...
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