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La Dernière

Nouvelle nocturne au musée national de Beyrouth

Exposition Pour ce rendez-vous annuel devenu incontournable depuis 11 ans, le musée national de Beyrouth ouvre ses portes aujourd’hui jeudi à partir de 16 heures pour une soirée enchantée. Au programme, la visite culturelle de la tombe de Tyr et celle, plus ludique, de la boutique du musée. Un avant-goût des fêtes.
Carla Henoud | OLJ
08/12/2011
Samedi matin. Le musée national de Beyrouth est heureux. Heureux de se préparer à recevoir ses nombreux visiteurs, fidèles à la tradition de la nocturne organisée chaque année. Heureux d’accueillir en cette matinée des élèves de toutes les régions libanaises et d’écoles défavorisées pour découvrir ce lieu magnifique. Des visites pédagogiques qui ont été possibles grâce à l’aide de la Coopération italienne et l’Unesco. À l’intérieur, ces dames de la Fondation nationale du patrimoine, assistées par de nombreux volontaires, mettent au point les vitrines et les étagères. Les objets, tous superbement travaillés, rivalisent de beauté et de créativité. L’ensemble donne le ton de la fête et comble la boutique du musée de joie et d’allégresse. Les pièces, créées pour l’occasion, seront en vente à la boutique toute l’année. Un must car, comme il est signalé sur l’affiche de cette onzième édition, les achats contribueront à la conservation des collections archéologiques de ce lieu sacré.
Anne-Marie Afeiche, conservatrice du musée, à peine rentrée d’Allemagne où elle a pu visiter 12 musées locaux en une semaine, donne ses dernières indications pour que la tombe de Tyr et ses fresques soient fins prêts pour leur ouverture ponctuelle au public. « L’Allemagne possède 400 musées dans la région Rhénane uniquement, s’exclame-t-elle. Nous n’en avons qu’un. Nous devons trouver les moyens de l’épanouir et d’exécuter les projets en attente... » Et ils sont nombreux.

Beaucoup à faire
État des lieux : un musée sublime, qu’on ne se lasse pas de visiter, de jour comme de nuit, en touriste, en esthète ou en patriote. Des pièces inestimables et la plus grande collection de sarcophages anthropoïdes au monde. Une salle de mosaïques, la future salle Maurice Chéhab, qui fut exceptionnellement ouverte lors de la nocturne 2010, qui contient dix magnifiques mosaïques restaurées par Isabelle Skaff et son équipe, et qui attendent les fonds nécessaires pour être accrochées au mur dans le cadre d’une infrastructure d’ensemble. La non moins magnifique tombe de Tyr dont la restauration des fresques s’est achevée en avril dernier, grâce au financement du Bureau de la coopération italienne et sous la supervision de l’expert italien Giorgio Capriotti. « Le sous-sol est encore fermé au public car il nous manque, là aussi, les moyens nécessaires pour mettre en exécution l’étude muséographique achevée il y a près d’un an déjà, poursuit Afeiche. La nocturne est une occasion idéale pour permettre à tous de découvrir cette tombe, en attendant une ouverture définitive, et de faire un tour dans le musée. » L’occasion aussi de passer un bon moment et d’apprécier le travail de nos designers locaux qui se renouvellent chaque année.

Une palette de talents
La boutique du musée dégage déjà un air de fête. Sans doute les couleurs, la variété d’objets, tous inspirés des pièces archéologiques présentes au musée. Les designers, nombreux, ont chacun son style et sa préférence. Parmi les habitués, on retrouve la délicate céramique joyeusement colorée de Nadine Abou, le nacre subtil de Nada Akkari, les charmants sacs de Sarah Beydoun, le verre soufflé magique de Mona Asfar, le bois et plexiglass de Nada Debs, les sous-plats et plateaux en aluminium de Maria Halios, les pochettes ludiques de Zein Jabre, ou encore les porcelaines de Christelle Riou et celles de Nouna Machnouk, et les bijoux de Nada Zeineh. Les nouveaux venus sont nombreux. Et de nombreux nouveaux venus, notamment Nada Rizk qui propose des pièces uniques en céramique inspirées des civilisations anciennes, Hala Beydoun, plus connue sous le nom de Cocoa & Co., avec ses délicieux pains d’épices de Noël, Raja Nassar, un jeune autiste, qui a créé de très belles mosaïques, et Hussein Khalifé, un des derniers souffleurs de verre du Liban-Sud.
Cette année, la nocturne, organisée, comme il est d’usage, par le ministère de la Culture/Direction générale des antiquités et la Fondation nationale du patrimoine, démarre à 16 heures, pour permettre au plus grand nombre de venir et de visiter la tombe de Tyr en petits groupes. Et, bien sûr, en joignant l’utile à l’agréable, faire ses achats de Noël et aider ce trésor national à se développer.

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