Pour ceux qui ont du temps à perdre, la classe politique se donne en spectacle autour du sort supposé du tribunal international. Une instance conçue et créée par le Conseil de sécu, mais que certains de nos birbes locaux, à qui personne n'a rien demandé, s'acharnent à nous expliquer que c'est caca ! Leurs rivaux, à qui personne n'a rien demandé non plus, trouvent au contraire que c'est bonbon ! Les deux parties ont lancé leurs vociférateurs... quoiqu'il aurait mieux valu qu'ils les lancent contre un mur.
Le décor, lui, est en tout cas planté. Nous avons, d'un côté, le parti barbu qui exige de faire porter aux Hébreux le chapeau de l'attentat du 14 février 2005, de toute la boucherie qui a suivi, et par la même occasion du réchauffement climatique et de la raréfaction de la couche d'ozone ; et de l'autre, le Courant du futur qui a renoncé à mouiller les Syriens sur un claquement d'orteils des Saoudiens et se cherche un comparse commode pour passer ses nerfs dessus. Un débat de haute voltige...
Entre les deux, un gestionnaire de patrimoine comme rarement l'histoire contemporaine en a produit : Istiz Nabeuh, duc de Berry et baron de Aïn Tiné. Lui s'était affiché pendant deux semaines aux abonnés absents. Normal, il attendait de voir qui allait gagner. Comme la situation se prolongeait et que, nonobstant sa fonction officielle, il est obligé de brouter peu ou prou auprès de sa communauté, le Déshérité antédiluvien retourne sa crêpe et fait maintenant dans la grosse caisse. Son GPS, ce n'est pas le Tribunal de La Haye, puisque lui au moins n'a rien à se reprocher, mais plus prosaïquement le Conseil du Sud, complètement mangé par le CDR de Barbichu. Normal aussi, il a sans doute encore quelques poulains à régaler. Un parangon d'élégance, le haut perché législatif...
Autant de gesticulations qui font hurler Orangina contre la corruption. Encore un rêveur ! Il ne s'est pas trouvé un seul mammifère du biotope politique local pour lui expliquer gentiment que les Arabes, les Africains et un bon paquet d'Asiatiques et de Sud-américains faisant pareil, il n'y a vraiment pas de raison qu'au Liban on se la joue Grand Duché du Luxembourg.
Le tout est de savoir maintenant comment tout ce joli petit monde va se positionner. Et au milieu de ce suspense insoutenable, quels seront ceux qui vont soudain se bécoter avant de balancer leurs bassines d'acide sur les autres. Une chose est sûre : tous se sentent pousser des ailes. Mais pour l'heure, force est de constater qu'ils volent encore bien bas ■
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