Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis hier davantage de démocratie et de libertés après les émeutes kurdes qui ont fait 15 morts en Turquie, affirmant que ces incidents n’affaibliraient pas les efforts de démocratisation de son pays.
«Nous n’allons pas faire marche arrière dans la voie de la démocratie, des libertés et du droit », a-t-il dit devant le groupe parlementaire de son Parti de la justice et du développement (AKP), tout en rendant la rébellion armée kurde responsable des violences. Il a au contraire promis « plus de démocratie, plus de libertés et plus de droits » pour les régions kurdes défavorisées du sud-est anatolien, en proie depuis le 28 mars à des émeutes entre sympathisants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) et les forces de l’ordre. M. Erdogan a affirmé que son gouvernement ne permettrait pas que le PKK se serve de la pauvreté prévalant dans ces régions. « Ceux-ci (les membres du PKK) veulent que ces villes soient pour toujours condamnées à la pauvreté », a souligné M. Erdogan, qui a affirmé : « Leur idéologie repose sur la haine, mais nous allons à chaque fois investir davantage, construire un hôpital, une école ou un commerce » dans le Sud-Est.
Il s’est refusé en outre à tout dialogue avec le principal parti prokurde, le DTP, tant que celui-ci ne reconnaîtra pas le PKK comme une organisation terroriste, à l’instar de la Turquie, des États-Unis et de l’Union européenne.
À Ankara, l’Assemblée nationale a évoqué les incidents. Le ministre de l’Intérieur, Abdülkadir Aksu, a estimé que les émeutiers ont visé « l’unité et la prospérité » de la Turquie. Le chef de l’opposition, Deniz Baykal, a accusé pour sa part le gouvernement de laxisme et de manque de stratégie face à une « tentative de soulèvement du PKK ».
Sur le terrain, à Diyarbakir et dans ses environs, le calme semblait être revenu hier, les forces de sécurité étant cependant toujours très présentes.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis hier davantage de démocratie et de libertés après les émeutes kurdes qui ont fait 15 morts en Turquie, affirmant que ces incidents n’affaibliraient pas les efforts de démocratisation de son pays.
«Nous n’allons pas faire marche arrière dans la voie de la démocratie, des libertés et du droit », a-t-il dit devant le groupe parlementaire de son Parti de la justice et du développement (AKP), tout en rendant la rébellion armée kurde responsable des violences. Il a au contraire promis « plus de démocratie, plus de libertés et plus de droits » pour les régions kurdes défavorisées du sud-est anatolien, en proie depuis le 28 mars à des émeutes entre sympathisants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) et les forces de l’ordre. M. Erdogan a...
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