Pour une fois, pourrait-on dire, un « sommet » a débouché sur une conclusion positive. Il s’agissait d’une importante réunion qui a vu les États-Unis, pratiquement isolés, enregistrer un échec cuisant. En effet, contrairement aux « vœux » de l’Administration Bush, la culture – en l’occurrence, le cinéma était concerné – n’a pas été considérée comme une « marchandise commerciale ordinaire ». Un des dangers de la mondialisation écarté ? On veut l’espérer. Bien entendu, les tenants de l’exception culturelle française se sont réjouis. À suivre.
Par contre, au niveau de la base, les choses vont moins bien. Nous voulons parler des conditions de projection des films dans nos salles obscures (pour s’en tenir au Liban). Dans un courrier à L’Orient-Le Jour (daté du 8/11), un cinéphile averti – à savoir l’ambassadeur d’Argentine – a parfaitement résumé la situation : bruits, chahuts, remarques et autres nuisances d’un certain public. Le système du blocage des communications par « cellulaires » devrait être généralisé. Mais, pour tout cela, il faudrait une action, un accord réel entre nos propriétaires/responsables des cinémas. Difficile à imaginer… Sinon, la vogue du « cinéma chez soi » progressera, parallèlement à la désaffection du public. Et le piratage DVD y gagnera. Avant de s’en étonner, et de le regretter, pourquoi ne pas prendre quelques mesures d’ordre pratique ?
J.–P. GOUX-PELLETAN
Pour une fois, pourrait-on dire, un « sommet » a débouché sur une conclusion positive. Il s’agissait d’une importante réunion qui a vu les États-Unis, pratiquement isolés, enregistrer un échec cuisant. En effet, contrairement aux « vœux » de l’Administration Bush, la culture – en l’occurrence, le cinéma était concerné – n’a pas été considérée comme une « marchandise commerciale ordinaire ». Un des dangers de la mondialisation écarté ? On veut l’espérer. Bien entendu, les tenants de l’exception culturelle française se sont réjouis. À suivre.
Par contre, au niveau de la base, les choses vont moins bien. Nous voulons parler des conditions de projection des films dans nos salles obscures (pour s’en tenir au Liban). Dans un courrier à L’Orient-Le Jour (daté du 8/11), un cinéphile averti...
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