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Catastrophe aérienne - Les deux boîtes noires ont été retrouvées Difficile identification des corps des victimes de l’accident de l’avion colombien

Un difficile travail d’identification a commencé à Maracaïbo, au Venezuela, sur les corps des 152 Martiniquais et 8 Colombiens tués mardi dans le crash d’un MD-82, qui a fait le plus grand nombre de victimes françaises de l’histoire de l’aviation. Les passagers étaient dans leur quasi-totalité des habitants de la Martinique partis une semaine en vacances au Panama. À Fort-de-France, le ministre de l’outre-mer François Baroin a indiqué qu’un ou deux avions seraient affrétés de la Martinique vers le Venezuela pour les familles désirant accompagner le rapatriement des corps de leurs proches. Arrivé hier en Martinique pour apporter le soutien de la France aux familles et proches des victimes de la catastrophe, M. Baroin les a assurés de « l’immense solidarité nationale », à l’issue d’une cérémonie religieuse œcuménique dans le hall de l’aéroport du Lamentin. « Vous n’êtes pas seuls », a-t-il lancé à la foule en deuil, avant d’annoncer à la presse qu’un « hommage national » serait rendu aux victimes le mercredi 24 août à Fort-de-France. François Baroin devait rencontrer hier en fin d’après-midi (heure locale) à Caracas le président vénézuélien Hugo Chavez, ainsi que ses ministres des Transports et de l’Intérieur. Les cadavres de plus de 140 personnes, horriblement mutilés par la violence du choc, ont déjà été acheminés par camion et hélicoptère vers deux morgues de Maracaïbo. Des centaines de militaires, agents de la Protection civile et de la Croix-Rouge ainsi que des experts en aéronautique ratissaient la zone du crash, une zone marécageuse près de Machiques, à 50 km à l’ouest de Maracaïbo, pour trouver des restes humains et des indices sur les circonstances du drame. Les deux boîtes noires de l’avion, un biréacteur MD-82, ont été retrouvées, a annoncé la Protection civile vénézuélienne, qui a aussi estimé que « plus de 90 % des corps des victimes ont été récupérés ». « Le travail d’identification est rendu très difficile par l’état des cadavres », a expliqué la police scientifique. À Bogota, la compagnie charter West Caribbean, qui a suspendu hier ses vols réguliers à destination de l’Amérique centrale et des Caraïbes, était de plus en plus sur la sellette. Le président colombien Alvaro Uribe a convoqué d’urgence hier une réunion avec les responsables de l’Aviation civile pour vérifier si West Caribbean avait été soumise à tous les contrôles prévus en matière de sécurité. De son côté, le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, a indiqué que Bruxelles envisageait de publier via Internet une « liste noire » des avions et compagnies aériennes ayant fait l’objet « de mesures d’interdiction » ou de « réduction de vol ». Les causes de la catastrophe, la plus meurtrière de l’histoire en termes de victimes françaises et la quatrième dans le monde depuis le début du mois d’août, demeuraient inconnues hier. Le crash du MD-82, qui d’après les premiers éléments semble avoir été provoqué par des problèmes quasi simultanés sur les deux moteurs de l’appareil, laisse différents experts penser que le carburant pourrait être à l’origine de l’accident. Selon les autorités vénézuéliennes, le pilote de l’appareil a envoyé un signal de détresse vers 07h00 GMT faisant état d’une avarie sur un moteur, avant de reprendre contact quelques minutes plus tard en signalant une panne sur le second réacteur. Ensuite, l’avion est descendu en piqué à très grande vitesse (2 000 mètres par minute) avant de s’écraser entre 07h30 et 07h45 GMT.

Un difficile travail d’identification a commencé à Maracaïbo, au Venezuela, sur les corps des 152 Martiniquais et 8 Colombiens tués mardi dans le crash d’un MD-82, qui a fait le plus grand nombre de victimes françaises de l’histoire de l’aviation. Les passagers étaient dans leur quasi-totalité des habitants de la Martinique partis une semaine en vacances au Panama.
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