«Chacun aura son quart d’heure de célébrité », avait prédit Andy Warhol. Les candidats aux prochaines élections parlementaires semblent bien décidés à profiter du leurre. À défaut de s’engager sur un programme électoral limpide qui reste notre droit d’électeur le plus élémentaire, un premier portrait géant sur la façade d’un immeuble de la Quarantaine semble annonciateur du pire. Cette paranoïa est le signe avant-coureur d’un phénomène désormais traditionnel. Notre environnement urbain, déjà largement pollué, s’apprête à être englouti sous une déferlante de photos dédiées à promouvoir les minois interloqués de prétendants rêveurs, obscurément charmeurs ou faussement absorbés. Un tsunami de bouilles ahuries et de slogans non moins ahurissants s’en va bientôt éclabousser le moindre...
Actualités - Opinion
Réclame indigeste
Par KARKOUR Ziad F., le 28 mai 2005 à 00h00
«Chacun aura son quart d’heure de célébrité », avait prédit Andy Warhol. Les candidats aux prochaines élections parlementaires semblent bien décidés à profiter du leurre. À défaut de s’engager sur un programme électoral limpide qui reste notre droit d’électeur le plus élémentaire, un premier portrait géant sur la façade d’un immeuble de la Quarantaine semble annonciateur du pire. Cette paranoïa est le signe avant-coureur d’un phénomène désormais traditionnel. Notre environnement urbain, déjà largement pollué, s’apprête à être englouti sous une déferlante de photos dédiées à promouvoir les minois interloqués de prétendants rêveurs, obscurément charmeurs ou faussement absorbés. Un tsunami de bouilles ahuries et de slogans non moins ahurissants s’en va bientôt éclabousser le moindre...


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