En cette journée cruciale, il pouvait paraître candide à l’excès, voire franchement naïf, d’en appeler à un Parlement qui sait parfaitement tout le bien qu’on en pense. On est désormais fixé, un tel appel est désormais bien plus qu’inutile : il est devenu totalement superflu. Par l’effet d’une artificielle et pernicieuse arithmétique, l’Assemblée pourra accorder toute la confiance qu’elle voudra au gouvernement Karamé s’il est encore debout ce lundi, s’il n’est pas encore parti en pièces détachées à la faveur de tardives et néanmoins salutaires démissions de ministres, que cela n’y changera strictement rien. L’Assemblée entrera peut-être même dans l’histoire mais ce sera par la toute petite porte, tant il est vrai que l’histoire n’est pas faite que de grands moments. Qu’importe...
Actualités - Opinion
L’ÉDITORIAL de Issa GORAIEB Les promesses de la nuit
Par Issa GORAIEB, le 28 février 2005 à 00h00
En cette journée cruciale, il pouvait paraître candide à l’excès, voire franchement naïf, d’en appeler à un Parlement qui sait parfaitement tout le bien qu’on en pense. On est désormais fixé, un tel appel est désormais bien plus qu’inutile : il est devenu totalement superflu. Par l’effet d’une artificielle et pernicieuse arithmétique, l’Assemblée pourra accorder toute la confiance qu’elle voudra au gouvernement Karamé s’il est encore debout ce lundi, s’il n’est pas encore parti en pièces détachées à la faveur de tardives et néanmoins salutaires démissions de ministres, que cela n’y changera strictement rien. L’Assemblée entrera peut-être même dans l’histoire mais ce sera par la toute petite porte, tant il est vrai que l’histoire n’est pas faite que de grands moments. Qu’importe...


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir