Honein contre l’abolition du seul
confessionnalisme politique
le 09 février 2005 à 00h00
De son propre aveu, Salah Honein est excédé par la mauvaise foi de la majorité des loyalistes qui, à chaque fois que l’opposition réclame l’application de l’accord de Taëf (concernant notamment la présence syrienne), assènent qu’il faudra commencer d’abord par l’abolition du confessionnalisme politique. Réagissant ainsi à des propos identiques entendus il y a deux jours dans le cadre de la rencontre de Aïn el-Tiné, le député de Baabda a tenu hier une conférence de presse place de l’Étoile, où il s’en est pris « à ce mal endémique qu’il faut éradiquer » et à ceux « qui l’utilisent pour s’opposer aux autres et les écraser ».
Salah Honein s’est appuyé sur l’article 95 de la Constitution, qui stipule que le Parlement « est tenu de prendre les dispositions nécessaires pour la suppression du confessionnalisme politique (...) et de former un comité chargé d’élaborer des propositions susceptibles de faire avancer l’abolition du confessionnalisme afin de les soumettre » à la Chambre et au Conseil des ministres. « C’est le confessionnalisme dans sa totalité et dans toutes ses formes (politique, social, économique...) qu’il faut abolir ; le confessionnalisme est indivisible, et demander l’abolition du seul confessionnalisme politique revient à vouloir remplacer la démocratie consensuelle par la démocratie majoritaire, c’est-à-dire à abolir le droit des minorités et à autoriser l’hégémonie d’une partie sur une autre », a dénoncé le député Honein. « Les Libanais sont dégoûtés de l’hégémonie, ils refusent que l’on touche à leurs droits et que l’on viole leur Constitution », a-t-il conclu.
De son propre aveu, Salah Honein est excédé par la mauvaise foi de la majorité des loyalistes qui, à chaque fois que l’opposition réclame l’application de l’accord de Taëf (concernant notamment la présence syrienne), assènent qu’il faudra commencer d’abord par l’abolition du confessionnalisme politique. Réagissant ainsi à des propos identiques entendus il y a deux jours dans le cadre de la rencontre de Aïn el-Tiné, le député de Baabda a tenu hier une conférence de presse place de l’Étoile, où il s’en est pris « à ce mal endémique qu’il faut éradiquer » et à ceux « qui l’utilisent pour s’opposer aux autres et les écraser ».
Salah Honein s’est appuyé sur l’article 95 de la Constitution, qui stipule que le Parlement « est tenu de prendre les dispositions nécessaires pour la suppression...
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