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Nos lecteurs ont la parole

Ayman Oueidat... une grande figure du droit au service de l’État


Du monde judiciaire au conseil juridique de la présidence du Conseil.


Lorsqu’un État fait appel à un homme de droit et de justice à un moment aussi délicat de son histoire, il ne fait pas seulement appel à son expérience juridique. Il fait appel à son intelligence, à sa sagesse, à sa capacité d’analyse et à son aptitude à appréhender les questions dans leurs dimensions juridique, institutionnelle et nationale.

C’est ce qui donne tout son sens à la nomination de l’ancien juge Ayman Oueidat au poste de conseiller juridique du président du Conseil des ministres.

Ayman Oueidat n’est pas un nom parmi d’autres dans le monde judiciaire libanais. C’est un magistrat qui s’est distingué tout au long de sa carrière par une remarquable maîtrise du droit, une véritable finesse d’analyse et une grande capacité à approfondir les dossiers, à interpréter les textes et à les mettre en perspective avec les réalités concrètes.

Il est également reconnu pour une qualité essentielle chez un juriste : savoir aller au-delà de la lettre du texte pour en saisir l’esprit et la portée.

Son parcours à la tête de l’Inspection judiciaire constitue une étape particulièrement importante de sa carrière. Cette fonction exigeait une connaissance approfondie du droit, une grande rigueur dans l’évaluation des dossiers, du courage dans la prise de décision et un sens aigu de la responsabilité à l’égard de la justice et de ses institutions.

Aujourd’hui, Ayman Oueidat passe de la magistrature à une fonction de conseil au cœur de l’exécutif.

Mais ce qu’il apporte avec lui ne se résume ni à un titre ni à une fonction. Il apporte l’expérience d’un magistrat, la rigueur d’un juriste, un remarquable talent d’analyse et une connaissance approfondie des institutions de l’État.

La réunion de ces qualités fait de lui une véritable valeur ajoutée pour la fonction qu’il assume désormais. Un homme de droit à l’heure où le droit est plus que jamais nécessaire.

Le Liban a aujourd’hui besoin de compétences capables de placer le droit au-dessus des considérations circonstancielles, de formuler un avis juridique avec clarté et indépendance, et d’aider les institutions de l’État à prendre leurs décisions sur des bases constitutionnelles et juridiques solides.

C’est précisément dans ce domaine que l’expérience d’Ayman Oueidat peut être particulièrement précieuse.

L’homme qui a consacré sa vie à la magistrature sait que l’État ne peut être solide sans le droit, que les institutions ne peuvent être protégées par les seuls discours, mais par des règles claires, une application rigoureuse, ainsi que par la transparence, le contrôle et la responsabilité.

Sa présence aux côtés du président du Conseil constitue ainsi une opportunité de mettre son expérience au service des grands dossiers de l’État, et de bénéficier de cette capacité particulière à percevoir les détails et les implications juridiques que seul un spécialiste chevronné peut identifier. Et notre espoir autour de Taëf et de la décentralisation.

Parce que nous connaissons ses compétences juridiques et son attachement aux institutions de l’État, nos attentes à son égard sont naturellement grandes.

Nous espérons notamment qu’il pourra contribuer à l’achèvement de la mise en œuvre de l’accord de Taëf, particulièrement en ce qui concerne la décentralisation administrative élargie.

La décentralisation ne constitue ni un projet de partition du Liban ni une remise en cause de l’unité de l’État. Si elle est mise en œuvre dans le respect de la Constitution et de la loi, elle peut au contraire devenir un moyen de renforcer l’État, de rapprocher l’administration du citoyen et de favoriser un développement plus équilibré entre les différentes régions.

Le Liban a précisément besoin, aujourd’hui, de compétences juridiques de la stature d’Ayman Oueidat pour inscrire cette question dans son véritable cadre constitutionnel et juridique, loin des peurs, des interprétations politiques ou des malentendus.

Nous ne voulons pas d’une décentralisation qui affaiblirait l’État, mais d’une décentralisation qui rendrait l’État plus fort, plus proche et plus juste.

C’est là que le talent d’un juriste peut véritablement faire la différence : trouver la formule qui permette de concilier l’unité de l’État et l’efficacité administrative, l’autorité du centre et le droit des régions à gérer leurs affaires locales, le contrôle et la responsabilité avec la souplesse nécessaire à l’action et au développement.


Un mot de reconnaissance

Monsieur le juge Ayman Oueidat,

Ce qui caractérise peut-être le mieux votre parcours est de n’avoir jamais considéré la magistrature comme une simple fonction, mais comme une véritable mission.

Aujourd’hui, en assumant une nouvelle responsabilité, vous avez l’occasion de poursuivre cette même mission au service de l’État.

Vous avez servi la justice par votre compétence et votre expérience. Vous avez désormais l’opportunité de mettre cette même compétence et cette même expérience au service de l’État.

Le Liban a besoin de personnalités comme vous : d’un homme de droit qui connaît le texte, en comprend l’esprit et sait en faire un instrument de solution ; d’un homme d’État capable de regarder au-delà des dossiers immédiats et de penser aux institutions dans la durée.

Nous vous souhaitons pleine réussite dans cette nouvelle mission, non seulement parce que vous le méritez, mais aussi parce que la réussite des compétences au sein des institutions de l’État est, en définitive, une réussite pour l’État lui-même.

Puisse cette nouvelle étape contribuer à faire avancer le Liban vers un État fort par ses institutions, juste dans son administration, indépendant dans sa justice et proche de ses citoyens.

Et puissent votre talent juridique, votre expérience judiciaire et votre vision institutionnelle contribuer à faire de la décentralisation administrative élargie une réalité au Liban, et à transformer les principes de Taëf, longtemps en attente d’application, en réformes concrètes dont le citoyen pourra réellement mesurer les effets dans sa vie quotidienne.

Tous nos vœux de réussite au juge Ayman Oueidat dans sa nouvelle mission, avec l’espoir que le Liban tout entier soit le premier bénéficiaire de cette compétence qui passe aujourd’hui du temple de la justice au service de l’État.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Du monde judiciaire au conseil juridique de la présidence du Conseil.Lorsqu’un État fait appel à un homme de droit et de justice à un moment aussi délicat de son histoire, il ne fait pas seulement appel à son expérience juridique. Il fait appel à son intelligence, à sa sagesse, à sa capacité d’analyse et à son aptitude à appréhender les questions dans leurs dimensions juridique, institutionnelle et nationale.C’est ce qui donne tout son sens à la nomination de l’ancien juge Ayman Oueidat au poste de conseiller juridique du président du Conseil des ministres. Ayman Oueidat n’est pas un nom parmi d’autres dans le monde judiciaire libanais. C’est un magistrat qui s’est distingué tout au long de sa carrière par une remarquable maîtrise du droit, une véritable finesse d’analyse et une grande capacité à...
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