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Politique - Sécurité

Geagea à « L’OLJ » : L’incident de Dahr el-Baïdar est le plus dangereux depuis des années

Le chef des Forces libanaises estime que ces armes « étaient probablement destinées à être utilisées à l’intérieur du Liban » et appelle l'État à poursuivre les enquêtes « même si elles devraient inclure Naïm Kassem ».

Geagea à « L’OLJ » : L’incident de Dahr el-Baïdar est le plus dangereux depuis des années

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo fournie par les FL

L'incident du barrage de Dahr el-Baïdar, à la jonction entre la Békaa et Beyrouth, où deux membres du Hezbollah ont été arrêtés avec des centaines de kilogrammes d'explosifs dans leur voiture, est « le plus dangereux depuis des années », selon Samir Geagea, chef des Forces libanaises. S'exprimant à L'Orient-Le Jour, le leader des Forces libanaises a indiqué que cet incident nécessite que l'État adopte une position ferme pour la finalisation du chantier du monopole des armes.

« Ce n’est pas seulement un incident dangereux. C’est l’incident le plus dangereux depuis des années. D’autant plus que parmi les armes saisies se trouvait du C-4, utilisé généralement dans les assassinats », lance d’emblée Samir Geagea. « Ensuite, il y a un autre indicateur qu’il faut prendre en considération : la cargaison se dirigeait de la Békaa à Beyrouth. Si les armes en question devaient vraiment être employées contre Israël, le véhicule aurait pu prendre un autre chemin pour arriver au Liban-Sud », indique le chef des FL. Et de poursuivre : « Tout cela me pousse à dire que ces armes étaient probablement destinées à être utilisées à l’intérieur du Liban, »

L’affaire de Dahr el-Baïdar est intervenue à l’heure où les saisies de cargaisons d’armes de la part de l’armée libanaise se font de plus en plus fréquentes. « L’institution militaire a annoncé, il y a près de deux semaines, avoir mis la main sur 250 kilogrammes d’explosifs. Si le dossier de Dahr el-Baïdar venait donc à être clôturé avec deux arrestations seulement, ce serait un vrai scandale », avertit le leader des FL, qui se veut le fer de lance du camp anti-Hezbollah. « Ce ne sont pas uniquement le chauffeur du véhicule et son adjoint qui devraient être arrêtés. Les enquêtes devraient se poursuivre jusqu’à démanteler toute la chaîne de commandement, même si elles devraient inclure le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, martèle-t-il. Cette fois-ci, nous n’accepterons pas que l’affaire finisse par deux petites arrestations, »

Présent au gouvernement avec quatre ministres et doté du plus grand bloc parlementaire, Samir Geagea reproche au pouvoir en place sa lenteur dans la finalisation du chantier de désarmement du Hezbollah. Quel message adresse-t-il après cet incident au président de la République et au Premier ministre ? « Ce qui s’est passé montre qu’il est dangereux de ne pas agir », répond-il, appelant à ce que les appareils de l’État soient « épurés des éléments proches du Hezbollah » dans la mesure où ceux-ci « ne peuvent pas faire face à la milice », souligne-t-il. Des propos traduisant la volonté du chef des FL de ne pas couper tous les ponts avec le duo Joseph Aoun-Nawaf Salam, à l’heure où le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, boude le Conseil des ministres, avec en toile de fond la crise du secteur de l’électricité. « Il faut agir face aux armes. Mais il nous importe de ne pas secouer le camp souverainiste », reconnaît Samir Geagea.

Le chef des FL a, par ailleurs, condamné sur son compte X les attaques des rebelles yéménites houthis contre des aéroports d'Arabie saoudite, dont il est le principal allié libanais. « Qui peut croire que le royaume est aujourd'hui sous le feu ? » s'est-il indigné. Rappelant que Riyad « a aidé les pays arabes dans les moments difficiles », il a estimé que l'Arabie mérite d'être soutenue par tous les pays modérés du monde dans la mesure où elle « a toujours été un symbole de la modération ».


L'incident du barrage de Dahr el-Baïdar, à la jonction entre la Békaa et Beyrouth, où deux membres du Hezbollah ont été arrêtés avec des centaines de kilogrammes d'explosifs dans leur voiture, est « le plus dangereux depuis des années », selon Samir Geagea, chef des Forces libanaises. S'exprimant à L'Orient-Le Jour, le leader des Forces libanaises a indiqué que cet incident nécessite que l'État adopte une position ferme pour la finalisation du chantier du monopole des armes.« Ce n’est pas seulement un incident dangereux. C’est l’incident le plus dangereux depuis des années. D’autant plus que parmi les armes saisies se trouvait du C-4, utilisé généralement dans les assassinats », lance d’emblée Samir Geagea. « Ensuite, il y a un autre indicateur qu’il faut prendre en considération :...
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