Marwan Hamadé discutant avec le Premier ministre Nawaf Salam. Photo fournie par les organisateurs
Un débat s’est tenu samedi au Salon arabe et international du livre de Beyrouth, autour des Mémoires de Marwan Hamadé Liban de miel et de sang, parus aux éditions L’Orient des Livres.
C’est en présence d’un grand nombre de personnalités, dont le Premier ministre Nawaf Salam, l’ancien Premier ministre Tammam Salam, l’ancien chef du PSP Walid Joumblatt, l’ancienne ministre May Chidiac, la présidente du Club culturel arabe Salwa Siniora Baassiri, que s’est tenu le débat animé par l’éditorialiste de L’Orient-Le-Jour Issa Goraieb.
Dans son intervention, Marwan Hamadé a évoqué plusieurs étapes de l’histoire politique du Liban à travers son parcours dans la presse et la politique.
Il s’est arrêté sur l’influence qu’a exercée l’expérience de Jamal Abdel Nasser sur la jeunesse libanaise, toutes confessions confondues. Il a expliqué que les jeunes Libanais étaient fascinés par cette expérience, précisant qu’il en faisait lui-même partie. Ils étaient tous attachés à l’idée de la résistance populaire, dans un contexte où la participation à la grande cause du moment était considérée comme indissociable de la question palestinienne.
Il a souligné l’importance de reconnaître les frontières du Liban et de les faire consacrer auprès des Nations unies, estimant que cette question constitue un élément fondamental de l’histoire du pays. Il a également abordé la nature des relations entre les druzes et les chrétiens à certaines périodes de l’histoire. Il a indiqué que, d’une région à l’autre, ces deux communautés partageaient des positions communes, tandis que les mentalités marquées par des complexités et des préjugés restaient éloignées de ce rapprochement.