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Nos lecteurs ont la parole

Je vote donc je suis


Du « je pense donc je suis » au « je me révolte donc je suis » pour formuler cet état de prise de conscience et aboutir à « je vote donc je suis » !

Le président de la République, figure consensuelle au premier abord, supposé rallier le peuple autour de sa personne, l’appuyer et recueillir son soutien, manque à l’appel. Non que sa fonction ne le lui permette pas, ni peut-être sa personnalité ni ses attributs – largement diminués avec l’accord de Taëf – mais c’est sa « légitimité » représentative qui vacille. Il est issu des urnes mais n’est pas le peuple. Les masses ne se reconnaissent pas en lui. Elles n’ont pas été consultées, d’ailleurs, au surplus, elles ne l’ont pas élu. Comment pourrait-il gouverner si, au fond, le peuple, ne serait-ce que dans sa majorité, ne se reconnaissait pas en lui ?

Je vote donc je suis.

En fait, je vote ici pour le président de mon choix, en qui je crois, défenseur des droits des citoyens, défenseur de la souveraineté du Liban et j’en passe. En lieu et place d’un président élu au suffrage universel, nous avons des représentants qui se mettent à la tâche pour trouver un compromis avec souvent le culte de la chaise vide, une vacance de pouvoir, avec tout le « vacarme » qui s’ensuit, sans parler des interférences, interventions, intrigues, pots-de-vin, et – non les moindres – la pratique de l’abstention et le refus de voter !

Un président élu au suffrage universel aura l’aura de se sentir le « représentant » en force des Libanais, ralliant tous les citoyens, gouvernant avec l’autorité qui s’impose et, ipso facto, amenant la population à s’identifier à lui, écartant de fait l’aliénation des partis, factions, groupes et autres qui ne se retrouvaient pas autour du Liban.

Je vote donc je suis, je le mérite, nous le méritons.

Adi FAKHRY Citoyen

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Du « je pense donc je suis » au « je me révolte donc je suis » pour formuler cet état de prise de conscience et aboutir à « je vote donc je suis » !Le président de la République, figure consensuelle au premier abord, supposé rallier le peuple autour de sa personne, l’appuyer et recueillir son soutien, manque à l’appel. Non que sa fonction ne le lui permette pas, ni peut-être sa personnalité ni ses attributs – largement diminués avec l’accord de Taëf – mais c’est sa « légitimité » représentative qui vacille. Il est issu des urnes mais n’est pas le peuple. Les masses ne se reconnaissent pas en lui. Elles n’ont pas été consultées, d’ailleurs, au surplus, elles ne l’ont pas élu. Comment pourrait-il gouverner si, au fond, le peuple, ne serait-ce que dans sa majorité, ne se reconnaissait pas en...
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