Réception organisée par l’ambassade de Chine au Liban le 22 septembre à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine et du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Liban. Photo fournie par l’ambassade de Chine au Liban
Le monde d’aujourd’hui traverse une période de profondes mutations et de fortes turbulences. La communauté internationale est confrontée à quatre défis majeurs : un déficit de gouvernance, un déficit de confiance, un déficit de paix et un déficit de développement. L’unilatéralisme, le protectionnisme et la loi du plus fort sapent l’ordre international établi au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
En septembre 2025, le président chinois Xi Jinping a lancé l’Initiative pour la gouvernance mondiale (IGM), apportant ainsi la réponse de la Chine aux problèmes de la gouvernance mondiale. À ce jour, cette initiative a reçu le soutien et l’accueil favorable de 160 pays et organisations internationales.
L’IGM repose sur cinq principes fondamentaux : l’égalité souveraine, l’État de droit international, le multilatéralisme, une approche centrée sur les peuples et l’action concrète. Se renforçant mutuellement et formant un tout cohérent, ces cinq principes répondent aux questions décisives de notre temps : de quel système de gouvernance mondiale le monde a-t-il besoin, et comment cette gouvernance doit-elle être améliorée ?
Adhérer au principe d’égalité souveraine, c’est reconnaître que tous les pays, quelles que soient leur taille, leur puissance ou leur richesse, sont des membres égaux de la communauté internationale, et que chacun a le droit de choisir en toute indépendance sa voie de développement et son système social. L’avenir du Moyen-Orient doit être entre les mains des peuples du Moyen-Orient. Les pays extérieurs à la région doivent respecter la souveraineté des États de la région. La souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban ne sauraient souffrir aucune atteinte.
Respecter l’État de droit international, c’est admettre que les règles internationales ne peuvent être écrites que par l’ensemble des membres de la communauté internationale. Les buts et principes de la Charte des Nations unies, ainsi que les normes fondamentales universellement reconnues qui régissent les relations internationales, doivent être respectés intégralement, pleinement et fidèlement. Les pays de la région doivent être soutenus dans leurs efforts pour régler eux-mêmes leurs différends par le dialogue et la concertation. Il ne doit y avoir ni deux poids deux mesures, ni exceptionnalisme au profit des grandes puissances, ni retour à la loi de la jungle.
Actions multiples
Pratiquer le multilatéralisme, c’est défendre une large concertation, une gouvernance conjointe et des bénéfices partagés, œuvrer à l’avènement d’un monde multipolaire égal et ordonné, s’opposer à l’unilatéralisme et préserver le système international dont l’Organisation des Nations unies constitue le cœur. Plus la politique de puissance se déchaîne, plus il est essentiel de défendre le multilatéralisme et d’opposer aux « petits cercles » une unité renforcée.
Prôner une approche centrée sur les peuples, c’est placer les peuples au premier plan, réformer et améliorer la gouvernance mondiale, promouvoir une mondialisation économique inclusive et profitable à tous, combler le fossé Nord-Sud et faire bénéficier les peuples de tous les pays des fruits du développement.
Privilégier l’action concrète, c’est résoudre les problèmes par des actes tangibles. Au cours de l’année écoulée, la Chine s’est employée à traduire cette vision en actes. Elle a pris l’initiative de créer l’Organisation internationale pour la médiation, première organisation intergouvernementale au monde consacrée au règlement des différends internationaux par la médiation. Elle a organisé la conférence mondiale sur l’intelligence artificielle et lancé, aux côtés de 29 pays, l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle. Depuis le 1er mai dernier, elle exonère de droits de douane les importations en provenance de l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, mettant à profit son immense marché pour offrir de nouveaux débouchés aux pays en développement. Enfin, avec 53 pays et neuf organisations internationales, elle a lancé l’Alliance mondiale de partenariat pour la réduction de la pauvreté et le développement, donnant un nouvel élan à la lutte contre la pauvreté dans le monde.
La Chine et le Liban prônent et pratiquent tous deux activement le multilatéralisme. La Chine est disposée à œuvrer avec le Liban, en prenant appui sur l’Initiative pour la gouvernance mondiale, au renforcement de leur communication et de leur coordination, afin de promouvoir un système de gouvernance mondiale juste et équitable.
Chen CHUANDONG
Ambassadeur de la République populaire de Chine au Liban.