Des combattants houthis, soutenus par l’Iran, se déplacent près d’un véhicule détruit après ce que la source présente comme une attaque contre des forces soutenues par l’Arabie saoudite, dans le gouvernorat d’al-Jawf, au Yémen, sur cette capture d’écran tirée d’une vidéo diffusée par les médias militaires houthis le 15 septembre 2026. Reuters
Les états-majors de Turquie, du Pakistan et de l'Arabie saoudite, liés par un pacte de défense mutuelle, se sont entretenus de l'offensive des combattants houthis pro-iraniens du Yémen contre le royaume, ont annoncé vendredi Riyad et Ankara.
Malgré l'accord de défense signé en août à la Mecque par ces trois grandes puissances sunnites, le Pakistan et la Turquie n'ont jusqu'à présent pas riposté aux frappes des Houthis yéménites contre l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole. Les chefs de la diplomatie saoudien, le prince Fayçal ben Farhan Al Saoud, pakistanais Ishaq Dar, et turc Hakan Fidan se sont rencontrés jeudi à New York, pour l'Assemblée générale de l'ONU, a indiqué vendredi l'agence de presse officielle saoudienne SPA.
La réunion a « porté sur les préparatifs en cours pour une réunion urgente des chefs d'état-major des trois pays afin d'examiner les moyens de soutenir le Royaume conformément à l'Accord de défense conjointe de La Mecque », a-t-elle précisé. Le ministère turc de la Défense a de son côté d'abord annoncé vendredi le déplacement de son chef d'état-major en Arabie saoudite pour participer à ces discussions, sans plus de détail. En fin de journée, il a publié des photos des trois militaires en uniforme, indiquant simplement que la réunion avait eu lieu.
Depuis le mois de juillet, le groupe yéménite pro-iranien a repris, après des années de trêve, ses attaques contre Riyad - qui soutient le gouvernement yéménite reconnu à l'international - et instauré un blocus maritime visant la flotte saoudienne. Les houthis se sont emparés en septembre de l'ensemble du littoral yéménite sur la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit de Bab el-Mandeb, stratégique pour les exportations saoudiennes de pétrole. A New-York, les trois ministres ont également condamné les attaques houthies ayant ciblé des infrastructures civiles et économiques saoudiennes, a rapporté SPA, ainsi que les attaques contre La Mecque, ville sainte de l'islam, que le groupe yéménite a nié avoir perpétrées. Jeudi, le grand mufti d'Arabie saoudite, Saleh al-Fawzan, a appelé les soldats à « se tenir prêts à accomplir leur devoir » et a prié Dieu d' « éradiquer le groupe houthi et ses soutiens ».
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