
Chère lectrice, cher lecteur
« Nous sommes heureux d'annoncer un accord-cadre entre le gouvernement souverain du Liban et le gouvernement d'Israël, avec la médiation et le soutien des Etats-Unis » a déclaré, vendredi soir, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. Un texte dont il a estimé qu’il était la première pierre d'« un cadre pour une paix et une sécurité durables ».
Mais l'essentiel, comme le souligne Mounir Rabih dans nos colonnes, réside désormais dans l'application.
Que prévoit ce texte ? Comment envisager son implémentation ? Le chantier est d’autant plus difficile qu’il ne peut être dissocié du contexte régional et international. Ce, même si cet accord-cadre a été conçu pour dissocier le dossier libanais de celui de l'Iran.
C’est Téhéran, justement, qui cherchait à replacer le dossier libanais au cœur des négociations régionales, alimentant les craintes d’un renforcement de son influence sur la scène libanaise. Aux États-Unis, la question du rôle iranien dans le dossier libanais divise d’ailleurs jusqu'au sommet de l'exécutif. Du côté syrien, tout en excluant une intervention militaire pour combattre la milice chiite, après les déclarations de Donald Trump, le président Chareh affirme, pour sa part, que la solution libanaise doit passer par Damas et non par Téhéran.
Pour la énième fois, une question revient, prégnante : Comment empêcher que l'avenir du pays continue de se décider à l'extérieur de ses frontières ? C'est le sens de l'« Appel pour sauver le Liban », lancé par des centaines de personnalités qui défendent un Etat souverain « sans concessions ni en faveur de l'Iran, ni en faveur d'Israël », explique le journaliste et économiste Albert Kostanian. Tandis que Rita Sassine rappelle que le véritable danger serait de céder à la résignation, croire que rien ne peut changer et renoncer à bâtir enfin un État pleinement souverain.
L'Orient-Le Jour


Accord-cadre entre le Liban et Israël : l'essentiel reste à faire

Vendredi dernier, le Liban et Israël ont signé un accord-cadre sous parrainage américain. Un accord conçu pour dissocier le dossier libanais de celui de l'Iran et contribuer à redessiner l'architecture régionale ainsi que les nouveaux équilibres du Moyen-Orient. L'armée libanaise, elle, demeure confrontée à une interrogation essentielle : comment mettre en œuvre cet accord alors que le Hezbollah refuse de s'y conformer ? L’analyse de Mounir Rabih.

« L'OLJ » révèle les 14 points de l'accord-cadre entre le Liban et Israël

Israël et le Liban ont signé vendredi à Washington - avec les États-Unis - un accord-cadre avec l’objectif affiché d'ouvrir la voie à « une paix et une sécurité durables ». Mounir Rabih vous présente le verbatim du texte.

La résignation ne fait pas une nation

Avec la signature d’un accord-cadre entre l’Iran et les Etats-Unis, le véritable risque pour le Liban serait de céder à la résignation, croire que rien ne peut changer et renoncer à bâtir enfin un État pleinement souverain. Or c’est précisément ce réflexe qui a permis à toutes les tutelles successives de prospérer. Le commentaire de Rita Sassine.

Quand le Liban s’invite dans la rivalité Rubio-Vance

La question de l’influence iranienne au Moyen-Orient semble être au cœur d’un désaccord croissant entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le vice-président JD Vance, les deux lieutenants du président Donald Trump. Le premier se veut un faucon anti-iranien, tandis que le second, pressé de conclure un accord, semble prêt à faire des concessions quant au rôle régional de la République islamique. Décryptage de Malek Jadah.

Négociations USA-Iran : une opportunité pour traiter autrement la question des armes du Hezbollah

Les responsables libanais ont récemment multiplié les efforts pour affirmer que l’Iran ne devait avoir aucun droit de regard sur les affaires de leur pays. Toutefois concernant le Hezbollah, Beyrouth a très peu de chances de parvenir à désarmer le parti sans l’accord de Téhéran ni sans un certain degré d’implication régionale. Explications de Michael Young.

La République islamique ne vendra jamais le Hezbollah

« Quand vous n’êtes pas autour de la table, c’est que vous êtes au menu », dit le dicton. Dans le cadre des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, le Liban renfile son costume de victime expiatoire. Mais que peut-on espérer des négociations en cours ? Comment le Liban pourrait-il sortir de l’impasse ? Retrouvez l’édito d’Anthony Samrani.

Et pour le Liban, un petit-suisse au vinaigre

Le Liban n’est plus depuis bien longtemps la Suisse de l’Orient. De bluff US en contre-bluff persan, le pays avait fini par se voir initialement inclus dans la trêve générale de soixante jours conclue entre Washington et Téhéran. Était-ce pour le meilleur ou pour le pire ? Retrouvez l’édito d’Issa Goraieb.

Albert Kostanian à « L'OLJ » : Notre appel prouve que les fondements d’une alternative sérieuse au tandem chiite existent

Albert Kostanian, journaliste et économiste fait partie, avec une centaine d'autres personnalités, des signataires de l’« Appel pour sauver le Liban ». Une initiative nationale invitant les citoyens à se rassembler autour de l’État libanais et de ses institutions légitimes. Pour Albert Kostanian, l’appel « exprime une position solide en faveur du Liban, sans concessions ni en faveur de l’Iran, ni en faveur d’Israël ». Il répond aux questions de Yara Abi Akl.

Le Liban n'existe pas encore, c'est pourquoi il est irremplaçable

En 1949, George Naccache écrivait une formule devenue célèbre « Deux négations ne font pas une nation. » Le Liban s’était construit en refusant d’être ce qu’il n’était pas : ni province française ni province syrienne. Mais il n’a jamais vraiment dit ce qu’il voulait être. Aujourd’hui, la formule s’est renouvelée : ni l’Iran ni Israël. La logique demeure, tout comme l’impasse. Découvrez le décryptage de Tigrane Yégavian.

Chareh sur le Liban : la solution passe par Damas, non par Téhéran

Au moment même où Donald Trump affirmait (pour la énième fois) qu’il était « sur le point » de confier le dossier du Hezbollah à la Syrie, Ahmad el-Chareh s’exprimait longuement sur le Liban lors d’une interview accordée à la chaîne al-Mashhad le 21 juin. Mais si le président syrien a assuré qu’il résiste aux appels de « nombreuses parties » à une nouvelle occupation syrienne, il a insisté sur un point essentiel : la solution aux maux libanais passe par Damas... et ne doit surtout pas venir de Téhéran. Explications de Salah Hijazi.

