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Politique - Polémique

Des affiches « Le Liban d’abord » remplacent celles de « Merci à l'Iran » sur la route de l'AIB… et se font incendier

Des affiches montrant l'ayatollah Mojtaba Khamenei et son père Ali avaient été placardées suite au cessez-le-feu mi-juin.

Des affiches « Le Liban d’abord » remplacent celles de « Merci à l'Iran » sur la route de l'AIB… et se font incendier

Des véhicules passent devant des panneaux publicitaires portant l'inscription « Le Liban d'abord » en arabe, dont l'un a été incendié le long de la route de l’aéroport de Beyrouth, à proximité du bastion du Hezbollah soutenu par Téhéran, dans un contexte de tensions après la signature de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, le 28 juin 2026. Photo Ibrahim Amro / AFP

Chose promise chose due. Deux jours après les affirmations du ministre libanais de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, selon lesquelles les banderoles de remerciements à l'Iran seraient retirées de la route menant vers l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), celles-ci ont été remplacées samedi par des panneaux affichant « Le Liban d'abord » et « Le Liban nous rassemble » avec un drapeau libanais sur fond rouge... avant d'être partiellement brûlées dans la nuit de samedi à dimanche.

Des images prises par le photojournaliste du Nahar, Nabil Ismaïl, montrent dimanche plusieurs de ces panneaux incendiés. Déjà en fin de soirée samedi, l’armée libanaise avait arrêté deux personnes qui avaient incendié l'une des affiches, un ressortissant syrien âgé de 20 ans, et un Libanais de 15 ans, rapporte la chaîne locale MTV.

Cet incident intervient après la signature vendredi d'un accord-cadre entre Israël et le Liban, sous égide américaine, rejeté catégoriquement et de manière virulente par le tandem chiite Amal-Hezbollah, qui s’était félicité il y a deux semaines de l’obtention par l’Iran d’un cessez-le-feu, régulièrement violé par l’armée israélienne au Liban-Sud. Quelques jours après le cessez-le-feu, des affiches montrant le nouveau guide islamique iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, et son défunt père, Ali Khamenei, éliminé par des frappes israéliennes, avec le slogan « Merci à l'Iran loyal », avaient été placardées le long de la route de l'AIB. Le ministre Hajjar avait insisté sur le fait que la décision de les retirer s'inscrivait « dans le cadre des efforts visant à organiser l’espace public et à assurer l’application des lois et des règlements en vigueur ».

La route de l'AIB, longeant la banlieue sud de Beyrouth et ses quartiers largement acquis au Hezbollah, a été fréquemment l'objet d'une lutte de symboles ces dernières années. En 2022, le ministère libanais du Tourisme avait demandé au Hezbollah ainsi qu'au mouvement Amal de retirer certains des panneaux d'affichage alignés le long de la route et représentant des figures religieuses et politiques vénérées par les deux formations. Le ministère avait demandé que soient affichés à leur place des panneaux de promotion du secteur du tourisme au Liban.

Chose promise chose due. Deux jours après les affirmations du ministre libanais de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, selon lesquelles les banderoles de remerciements à l'Iran seraient retirées de la route menant vers l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), celles-ci ont été remplacées samedi par des panneaux affichant « Le Liban d'abord » et « Le Liban nous rassemble » avec un drapeau libanais sur fond rouge... avant d'être partiellement brûlées dans la nuit de samedi à dimanche.Des images prises par le photojournaliste du Nahar, Nabil Ismaïl, montrent dimanche plusieurs de ces panneaux incendiés. Déjà en fin de soirée samedi, l’armée libanaise avait arrêté deux personnes qui avaient incendié l'une des affiches, un ressortissant syrien âgé de 20 ans, et un Libanais de 15 ans, rapporte la...
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