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Moyen-Orient - Portrait

Vingt ans de règne de Mohammad ben Rachid, père d’un « modèle Dubaï » fragilisé par la guerre

Arrivé au pouvoir en 2006, l’émir al-Maktoum a fait de sa ville la vitrine du Golfe, mais la guerre contre l’Iran a fissuré en quelques semaines cet édifice.

Vingt ans de règne de Mohammad ben Rachid, père d’un « modèle Dubaï » fragilisé par la guerre

Le souverain de Dubaï, le cheikh Mohammad ben Rachid al-Maktoum, avec, à sa gauche, son fils Hamdane, prince héritier de l’émirat. Photo AFP

À la fin des années 1990, Dubaï n’a plus une plage à vendre. Les ports de Rachid et de Jebel Ali occupent le littoral, les hôtels prennent le reste, mais Mohammad ben Rachid al-Maktoum veut encore des villas et des palaces, quitte à rallonger la côte. Les architectes qui se bousculent à sa porte imaginent d’abord une île en forme de soleil, avec sept kilomètres de plage. Le prince héritier en veut dix fois plus. Le dessin s’étire, se ramifie, puis se transforme en palmier. Pendant six ans, les dragues broutent les fonds du Golfe et recrachent 94 millions de mètres cubes de sable, que des roches descendues des monts Hajar viennent ceinturer. Là-haut, un satellite veille à ce que l’arbre pousse droit. Douze milliards de dollars plus tard, le Palm Jumeirah devient l’un des rares ouvrages humains visibles depuis l’espace. « Le mot...
À la fin des années 1990, Dubaï n’a plus une plage à vendre. Les ports de Rachid et de Jebel Ali occupent le littoral, les hôtels prennent le reste, mais Mohammad ben Rachid al-Maktoum veut encore des villas et des palaces, quitte à rallonger la côte. Les architectes qui se bousculent à sa porte imaginent d’abord une île en forme de soleil, avec sept kilomètres de plage. Le prince héritier en veut dix fois plus. Le dessin s’étire, se ramifie, puis se transforme en palmier. Pendant six ans, les dragues broutent les fonds du Golfe et recrachent 94 millions de mètres cubes de sable, que des roches descendues des monts Hajar viennent ceinturer. Là-haut, un satellite veille à ce que l’arbre pousse droit. Douze milliards de dollars plus tard, le Palm Jumeirah devient l’un des rares ouvrages humains visibles depuis...
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